L'accès à la propriété moins mauvais qu'il n'y paraît

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Ces dernières années, le prix des maisons a peu augmenté.

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Les prix des maisons n'ont jamais paru si élevés. Pourtant, l'accès à la propriété n'est pas aussi mauvais qu'il n'y paraît, même qu'il s'améliore tranquillement. C'est du moins ce que fait valoir l'entreprise JLR avec, comme preuve, un nouvel indice calculé qui met en relation le prix des maisons avec les salaires et les taux d'intérêt.

«Les gens sont restés avec l'impression que le marché était dans une bulle, en surchauffe. Ça remet les choses en perspective. Oui, on est dans un marché relativement haut, mais le marché immobilier est cyclique», explique Joanie Fontaine, économiste chez JLR. «La tendance depuis trois ou quatre ans est à l'amélioration. Le pire était en décembre 2007, mais ces dernières années, le prix des maisons a peu augmenté, les taux d'intérêt ont diminué, et les salaires ont généralement augmenté en suivant l'inflation, ce qui fait que le marché est plus abordable en général», poursuit-elle.

L'entreprise en solutions foncières a calqué son indice sur celui établi aux États-Unis par la National Association of Realtors. Le calcul tient compte du paiement hypothécaire mensuel type, du prix médian d'une résidence unifamiliale et du salaire médian. «Finalement, ce que les gens achètent, c'est un paiement hypothécaire plus qu'un montant total. C'est ce montant-là qui les intéresse», argue Mme Fontaine.

Les gagnants et les perdants

L'étude a été menée sur les données des 10 dernières années au niveau provincial et depuis 2009 au niveau régional. Résultat? Aujourd'hui, ce sont, sans surprise, les Montréalais qui peinent le plus à s'offrir une maison, alors que ce sont les Gaspésiens et les Madelinots qui profitent de l'accès à la propriété le plus abordable.

«Les prix des maisons diffèrent selon les régions, mais les salaires aussi», rappelle Joanie Fontaine. Ainsi, si la métropole abrite des gens gagnant de très hauts salaires, la plupart des travailleurs se situant autour de la médiane gagnent des salaires semblables à ceux ailleurs au Québec. Les unifamiliales, elles, s'affichent toutefois à des prix exorbitants. «Ces gens-là ne peuvent tout simplement pas s'acheter d'unifamiliales. C'est pour ça qu'ils se tournent vers la copropriété», ajoute l'économiste.

En Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent, par exemple, les salaires sont généralement plus bas, mais les prix des unifamiliales le sont tout autant. Comme les taux d'intérêt sont les mêmes partout en province, les gens vivant en région voient donc les propriétés devenir plus abordables pour eux.

En englobant un grand centre urbain, la région de la Capitale-Nationale ne fait pas excellente figure au chapitre de l'accès à la propriété, même si elle fait mieux que Montréal. «Quand on regarde les données depuis 2009, il y a eu une détérioration générale, mais depuis trois ans, on voit des améliorations. Depuis deux ans, toutes les régions ont vu une amélioration, notamment à cause de la baisse des taux hypothécaires», analyse Joanie Fontaine.

On peut trouver les résultats de l'étude et la méthodologie employée à l'adresse : goo.gl/jpl82R.

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