Le Legs des Pionniers finalement lancé

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Une perspective des maisons jumelées du secteur du lac. Si les revêtements extérieurs sont choisis, des détails architecturaux pourraient encore changer.

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(Québec) Après deux ans d'attente, Habitations Boivin va de l'avant avec son projet résidentiel Le Legs des Pionniers. Une entente survenue avec un groupe de citoyens contestataires a permis cette semaine de lancer les travaux de défrichage sur le terrain surplombant le lac du Mont Sainte-Anne et collé aux pentes de ski. À terme, 175 nouvelles constructions, jumelés, maisons unifamiliales et copropriétés, verront le jour.

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On sent le style plus montagnard de cette maison unifamiliale du secteur versant.

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En 2013, LANCAR Immobilier, une entreprise soeur d'Habitations Boivin, faisait une offre d'achat à la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) et au Mont-Sainte-Anne pour obtenir 1,5 million de pieds carrés de terrain dans le but d'y aménager un ensemble résidentiel. Or, des résidents de Saint-Ferréol-les-Neiges mécontents du projet ont contesté la capacité légale de vendre de la SEPAQ. Une joute judiciaire s'en est suivie. Après qu'un jugement de la cour favorable au promoteur eut été rendu en mars dernier, les opposants ont porté la décision en appel.

Une entente est toutefois survenue entre les deux parties il y a une dizaine de jours, a fait savoir Jocelyn Boivin, président d'Habitations Boivin, qui est promoteur-constructeur.

Deux secteurs

Avec ce dénouement, les rues commenceront à prendre forme la semaine prochaine. Le début de la construction est prévu fin juin, début juillet, indique M. Boivin. Le développement sera divisé en deux parties. Le secteur du versant aura un style plus champêtre, plus montagnard, souligne M. Boivin. Dans le secteur du lac, il annonce une architecture plus épurée et contemporaine. Mais, partout, les revêtements seront composés de pierre et de bois, dit-il.

Dans ce projet, Habitations Boivin travaille avec l'architecte Yvan Deschênes et la designer d'intérieur Marie-Claude Drouin. Les acheteurs pourront modifier l'architecture de base tout en respectant les règles d'harmonisation et personnaliser les intérieurs.

Les espaces en copropriété auront une superficie habitable à partir de 850 pieds carrés, jusqu'à 1100 pieds carrés pour un quatre et demi, indique M. Boivin. Il parle de 750 à 800 pieds carrés par plancher pour les semi-détachés, totalisant environ 2400 pieds carrés d'aire de vie.

Si chaque résidence est indépendante, l'aménagement paysager, son entretien et le déneigement sont gérés en commun et relèvent de la copropriété. «On enlève ce fardeau-là», décrète le promoteur. Les frais communs s'élèvent à environ 1800 $ par année pour les jumelés et à 2100 $ pour les maisons unifamiliales.

M. Boivin, qui est ingénieur forestier de formation, assure que des arbres seront préservés, du moins replantés. «Dans le secteur, on doit conserver 25 % de la superficie développée en espaces naturels.» Le promoteur, qui travaille dans cette zone depuis 25 ans, invite à regarder ce qui a été fait au Faubourg de la Crête, un autre projet d'Habitations Boivin à proximité, où «des millions ont été dépensés» pour l'aménagement et l'intégration de sentiers.

Si beaucoup de propriétaires ne viennent que l'hiver, ils sont «agréablement surpris» lorsqu'ils font un saut en été, dit M. Boivin. L'environnement ainsi pensé et entretenu ajoute à la valeur de revente, croit-il.

Clientèle

Dans ce type de projets au pied des pentes, il calcule que 50 % de la clientèle est de la région et que l'autre moitié vient de l'extérieur. Pour Le Legs des Pionniers, il mise notamment sur les marchés de Montréal, d'Ottawa et de Toronto. Des préretraités, mais beaucoup de professionnels entre 35 et 50 ans, dit-il.

Et, bien sûr, des amoureux de sports en nature : ski, vélo de montagne, golf... Les résidents du projet auront un accès direct à la montagne. Un espace sera aménagé pour entreposer les équipements sportifs, précise M. Boivin. Il mentionne encore le golf Le Grand Vallon, qui n'est pas très loin. Le plein air à portée de main, c'est ce que propose Le Legs des Pionniers sur son site Web.

À ce jour, une trentaine de ventes ont été conclues. Le nom du projet, Legs des Pionniers, se veut un clin d'oeil aux artisans du Mont-Sainte-Anne.

Le Legs des Pionniers

Investissement total : 70 millions $

Emplacement : de part et d'autre de l'ancienne avenue Royale à Saint-Ferréol-les-Neiges, en haut de la falaise surplombant le lac du Mont Sainte-Anne

Proximité : à sept minutes à pied des chaises bulles de la station de ski du Mont-Sainte-Anne, non loin du golf Le Grand Vallon, des épiceries, des pharmacies, des restaurants, des cafés et autres commerces de Beaupré

Espace disponible : 175 habitations, unifamiliales, jumelés, quelques maisons en rangée et quelques bâtiments de quatre à huit copropriétés

Prix : à partir de 180 000 $ pour une copropriété, alors que la fourchette varie pour les maisons unifamiliales, pouvant atteindre le million de dollars

Livraison : les premières unités devraient être livrées en décembre 2015, le projet n'est pas développé en différentes phases, mais dans son ensemble, précise Jocelyn Boivin

Information : www.lelegsdespionniers.com

Une projection du parc aquatique couvert qui pourrait... (Image fournie par la CDCAC) - image 3.0

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Une projection du parc aquatique couvert qui pourrait être implanté au Mont-Sainte-Anne.

Image fournie par la CDCAC

Reprise des discussions sur le parc aquatique

La lancée de l'ensemble résidentiel Le Legs des Pionniers ouvre la voie à un autre projet au Mont-Sainte-Anne : un parc aquatique couvert.

L'idée d'un complexe ouvert toute l'année a germé il y a plusieurs années sous l'impulsion de la Corporation de développement des centres aquatiques et de congrès Mont-Sainte-Anne-Côte-de-Beaupré, un organisme sans but lucratif. Puis elle a été mise sur la glace le temps que la situation se clarifie dans le dossier du Legs des Pionniers.

Maintenant que la transaction entre le Mont-Sainte-Anne, Habitations Boivin et la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) est finalisée, «le contexte se montre donc favorable au retour des discussions en ce qui a trait aux projets futurs», a fait savoir par courriel la porte-parole du Mont-Sainte-Anne, Lisa Marie Lacasse.

«Si la station veut se développer sur une base quatre saisons et augmenter son achalandage, le parc aquatique est un incontournable!» tranche Jocelyn Boivin. Le président d'Habitations Boivin en a long à dire sur le potentiel économique de la montagne, «un des plus beaux domaines skiables du Nord-Est américain», dit-il «sans chauvinisme».

Originaire de la région et impliqué dans son milieu - il est président fondateur d'un regroupement de gens d'affaires de la Côte-de-Beaupré -, il a repris le flambeau du parc aquatique avec Gilles Éthier, propriétaire hôtelier. M. Boivin voit comme un tout ce qui se passe dans l'environnement de la station.

«Toutes les montagnes de ski se sont développées avec de l'immobilier. Sans immobilier, impossible de rentabiliser.» Il pense au Massif, au Mont-Tremblant... Pour appuyer ses dires, il donne l'exemple du Faubourg de la Crête, un autre projet d'Habitations Boivin dont 60 % des résidents n'étaient pas des habitués du Mont-Sainte-Anne. Résultat : «C'est 500 skieurs qu'on a mis dans la montagne», calcule le promoteur.

Il ajoute que si une station base sa réussite uniquement sur sa destination, c'est risqué. La compétition est féroce avec les forfaits tout-inclus dans le Sud.

La table est mise pour vanter le projet d'un parc aquatique intérieur de 82 000 pieds carrés évalué à 45 millions $ et qui pourrait accueillir 2000 personnes, selon M. Boivin. «L'avantage, c'est qu'on vient de niveler la température», dit-il en faisant référence à l'inquiétude constante des gens à savoir s'il fera beau pour skier, pour faire de la randonnée, pour profiter de l'extérieur en été, en hiver, au redoux. «À la relâche, on pourrait venir profiter des pentes autant que des jeux d'eau.»

L'exemple de Jay Peak

M. Boivin cite en exemple la station de ski de Jay Peak au Vermont «qui a relancé sa station» avec un complexe aquatique du genre. D'ailleurs, il faisait partie du voyage pour visiter ces installations en janvier 2013, avec le CLD, la station de ski du Mont-Sainte-Anne, des hôteliers de la région et d'autres partenaires privés.

Toute cette dynamique est à remettre en branle, conclut l'homme d'affaires, il faudra reprendre les discussions avec le Mont-Sainte-Anne et trouver des investisseurs pour que le complexe voie le jour.

M. Boivin indique enfin que deux sites étaient à l'étude pour accueillir le parc aquatique : un au pied de la montagne et l'autre «où était l'ancien tremplin de saut à ski».

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