Locataires traqués sur les médias sociaux

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Des avis de recherche seront publiés sur Facebook et Twitter - avec le but avoué qu'un locataire fautif soit dénoncé... ou désire laver lui-même sa réputation.

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(Québec) Incapables de retrouver la trace de locataires mauvais payeurs par des moyens traditionnels, des propriétaires se lanceront désormais à leurs trousses sur Facebook et Twitter.

Les visites à domicile, lettres et appels téléphoniques ne sont plus suffisants pour certains propriétaires aux prises avec des locataires en défaut de paiement. «C'est extrêmement difficile pour les propriétaires au Québec», explique le président de l'Association des propriétaires du Québec, Martin Messier. «Il y a des gens qui se défilent, qui se cachent. Et malheureusement, justice n'est pas rendue. Bien qu'on ait une décision de la Régie du logement, c'est souvent très difficile, voire impossible, à exécuter.»

L'Association des propriétaires fait le pari que les mauvais payeurs seront plus faciles à repérer sur les médias sociaux que par les canaux traditionnels. «On espère que ça va donner des résultats. Ça décolle aujourd'hui», dit-il à propos de ce nouveau service.

Avec la prolifération des téléphones cellulaires et l'abandon des lignes fixes, les propriétaires ont de la difficulté à entrer en contact avec leurs anciens locataires. «C'est extrêmement difficile de retrouver le numéro de téléphone de quelqu'un», plaide Martin Messier. «On a aujourd'hui plus de constance dans nos présences Web que dans nos comptes de téléphone.»

Des avis de recherche seront donc publiés sur Facebook et Twitter - avec le but avoué qu'un locataire fautif soit dénoncé... ou désire laver lui-même sa réputation. «Les locataires qui sont en situation de non-paiement de loyer, on veut qu'ils prennent les devants, qu'ils appellent leurs propriétaires et disent : "je dois de l'argent, j'aimerais ça prendre une entente", au lieu de se défiler et de se cacher.»

Martin Messier n'en revient toujours pas de la facilité avec laquelle des locataires à problème s'en tirent. «J'ai beau avoir signé un bail, j'ai beau avoir été condamné, moi, je me cache, la justice, c'est pour les autres, c'est pas pour moi!» ironise-t-il.

Le président de l'APP n'a pas peur d'être accusé de harcèlement ou de violation de la vie privée en pourchassant des mauvais locataires sur leur page Facebook. «On va travailler avec ce que l'on a, et on a les décisions de la Régie du logement», explique-t-il. «Les décisions sont déjà disponibles. On fait tout simplement un index des décisions de la Régie du logement.»

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