La falaise apprivoisée

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De la pièce principale, Lorraine Bastien peut admirer le grand «tableau» qui occupe l'arrière de sa maison: la falaise feuillue.

Le Soleil, Erick Labbé

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<p>Laurie Richard</p>

(Québec) Quitter Sillery pour s'installer dans Saint-Sauveur. Le projet de Lorraine Bastien en a fait sourciller plus d'un. Les sceptiques auront aujourd'hui bien de la difficulté à trouver des défauts à ce triplex de la rue Arago Ouest, à Québec, qui est passé de construction banale à une superbe propriété bigénérationnelle pour la dame et ses fils.

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Lorraine Bastien, propriétaire du triplex, désirait le plus gros îlot possible. Elle peut gérer tout son espace de son «centre de contrôle».

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La maison a été dynamisée grâce à deux volumes superposés qui s'étirent d'un côté et de l'autre.

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Ce sont les deux garçons de Mme Bastien, François et Vincent Ouzilleau, qui ont lancé l'idée de transformer les appartements en location depuis quelques années en habitation pour toute la famille. Les trois unités ont été remodelées. Mme Bastien occupe la «boîte noire», le grand appartement du haut, alors que ses fils, au rez-de-chaussée, habitent un studio et un trois-pièces et demie.

Mme Bastien a eu besoin de changer d'air au décès de son mari, il y a deux ans. Certains s'accrochent à leur passé. Elle devait le laisser aller. La résidente de Sillery imagine alors sa grande maison avec cinq chambres à coucher se vider peu à peu. C'était le moment de plonger.

«J'ai toujours été favorable à la revitalisation des quartiers centraux. Saint-Sauveur a un beau potentiel pas développé», souligne la dame qui a étudié en aménagement du territoire. Elle ne pouvait pas repartir à neuf : si son triplex était démoli, impossible de reconstruire aussi près de la falaise, lui indique la Ville. Pour transformer le bâtiment, elle fait donc appel à la jeune firme montréalaise ADHOC architectes.

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Lorraine Bastien se réveillait cet été avec ce décor. Le «tableau» changera pour l'automne.

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La vue d'ensemble de l'appartement. Un mur complet de grandes fenêtres laisse entrer la lumière à l'arrière de la maison.

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Nombreuses fenêtres et un très grand îlot

Mme Bastien souhaite avant tout le plus de fenêtres possible et un très grand îlot de cuisine. Cet imposant «centre de contrôle», elle l'aura, et elle ne peut en être plus heureuse. Elle peut voir partout dans son appartement de son îlot et y recevoir plusieurs invités, sans se sentir à l'étroit.

En entrant, le visiteur est surpris par l'impressionnante vue sur la falaise feuillue. Un mur complet de grandes fenêtres laisse entrer la lumière à l'arrière de la maison. D'un côté, nous sommes en pleine ville et, de l'autre, en forêt. Mme Bastien se lève chaque matin avec cette vue paisible sur l'abrupte pente peuplée d'arbres.

L'étage de Mme Bastien a un décor plus «féminin, plus doux», remarque l'architecte Jean-François St-Onge, cofondateur d'ADHOC. Les fils de Madame disposent quant à eux d'unités avec plancher en béton poli gris foncé, dans le style man cave, explique-t-il. Au lieu d'être tout en blancheur, leurs salles de bains arborent de la céramique noire.

Un escalier avait été prévu pour relier le premier au deuxième étage. Il ne s'est pas concrétisé. Ainsi, des deux côtés, les occupants connaissent tous les avantages de la cohabitation sans les inconvénients. On ne se dispute pas pour la vaisselle et le ménage, mais on peut encore facilement se voir et partager des repas.

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La salle de bain de Lorraine Bastien est couverte de céramique blanche mur à mur. Les architectes ont pensé à jouer avec la lumière en alternant des rangées de petits carreaux mats et lustrés.

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La propriétaire, qui a emménagé en mars, attend... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 3.1

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La propriétaire, qui a emménagé en mars, attend de vivre toutes les saisons pour terminer sa déco.

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L'avenir

Mme Bastien pense aussi à l'avenir. Quand ses deux garçons se sentiront trop à l'étroit, elle pourra louer les unités dotées chacune de leur propre adresse.

La propriétaire, qui a emménagé en mars dernier, attend de vivre toutes les saisons pour terminer sa déco. Les arbres de la falaise, son «tableau» principal, changeront, et elle ne veut pas faire de choix précipités et veut éviter l'effet «salle de montre». Il faut dire qu'elle doit épurer la collection qu'elle a fait gonfler pendant 20 ans dans une grande demeure unifamiliale.

À l'extérieur, elle souhaite un aménagement en continuité avec la falaise. Des pierres et des plantes qui rasent le sol sont prévues. Il faut bien savoir tirer profit de ce décor naturel qui sort de l'ordinaire en plein centre-ville.

***

Inspirée par le bouleau

Les fondateurs d'ADHOC architectes, Jean-François St-Onge et François Martineau, ont développé le concept de la résidence Bastien-Ouzilleau autour du bouleau, qui pousse d'ailleurs sur le terrain. On le remarque notamment grâce aux teintes de blanc, de gris et au bois pâle.

«La maison était très carrée, très statique. On voulait la rendre un peu plus dynamique», indique M. St-Onge. Les architectes ont donc pensé à deux quadrilatères, un blanc, l'autre noir, qui s'étirent d'un côté et de l'autre, en tirant avantage des anciens balcons.

L'intérieur des terrasses couvertes est tapissé de chêne blanc blanchi, pour rappeler l'arbre, qui, lorsqu'on le pèle, montre son bois sous ses multiples couches d'écorce.  

«Les bouleaux, ce sont aussi des arbres extrêmement droits», ajoute M. St-Onge. Ce souhait de linéarité se reflète notamment dans le recouvrement extérieur : des planches de bois prépeintes placées à la verticale.

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