Le siège social de l'entreprise est à Québec, où travaille la présidente, Marie-Claude Chevrette, qui couvre la région de Québec et l'est de la province. Éconeau a aussi un entrepôt à Laval où Claude Chevrette, le papa, s'occupe du territoire de Montréal.
Le système Éconeau fonctionne comme ceci : l'eau qui coule dans les gouttières de la toiture se déverse dans un tuyau jusque dans un réservoir hors terre ou souterrain. Elle est pompée et filtrée afin de servir dans des actions quotidiennes ne requérant pas d'eau potable : tirer la chasse de la toilette, utiliser la laveuse, arroser le jardin et la pelouse, laver la voiture.
Des filtres empêchent les débris, les feuilles mortes et les insectes de s'introduire dans le réservoir. Un système de circulation assure le renouvellement de l'eau pour éviter la prolifération des bactéries, des algues et des mauvaises odeurs causées par l'eau stagnante. Une pompe s'ajuste au boyau d'arrosage conventionnel.
Il y a quelques années, Claude Chevrette a eu des problèmes d'approvisionnement en eau à sa maison de campagne de Saint-Donat, au nord de Montréal. Faire creuser un puits lui aurait coûté 10 000 $, a-t-il expliqué. Un ami allemand lui a alors parlé d'un système de récupération de l'eau de pluie en usage dans son pays.
Adaptation québécoise
Claude Chevrette s'y est intéressé au point de décider de le commercialiser et de consacrer plusieurs années à l'adapter pour le Québec, en fonction des normes imposées par le gouvernement qui exige, notamment, que les réservoirs soient fabriqués avec du polyéthylène non recyclé.
Le système Éconeau convient aux maisons, aux commerces et aux industries. Même les villes pourraient s'en servir pour le nettoyage des routes et des trottoirs, l'arrosage des parcs et des arénas, le remplissage des piscines publiques, l'alimentation des réserves en cas d'incendie.
Des réservoirs peuvent être enterrés ou installés dehors près des bâtiments et ne servir qu'aux activités extérieures. Mais les Chevrette visent plus haut. Ils approchent les constructeurs en faisant valoir que leur système pourrait être intégré aux maisons neuves et servir à l'alimentation de la toilette, de la laveuse et du lave-vaisselle. Des maisons existantes pourraient en bénéficier pour ces usages, au prix de rénovations et d'investissements importants.
«Le système est géré automatiquement», a expliqué Claude Chevrette. Si le réservoir d'eau de pluie est vide, le réseau prend le relais.
Les volumes des réservoirs varient entre 225 et 9000 litres. Mais il est possible d'en fabriquer en fibre de verre qui peuvent contenir jusqu'à 30 000 litres d'eau. Un ensemble de départ comprenant un réservoir de 1800 litres, un filtre et une pompe vaut 2495 $, installation en sus. Il convient aux besoins en eau d'un terrain de 5000 pieds carrés, affirme Claude Chevrette.
Dans la brochure explicative d'Éconeau, on apprend comment calculer le volume d'eau qu'on peut récupérer de la toiture d'une maison : on multiplie la superficie de la toiture en mètres carrés par la moyenne de millimètres de pluie reçus dans la région.
Cette eau sans chlore, sans minérau et sans bactérie nécessite moins de détergent pour les tâches ménagères, soutient M. Chevrette.
Les distributeurs peuvent se charger de l'installation. Dans la région de Québec, il s'agit d'Ecco-Tech (418 623-3434) et d'Eau de pluie expert (418 440-5741). Information : www.econeau.com et 1 855 806-6328