Les Ateliers DeBlois logent dans une lumineuse bicentenaire

Ici, le blanc règne en maître. Murs, poutres,...

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Ici, le blanc règne en maître. Murs, poutres, mobilier se déclinent dans un camaïeu immaculé, mettant en valeur les oeuvres d'art.

Alexandra Perron
Le Soleil

(Québec) Rien ne destinait Joan et Marc DeBlois, tous deux originaires de Québec, à cette vie d'artistes dans Charlevoix. Elle était infirmière. Lui, créateur de mode masculine pour Holt Renfrew. Puis au début des années 80, alors que le couple vivait à Toronto, ils ont eu envie d'une maison dans Charlevoix. «Supposément pour nos vieux jours.»

En 15 minutes, ils se sont amourachés de cette belle d'autrefois, bientôt bicentenaire. Ils y ont passé deux années sabbatiques consacrées aux arts. À force de déménager, Joan s'était mise à la poterie en 1976. Son mari, lui, avait du talent au pinceau. Le sort en était jeté. Ils ont lancé Les Ateliers DeBlois. «Il fallait aimer ça et que la business marche. Ç'a été le cas. On est encore là.»

Lors de notre passage, nous n'avons pu résister : «Est-ce possible de visiter aussi votre maison?» Déjà l'extérieur, tout propret avec ses haies bien taillées, promettait. Puis la porte s'ouvre sur un grand espace lumineux.

Ici, le blanc règne en maître, diffusant ses vertus apaisantes. Murs, poutres, mobilier se déclinent dans un camaïeu immaculé. L'ambiance idéale pour valoriser des tableaux. On sent bien sûr l'âme artiste des occupants. Mais sans excès. Tout ici est parfaitement dosé.

Dans la cuisine, sur l'îlot en granit, une sculpture en lames de scie est nonchalamment posée. Sur les portes d'armoires, rares vestiges d'origine, Marc DeBlois a peint... un poulailler. Ce qui convient parfaitement au «style campagne française» de la pièce.

La maison avait un bon squelette. Sinon, presque tout a été refait. Jusqu'à recréer les moulures typiques de Charlevoix. Puis il y a cet agrandissement qui accueille la salle à manger. Vue sur les montagnes et les couchers de soleil.

Les planchers de pin d'époque sont recouverts çà et là de sisal.

À l'étage, dans les chambres elles aussi toutes blanches, Marc DeBlois (qui a aussi été décorateur intérieur) a usé d'ingéniosité pour intégrer du rangement dans la mansarde du toit. Comme derrière ce grand miroir qu'il ouvre pour nous montrer.

En haut de l'escalier, une bibliothèque encastrée à trois compartiments contient des pots en raku. Il s'agit en fait d'une porte derrière laquelle un escalier mène à la salle d'entraînement, au troisième niveau. Décidément, créateur, peintre, designer, Marc DeBlois a tous les talents.

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