Vos rénos: passage dans la nouvelle ère

Dans cette partie du salon, le foyer a été... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Dans cette partie du salon, le foyer a été recouvert de la même ardoise du Brésil que celle au sol dans la cuisine. Caroline voulait une bibliothèque. Elle a créé la sienne à partir de tablettes IKEA.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Une maison de 1949 du quartier Saint-Sacrement a été adoptée par une famille recomposée. L'objectif: y construire un nouveau nid, autour d'une cuisine de rêve, au goût du jour. Tout le potentiel y était.

Julien Méthot et Caroline Desjardins ... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.0

Agrandir

Julien Méthot et Caroline Desjardins 

Le Soleil, Patrice Laroche

Le déclin de vinyle a été remplacé par... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.1

Agrandir

Le déclin de vinyle a été remplacé par du Maibec, un revêtement en bois, la porte est passée du beige au rouge, des volets ont été ajoutés.

Le Soleil, Patrice Laroche

Caroline Desjardins et Julien Méthot ont multiplié les visites avant d'emménager ensemble il y a trois ans. Elle quittait sa maison dans Saint-Sauveur, lui la sienne dans Sainte-Foy, presque Saint-Augustin. Avec trois ados réunis sous un même toit, cette demeure trouvée rue de Repentigny (perpendiculaire à l'avenue Holland) convenait parfaitement. 

Ils pourraient aller plus facilement au cégep, à l'université, éventuellement sortir dans les bars en ville en rentrant en bus ou en taxi, sans payer une fortune, énumère Caroline. Julien va quant à lui travailler en vélo en été, à pied en hiver. Ils n'ont que de bons mots pour ce quartier central. 

Mais il fallait rajeunir leur nouvelle demeure. Le revêtement extérieur et la cuisine avaient été refaits, mais pas à leur goût. «On voulait s'approprier la maison», répètent-ils plusieurs fois pendant l'entrevue. 

Un mois avant de déménager, ils ont confié les travaux extérieurs à Construction Innovatech. Le déclin de vinyle a été remplacé par du Maibec, un revêtement en bois. «On est revenu au look des maisons de lambris blanc», indique Caroline. La porte est passée du beige au rouge, des volets ont été ajoutés.  

Le couple raconte avoir «donné» le balcon sur Kijiji. «Le gars est venu le chercher», souligne Julien avec satisfaction. L'entrepreneur demandait 400 $ ou 500 $ pour le défaire, lui n'avait pas le temps de s'en occuper. 

Il s'est repris à l'intérieur, où il a fait tomber des murs, joué au menuisier, posé la céramique, tiré les joints... «On en a sablé une shot», dit en riant Julien, informaticien de métier.

Caroline, elle, s'était fait la main bricoleuse dans sa maison centenaire. Mais le couple a aussi reçu l'aide d'un cousin électricien. Les amis, la famille, tout le monde a mis la main à la pâte. «On était une méchante armée pour arracher la tapisserie!» 

Aujourd'hui, les murs sont blancs, noirs, gris. Côté déco, les propriétaires savaient ce qu'ils voulaient. Du contemporain, tout en conservant le cachet de la maison. Un mélange d'actuel et de classique.

Comme dans la cuisine lumineuse, ouverte sur la salle à manger. «On aime cuisiner, on aime recevoir. C'était un critère qu'on puisse décloisonner», explique Caroline. 

La designer Catherine Nadeau les a aidés pour l'inspiration et la configuration de cette pièce. «Un casse-tête», se rappelle Julien. Eux voyaient l'îlot dans le même sens que la table à dîner. D'emblée, la designer a changé son orientation. «Braqués au début», ils ont réalisé que c'était la meilleure solution.

L'ouverture sur la cuisine a été agrandie et... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

Agrandir

L'ouverture sur la cuisine a été agrandie et l'ancienne fenêtre a été remplacée par une porte-patio.

Le Soleil, Patrice Laroche

La cuisine lumineuse est ouverte sur la salle... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.1

Agrandir

La cuisine lumineuse est ouverte sur la salle à manger. «On aime cuisiner, on aime recevoir. C'était un critère qu'on puisse décloisonner», explique Caroline. 

Le Soleil, Patrice Laroche

Commande précise

Autrement, la commande était précise : des armoires shaker (AD+), du blanc. Ils auraient aimé un comptoir en granit, mais se sont repliés sur du stratifié pour réduire les coûts. «Il a fallu ouvrir les plafonds parce qu'il y avait des problèmes électriques», indique Julien. Une partie du budget y est passé.

Leur seul regret, ne pas avoir mis un plancher chauffant. La belle ardoise du Brésil est froide sous les pieds, malgré le système à air pulsé. L'âge de la maison est ici trahi. «Notre visite arrive toujours avec des pantoufles», philosophe Caroline.

Au rez-de-chaussée, les propriétaires ont aussi changé la petite fenêtre arrière pour une porte-fenêtre. Ils ont refait les caissons dans l'entrée, changé le carrelage rose du foyer pour la même ardoise que dans la cuisine.

Les barrotins en fer forgé de l'escalier étaient dorés. Ils ont été repeints en noir, mais risquent de disparaître un jour. «On aimerait remettre l'escalier d'origine», glisse la propriétaire.

Cette jolie salle de bain a été la première... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

Agrandir

Cette jolie salle de bain a été la première pièce commencée, mais la dernière terminée.

Le Soleil, Patrice Laroche

Le couple affectionne les oeuvres des peintres québécoises Annie... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.1

Agrandir

Le couple affectionne les oeuvres des peintres québécoises Annie Labbé et Sandy Cunningham.

Le Soleil, Patrice Laroche

Tout en haut, on arrive sur la première pièce commencée, mais la dernière terminée. Une jolie salle de bain qui a gardé la même configuration pour épargner des sous. Le demi-mur est recouvert de lambris blanc. 

L'étage, qui comportait trois grandes chambres et une petite salle de couture, a été redivisé pour créer quatre chambres égales. Celle des parents a seulement été repeinte en gris. Un coussin coloré de chez MA mobilier actuel, un grand miroir appuyé au mur, une toile-portrait de Caroline finissent le décor. Le couple affectionne les oeuvres des peintres québécoises Annie Labbé et Sandy Cunningham.

La chambre des parents à l'étage a seulement... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 4.0

Agrandir

La chambre des parents à l'étage a seulement été repeinte en gris. Un coussin coloré de chez MA, un grand miroir appuyé au mur, une toile-portrait de Caroline finissent le décor.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partout, des luminaires de chez Artemano diffusent une... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 4.1

Agrandir

Partout, des luminaires de chez Artemano diffusent une douce lumière. Tous différents, ils créent une harmonie.

Le Soleil, Patrice Laroche

Pas une mince affaire

Pour récupérer de l'espace dans les chambres des ados, les garde-robes ont été sacrifiés. 

Partout, des luminaires de chez Artemano diffusent une douce lumière. Tous différents, ils créent une harmonie.

Caroline n'hésite pas à acheter plein de trucs en magasin, à essayer et à rapporter au besoin. Les plantes, les accessoires, les bibliothèques, ce sont ses idées. 

Avec du recul, elle ne cache pas que vivre dans les travaux n'a pas été une mince affaire, d'autant plus qu'elle a une garderie en milieu familial. «J'en parle et je suis essoufflée!» 

Pas facile non plus sur un jeune couple de s'embarquer dans des rénos aussi importantes. «Nos parents nous disaient : "Vous êtes fous!" Ça faisait huit mois qu'on était ensemble», raconte Caroline. «On s'est chicanés une couple de fois, mais ç'a bien été», poursuit Julien, en parlant d'une première année «rough à fond», avec toutes les fins de semaine consacrées aux travaux.

Et si c'était à refaire? «On a aimé l'expérience, mais on s'est dit que c'était fini, les gros projets de même», conclut-il avec une fierté bien justifiée.

En rafale

L'inspiration: «J'ai un gros dada. Surfer sur les sites de maisons à vendre : RE/MAX, Du Proprio, La Capitale, Lauzier, Péladeau, etc. C'est là que je trouve mon inspiration... ou pas!» confie Caroline Desjardins.

Le défi: Tout faire eux-mêmes en respectant leur budget. «Les maisons du quartier sont déjà très chères. Il a fallu user de créativité.»

L'anecdote: «Quand on est arrivés ici, je me suis aperçue qu'il y avait de la tapisserie partout, partout et je me suis dit : dans quoi on s'embarque? J'ai eu une petite crise d'anxiété», se rappelle la propriétaire.

Le conseil: Le père de Julien leur disait de prendre le temps d'habiter la maison, de connaître les airs.

Le budget: 75 000 $ de rénovations incluant les nouveaux meubles. «Comme on était une famille recomposée, on a tout vendu nos anciens meubles pour se repartir à neuf.»

***

=> Invitez Le Soleil

Vous aimeriez nous faire découvrir vos rénovations? Communiquez avec nous par courriel à maison@lesoleil.com et envoyez-nous quelques photos. Nous pourrions aller faire un tour!

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer