Deux japonais répandent la passion des couteaux

Les frères Tomohiro et Masanobu Hasegawa sont venus... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Les frères Tomohiro et Masanobu Hasegawa sont venus du Japon pour présenter les couteaux magnifiques qui sont fabriqués dans l'usine familiale de Seki.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Une coiffeuse, une barbière, un chirurgien cardiaque, un représentant Mercedes, un urbaniste, un designer d'intérieur et un ébéniste se sont retrouvés dans une soirée mondaine, mercredi, au Cercle de la garnison, à Québec, réunis par une même passion : les couteaux.

Ils avaient été conviés par la spécialiste Lucie Côté, qui voulait leur présenter deux hommes d'affaires japonais, propriétaires de l'usine de couteaux Marusho Industry, située dans la ville de Seki. 

Elle les avait rencontrés ce printemps à Chicago, à l'occasion du International Home and Hardware Show. Ils avaient fraternisé. Lucie Côté les avait courtisés un peu. Et les deux frères, Masanobu et Tomohiro Hasegawa, ont fini par acheter leurs billets d'avion pour venir voir si sa boutique de la rue Saint-Joseph convenait à leurs couteaux haut de gamme. Ils sont arrivés à Québec mardi et sont repartis vers le Japon vendredi.

Ils avaient apporté plusieurs couteaux et ont fait une présentation sans prétention, mercredi, devant le groupe hétéroclite rassemblé dans un salon du Cercle de la garnison.

«L'Everest des couteaux»

Mais avant, ils se sont fait photographier dans la cuisine de l'établissement où ils ont créé l'émoi avec leur attirail rutilant des marques Mcusta et Zanmai.  «L'Everest des couteaux», s'est émue Lucie Côté.

Le chef Xavier Lacasse avait les yeux ronds. Avec de tels instruments, il n'aurait jamais d'ampoule entre le pouce et l'index, a-t-il confié. Avec des ustensiles d'une facture si équilibrée, aucun mouvement n'est forcé et aucune «déportation» vers la droite ou la gauche ne se produit pendant la coupe des aliments, poursuit-il. Au final, le résultat s'apprécie aussi dans la beauté de l'assiette.

Ergonomie, sécurité, précision, élégance : voilà ce qui justifie les prix de ces couteaux, soit plusieurs centaines de dollars. «Vous les léguerez à vos enfants», promet Lucie Côté.

Masanobu (38 ans) et son frère Tomohiro (41 ans) font partie de la troisième génération dans l'usine de Seki fondée par leur grand-père. Elle emploie 30 personnes qui fabriquent un millier de couteaux et de ciseaux par mois avec de l'acier japonais. Ce rythme plutôt lent s'accorde à leur philosophie qui vise le contact direct - et privilégié - avec les gens de partout sur la planète qui vendent leurs produits dans des petites boutiques.

Une partie de la production des lames et des manches est automatisée. Tout faire à la main coûterait les yeux de la tête. Mais chaque couteau bénéficie d'une finition manuelle. 

Foi de Lucie Côté, sa boutique offrira bientôt ces couteaux qui sont de vraies oeuvres d'art. Le délai de leur arrivée ici dépend de la chaîne de production là-bas. Des gens de Québec les attendent déjà.

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