Une ville en balles de plastique

C'est dans une ancienne station de tramway souterraine... (AFP, Brendan Smialowski)

Agrandir

C'est dans une ancienne station de tramway souterraine qu'ont été empilées en demi-cercles ou en immenses colonnes les briques faites de balles en plastique.

AFP, Brendan Smialowski

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Washington

Agrippées les unes aux autres par du velcro, légères et translucides, elles forment de grosses briques: 650 000 balles en plastique éclairent pour un mois les couloirs froids et gris d'une ancienne station de tramway souterraine, en plein coeur de Washington.

En surface, le carrefour Dupont Circle est très animé: bars, restaurants et marché en plein air attirent hipsters et touristes, nombreux à visiter le musée voisin de la Phillips Collection, partenaire du projet. En souterrain, un dédale de près de 7000 mètres carrés de tunnels, de plateformes et de pièces sans fenêtres, dont 1300 seront dédiés à l'art contemporain et à l'architecture.

«Le National Building Museum nous a donné les balles de son installation Beach de l'an dernier et nous avons lancé un concours de design pour leur trouver une nouvelle fonction», explique Craig Cook, le directeur artistique du projet piloté par l'association Dupont Underground. Cent cinquante-trois candidats de dix-neuf pays ont postulé.

Sur les rails de tramway encore visibles, les architectes Josh de Sousa et Nancy Hou, lauréats du concours, ont empilé des briques en demi-cercle ou en immenses colonnes. Laissant l'espace central à disposition des visiteurs pour qu'ils puissent y fabriquer l'oeuvre de leur choix. Grand visage sur le mur, palais princiers ou arc de triomphe, les oeuvres sont systématiquement immortalisées par des photos avant d'être détruites par leurs auteurs ou par d'autres visiteurs. 

Exposition confidentielle

Nommée Raise/Raze, l'exposition reste confidentielle: pas d'adresse ni d'horaires sur le site, et une petite entrée comme une station de métro peinte en rouge sur l'avenue New Hampshire. Car les autorisations de la ville sont strictes : l'espace ne peut pas accueillir plus de 49 personnes à la fois, explique Philippa Hughes, membre du bureau de Dupont Underground. Fin 2014, Dupont Underground a signé un bail de cinq ans avec la ville pour faire du vaste espace «une destination culturelle à usage mixte».

Mais les financements manquent encore cruellement, et l'entrée est donc payante.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer