DGH Créatrices d'espaces: l'art de la différence

Dominique Gosselin et Geneviève Hut viennent tout juste... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

Agrandir

Dominique Gosselin et Geneviève Hut viennent tout juste de lancer leur propre firme d'architecture d'intérieur, DGH Créatrices d'espaces.

Le Soleil, Caroline Grégoire

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Leur rencontre était «improbable», disent d'entrée de jeu au Soleil Geneviève Hut, 72 ans, et Dominique Gosselin, 28 ans. Peut-être, mais les deux architectes d'intérieur ont su saisir au bond l'occasion fortuite, elles qui ont lancé mardi leur propre projet, DGH Créatrices d'espaces.

L'une est née en Algérie, a déménagé 45 fois au cours de sa vie et porte en elle un amour pour l'art et une curiosité sans bornes. L'autre est une jeune designer accomplie dont les preuves de sa créativité et de ses capacités techniques ne sont plus à faire.

Geneviève et Dominique se sont d'abord rencontrées il y a plus d'un an lors d'une soirée de réseautage. «On avait eu un petit coup de foudre», se souvient l'aînée des deux. Puis elles se sont revues lors de l'anniversaire - très achalandée - d'une amie commune. «Finalement, il n'y avait plus personne, il y avait plus que nous deux. On avait découvert qu'on avait vraiment les mêmes envies de vivre, qu'on avait les mêmes objectifs, les mêmes valeurs, qu'on se retrouvait sur nos conceptions d'architecture d'intérieur», relate Geneviève. Un vrai coup de foudre, quoi!

C'est que «Geneviève a une connaissance folle de tout ce qui est l'art en soi, les peintures, le mobilier, l'histoire qui va autour de ça», mentionne Dominique. Et Le Soleil a pu le constater de visu. 

Possédant une riche culture artistique provenant notamment de son père, la femme compile en effet quelque 14 années d'études universitaires dans des champs très variés - dont le droit, les soins infirmiers, l'ingénierie et les sciences de l'éducation -, afin de «répondre à des questions que je me posais», tout simplement.

Ses connaissances en architecture d'intérieur lui sont plutôt venues des Maîtres Compagnons en France, ce système de formation basé sur la transmission du savoir des anciens aux jeunes. «D'être capable de faire une forme sur laquelle l'oeil ne se heurte jamais et sur laquelle il est saisi par la beauté, c'est vraiment la perfection», illustre Geneviève, qui ajoute avoir «acquis ce goût-là à mon enfance et [l'avoir] cultivé à travers ces expériences».

À l'opposé, Dominique Gosselin est une technicienne hors pair, et ce, au sens littéral du terme, tient à préciser Geneviève. «Elle a des connaissances que moi, j'ai laissé tomber depuis quelques années [...]. Elle a des connaissances techniques très précises, et une précision, une connaissance des matières.»

«Elle est tatasse», va même jusqu'à dire son associée. Mais encore? «C'est une expression française utilisée pour parler de quelqu'un de très minutieux, perfectionniste», voire trop pointilleux, selon les vérifications du Soleil!

Une force dans leurs différences

Geneviève et Dominique forment un duo hors-norme, qui souhaite tirer profit de cette unicité. «Il y a une chose qui est formidable dans cette association, c'est que ces différences deviennent une force», dit Geneviève. De toute façon, «moi, je suis toujours hors-norme, hors mode», ajoute-t-elle en souriant. «Comme dit Dominique, il n'y a rien de mieux que la mode pour se démoder.» 

Ce à quoi la principale intéressée acquiesce. «Le style, ça se démode pas. Quelque chose de bon goût, une belle ligne, une belle création, ça passe les années.»

Ensemble, les deux artistes, qui préfèrent le titre d'architectes d'intérieur plutôt que celui de designer d'intérieur, veulent justement utiliser leurs forces respectives pour «sortir des normes, individualiser notre démarche, [...] donner une âme à quelque chose qui n'en a pas».  

Et pourquoi le terme d'architectes d'intérieur? «Le titre designer d'intérieur n'est pas protégé», explique Dominique. «Tout le monde peut se nommer designer.»

«Alors que si on dit architecte d'intérieur, les gens vont comprendre [...] qu'on n'est pas là seulement pour mettre de la peinture ou des beaux rideaux, mais qu'on intervient sur les espaces. On est encore hors-norme, parce que c'est la mode d'être designer!» conclut Geneviève.

Pour en savoir plus: http://dgh.quebec/

La lunetterie

Leur rencontre était «improbable»,... (Fournie par DGH Créatrices d'espaces) - image 3.0

Agrandir

Fournie par DGH Créatrices d'espaces

La remise à neuf de Beaulieu Optométristes et opticiens, sur le boulevard Henri-Bourassa, dans le secteur de Charlesbourg, était le cinquième projet commercial d'architecture d'intérieur pour Dominique Gosselin. Réalisé au printemps 2015, le projet visait à donner une allure «contemporaine, actuelle» au décor. «Ça, pour moi, c'est du petit bonbon. Je suis une fille qui adore magasiner, qui adore les restaurants», précise celle qui prend plaisir à intégrer des notions de marketing dans son travail. Elle explique d'ailleurs avoir intégré les sièges d'attente au centre de la pièce, afin d'inciter les clients à ne pas rester assis et à «se créer de nouveaux besoins». Une vraie femme d'affaires, cette Dominique!

Le penthouse

Leur rencontre était «improbable»,... (Fournie par DGH Créatrices d'espaces) - image 5.0

Agrandir

Fournie par DGH Créatrices d'espaces

Situé au sommet des Lofts de la Couronne, dans le quartier Saint-Roch, cet appartement-terrasse est une création de Geneviève Hut. Un décor exotique, qu'elle prend plaisir à décrire dans ses moindres détails. «C'est un peu ça, ma signature : mélanger l'art occidental, l'art chinois» et l'art européen.

Le sol de la salle à manger est fait de laque chinoise rouge recouverte partiellement d'époxy noir, alors que celui du salon est en liège.

La majorité des meubles qui garnissent l'appartement - dont certains sont «des antiquités très rares», précise Geneviève - sont importés de France. Mais à cela s'ajoute l'intervention de plusieurs artisans québécois.

La cuisine

Leur rencontre était «improbable»,... (Fournie par DGH Créatrices d'espaces) - image 7.0

Agrandir

Fournie par DGH Créatrices d'espaces

Dominique Gosselin a réalisé cette cuisine il y a trois ans. L'ensemble de la maison du secteur Lebourgneuf avait alors été rénové à cause d'un dégât d'eau, mentionne Dominique. Le principal défi pour l'architecte d'intérieur : apporter de la lumière à cette pièce précédemment très sombre. 

«On a joué un classique chic avec les portes moulurées, sans que ce soit lourd», décrit Dominique. 

«En épuration et en sobriété», mentionnant que ce style classique a trop souvent tendance à être surchargé.

Des matériaux tels que la laque italienne (finition et armoires), le granit et le quartz (comptoir), ainsi que la porcelaine (plancher) ont été utilisés.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer