Etsy: l'artisan derrière l'objet

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Annik-Michèle Doucet est membre d'Etsy depuis 2009. Elle est aujourd'hui capitaine d'Etsy Ville de Québec.

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(Québec) Etsy a 10 ans. La ville de Québec compte une cinquantaine de «membres actifs» qui participent à ce site international de vente en ligne et valorisent le «fait main» et les réseaux sociaux. Son prochain défi? Miser sur l'histoire de l'artisan.

Il suffit d'avoir côtoyé deux ou trois membres d'Esty pour comprendre à quel point cette évolution va de soi. Cette communauté n'est pas que virtuelle. Elle regroupe des passionnés qui fabriquent dans la solitude de leur atelier, des bijoux, des accessoires pour bébé, des bibelots, des savons, des vêtements. Dès que l'occasion se présente, ils se réunissent, échangent leurs trucs et leurs trouvailles, se font des ateliers créatifs.

L'astuce des astuces : être sur les réseaux sociaux. «Ça marche sur l'image», résume Karine Marcoux, une joaillière autodidacte de 38 ans, qui a donné à sa petite entreprise le nom d'Azurine. Facebook et Instagram sont donc incontournables. 

Vive le contact direct

Mais le contact direct avec le client est primordial, d'où la tenue de salons. À Québec, le premier s'est tenu au Domaine Cataraqui, à l'automne 2014, à la faveur du boom créé par Etsy Canada, qui avait lancé un concours pour dénicher le plus bel article dans la province.

Les membres d'Etsy ne sont pas confinés aux événements Etsy. «J'ai eu un kiosque à Laurier pendant 10 ans dans le temps des Fêtes», mentionne Karine, qui vient de participer au Marché des lutins de Drummondville et qui sera du Salon des artisans de Québec, du Salon Nouveau Genre et du PopUp Etsy.

«On ne peut pas se cacher derrière Etsy», renchérit Annik-Michèle Doucet, capitaine d'Etsy Ville de Québec, une antenne qui compte une cinquantaine de membres actifs. «Je faisais des bijoux, relate-t-elle. Mais je n'ai plus le temps maintenant.»

Voici son histoire : Annik-Michèle, 38 ans, est mère de deux garçons de deux et quatre ans. L'an dernier, elle a ouvert dans Limoilou un «café jasette» pour les mamans, futures et actuelles, Rose et pamplemousse. Elle y vend quelques produits Etsy en plus d'être la capitaine, soit la patronne (bénévole), de la boutique en ligne à Québec. 

Elle fait de la représentation, elle entretient les liens avec Etsy Canada à Toronto, elle organise des événements comme les boutiques éphémères de Cataraqui (à l'automne et au printemps) et le PopUp Etsy, qui se tiendra pour une deuxième année à la Nef, rue Saint-Joseph, à Québec, du 10 au 13 décembre. «Je cours partout», laisse-t-elle tomber.

N'importe qui peut avoir sa page sur Etsy. «Il n'y a pas de sélection, pas d'exigence», mentionne Annick-Michèle. Il se glisse donc «des horreurs» (c'est le mot de Karine Marcoux), dans le lot d'objets dignes d'intérêt. 

«L'engagement est envers soi-même», poursuit Annick-Michèle. Et cet engagement ira grandissant, car les artisans devront désormais susciter l'intérêt, non seulement avec leurs créations, mais également avec leur vécu, leur histoire.

Karine Marcoux, fondatrice d'Azurine, est leader au sein... (Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 2.0

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Karine Marcoux, fondatrice d'Azurine, est leader au sein d'Etsy Ville de Québec, un poste bénévole qui demande une certaine implication. 

Le Soleil, Pascal Ratthé

Une visibilité qui n'a rien de magique

Peut-on vivre d'Etsy? «Vivre, c'est un grand mot», affirme la joaillière Karine Marcoux. Si elle réussit à payer son loyer grâce aux revenus générés par Etsy, elle ne compte pas ses heures et travaille sept jours sur sept.

Etsy (un mot inventé qui ne veut rien dire, en passant) aurait plus de 30 millions d'utilisateurs dans le monde et ses transactions annuelles auraient dépassé le milliard de dollars. Des données qui font saliver...

Bûcher pour réussir

Oui, ce site de vente en ligne fournit une plateforme de visibilité et de vente aux artisans, mais il n'a rien de magique. Il faut bûcher, entretenir sa page, prendre d'attrayantes photos, garder un certain inventaire, s'imposer un bon roulement de produits, bref, être à son affaire. Etsy attire beaucoup de designers graphiques, pour qui une telle mise en marché n'a pas de secret.

Quelques artisans aspirent «au modèle des dragons», soit accéder à un mode de production manufacturière. Etsy n'interdit pas à ses artisans de confier à d'autres la confection de leurs objets. «Mais ce n'est pas fait pour tout le monde», fait valoir Annik-Michèle Doucet, capitaine d'Etsy Ville de Québec. L'«âme» du DIY (Do It Yourself) est un concept intangible et délicat qui peut être brutalement dénaturé.

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