Les designers d'intérieur prennent du galon

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L'Association professionnelle des designers d'intérieur du Québec célèbre ses 80 ans.

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(Québec) L'Association professionnelle des designers d'intérieur du Québec (APDIQ) célèbre ses 80 ans. Le milieu de l'éducation a toujours été sa zone d'influence. Son objectif, aujourd'hui, est de faire passer la formation universitaire en design d'intérieur de trois à quatre ans.

«Il faut que nos jeunes soient de calibre international», affirme Denis Chouinard, qui a été président de l'APDIQ pendant une dizaine d'années et qui vient de quitter la présidence des Designers d'intérieur du Canada. «Un bénévolat bénéfique», a-t-il confié.

Onze cégeps offrent un DEC technique en design d'intérieur. Et au Québec, seule l'Université de Montréal donne le programme de baccalauréat. L'APDIQ milite auprès du ministère de l'Éducation pour que la province se conforme aux normes nord-américaines qui évoluent vers un programme universitaire de quatre ans. M. Chouinard évoque un horizon de «quelques mois».

Avec cette formation bonifiée, les designers d'intérieur pourront s'asseoir à la même table que les architectes afin de trouver des solutions viables aux problèmes environnementaux. La planète et l'humain sont désormais au coeur de leur pratique.

Quant à ceux qui obtiendront un DEC, ils seront considérés au même titre que les techniciens en architecture. Ils pourront adhérer à l'APDIQ, mais ils seront dans une autre catégorie que les bacheliers.

L'APDIQ souhaite d'ailleurs que des ponts soient bâtis entre les programmes collégiaux et universitaires. Les diplômés du cégep pourraient compléter leur formation par une ou deux années à l'université, envisage celui qui pratique son métier dans la région de Québec depuis 40 ans.

«Les relations sont bonnes entre les designers d'intérieur et les architectes», observe Denis Chouinard. Le dialogue est franc. Le climat en est un de discussion et de recherche de solution. Les uns et les autres travailleront de moins en moins de façon isolée.

Crédibilité

L'APDIQ compte près de 530 membres, dont une cinquantaine à Québec. Et si, encore aujourd'hui, n'importe qui peut s'afficher comme designer d'intérieur, le fait d'en être membre donne de la crédibilité à la profession. «Lors des appels d'offres, certains clients exigent que les designers d'intérieur soient membres de l'Association», mentionne sa directrice générale, Marie-Claude Parenteau-Lebeuf.

À sa fondation, en 1935, l'APDIQ s'appelait la Société des décorateurs-ensembliers du Québec. L'appellation designer d'intérieur date de 1994. «Le mot ensemblier a un sens en Europe, note Denis Chouinard. Mais ici, sa valeur est moins riche, moins noble.»

L'APDIQ célèbre ses 80 ans en grande avec deux partys privés simultanés, jeudi, à Québec et à Montréal. Ils souligneront huit décennies de design, avec des clins d'oeil à l'essor du plastique de l'après-guerre, à la décennie des «cocktails» à partir de 1965, aux photoboots de 2015...

Alors que l'APDIQ s'intéresse à la réglementation et exerce son lobby auprès du ministère de l'Éducation et des écoles, le regroupement Designers d'intérieur du Canada fait la promotion de la profession à tous les publics.

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