Vos rénos: concerto à quatre mains

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Lynda Breton et Marc Lupien ont élu domicile à Saint-Nicolas dans une demeure des années 80 qu'ils ont rénovée de leurs quatre mains.

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(Québec) Dans un secteur boisé de Saint-Nicolas, Lynda Breton et Marc Lupien ont jeté l'ancre. Après avoir vendu leur bateau et leur ancienne maison au bord de l'eau, ils ont élu domicile dans cette demeure des années 80 qu'ils ont rénovée de leurs quatre mains.

Quand ils ont acheté il y a six ans, ils aimaient la structure solide de la bâtisse au plafond cathédrale. Mais il y avait beaucoup à faire. «Tout était d'origine», se rappelle Mme Breton. Qu'à cela ne tienne, elle et son conjoint avaient déjà retapé deux maisons auparavant et n'avaient pas peur des travaux.

Lors d'un salon de l'habitation, le couple a rencontré des apprentis designers du Cégep Garneau. Le suivi s'est fait un an et demi plus tard, alors que Mme Breton et M. Lupien étaient prêts à se lancer dans la rénovation de leur cuisine. Les étudiants ont soumis des idées, des maquettes, ils ont démarré le projet pour quelques centaines de dollars. Le cuisiniste Baron a complété et finalisé le dossier.

Priorités

Mme Breton avait ses priorités. Elle tenait à aménager des armoires surmontées d'une niche dans un espace perdu du placard de vestibule qui avait 16 pieds de hauteur. Puis il lui fallait son «garage», un compartiment avec porte coulissante pour dissimuler les petits électroménagers.

Pour faire entrer plus de lumière du jour dans la cuisine, la fenêtre a doublé de hauteur. Une percée effectuée par des professionnels. Mais autrement, les propriétaires ont reçu les boîtes de matériaux, de pièces et ont monté les armoires à l'huile de bras.

Baron estimait l'installation à trois jours. Le couple a plutôt mis une semaine et beaucoup de minutie. D'ailleurs, quand le comptoir de cuisine a été livré, tout arrivait au huitième de millimètre près, comme exigé. Madame est ingénieure de formation, Monsieur, mathématicien. À eux deux, les mesures se devaient d'être précises.

Le couple raconte qu'au moment de magasiner le comptoir, il voulait tout sauf du noir pour ne pas assombrir la pièce. Mais Summum granit les a convaincus du contraire, expliquant que la surface horizontale allait refléter la lumière.

«Finalement, on l'adore. Il faut quand même écouter les conseils des spécialistes», lance Mme Breton.

Les armoires sont quant à elles en MDF laqué blanc et en teck. Ce bois leur rappelle leur ancien bateau, et on en retrouve d'ailleurs un peu partout dans la maison.

Pour aménager la salle de bain principale, avec... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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Pour aménager la salle de bain principale, avec son meuble à deux lavabos, son bain et sa douche en verre, les propriétaires ont travaillé différents scénarios sur un plan réduit.

Le Soleil, Patrice Laroche

Dans la salle de bain principale, le défi a été de composer avec deux portes, une donnant sur le salon et l'autre sur la chambre. Il fallait loger un bain autoportant et une douche avec jets. Durant un mois de travail «à travers le reste de la vie», M. Lupien a fabriqué le mobilier et installé la céramique en porcelaine.

Mme Breton souligne avoir mis du temps à trouver la bonne quincaillerie, notamment les poignées arrondies du meuble pour éviter de s'accrocher ou de se cogner.

La salle de bain du bas, première pièce rénovée, a perdu un mur et s'est beaucoup éclaircie. Sa belle douche arrondie a été dénichée en quincaillerie.

Marc Lupien et Lynda Breton sur leur terrasse... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 4.0

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Marc Lupien et Lynda Breton sur leur terrasse en cèdre de rouge et en verre. «Un casse-tête mathématique» pour arrimer tous les morceaux.

Le Soleil, Patrice Laroche

La terrasse derrière la maison a enfin subi une transformation. Le couple a imaginé une grande surface de cèdre rouge avec garde en verre permettant de mieux voir la nature environnante et le fleuve au loin. Les vitres achetées en quincaillerie n'offraient que deux grandeurs. Le mathématicien a donc travaillé fort pour tout agencer en gardant une symétrie.

Verdict après tous ces travaux? «On se sent plus chez nous», lance M. Lupien. Et sa conjointe de compléter : «On aime les défauts, ça fait partie de notre histoire.»

En rafale

L'inspiration : Habitués aux rénovations, les propriétaires savaient ce qu'ils voulaient. Lynda Breton a tout de même monté un dossier avec des coupures de journaux et de magazines de décoration.

Le défi :Rester fidèle au style de la maison. «On voit parfois de très belles choses en magasin. C'est tentant d'acheter, mais on doit se demander comment ça va s'intégrer au reste», croit Lynda Breton.

L'anecdote : Le couple a commandé trois fois la douche de la salle de bain principale sur Internet. La plateforme et les portes en verre arrivaient brisées ou dans le mauvais modèle. «Pourtant, on achète plein de choses sur Internet et on n'avait jamais eu de problème», souligne Marc Lupien. Pressés d'avancer le chantier, ils ont finalement trouvé leur bonheur chez Léopold Bouchard, à Saint-Romuald.

Le conseil : Attendre avant de rénover, apprivoiser la maison pour évaluer l'utilité de chaque pièce et ainsi mieux planifier. Travailler avec le bon outil fait aussi la différence. Et quand on a besoin d'outils spécialisés, on n'hésite pas à louer.

Le budget : 25 000 $ pour la cuisine, 10 000 $ pour la salle de bain du haut et 3000 $ pour celle du bas.

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