Restaurant La Planque: l'esprit ouvrier made in Limoilou

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La section arrière bénéficie d'une vue sur la cuisine. Cinq personnes peuvent s'asseoir au comptoir. Les murs de contreplaqué et d'acier, les chaises de taverne et le plancher de mélèze font le charme de La Planque.

Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) Avec ses chaises de taverne, son bar enchâssé dans un système d'échafaudage et ses ampoules disparates fichées dans des rallonges électriques, le restaurant La Planque rappelle l'esprit ouvrier de Limoilou. Dans ce passé conjugué au présent, le béton, l'inox et le bois de grange cohabitent en agencements très masculins, mais sans âge. C'est «trash», mais vraiment sympathique.

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Le cellier trône au centre du restaurant. Les banquettes d'occasion ont été dénichées par les propriétaires.

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Créée avec des palettes de bois, cette oeuvre... (Le Soleil, Steve Deschênes) - image 1.1

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Créée avec des palettes de bois, cette oeuvre est éclairée avec des rallonges électriques.

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Dans le local de la 3e Avenue où logeait un fleuriste ont subsisté quelques vestiges : le plancher de terrazzo, le placage de contreplaqué rainuré derrière le bar et la porte du frigo à végétaux, au sous-sol, transformé en salon privé. Tout le reste semble avoir été conçu à la bonne franquette, avec les moyens du bord, pour donner l'impression que les trois propriétaires ont fait les coins ronds et qu'ils ne sont pas du genre à mettre les petits plats dans les grands.

Le designer Alain Dumont signe ce décor savamment broche à foin. Il voulait que «ça fasse Limoilou», que ce soit fonctionnel et que dans chacune des zones, les clients vivent «une expérience». Il souhaitait aussi que ce soit «sans âge», parce que tout le monde sait que «les vieux ne veulent pas vieillir».

À l'avant, il a récupéré l'espace de la vitrine pour agrandir le commerce. Là, il a mis au plancher des tuiles marocaines de béton rouges et noires du plus bel effet.

Enserré dans des barreaux d'échafaudage assemblés «comme un meccano», le bar tient plus du bouiboui que du bistrot. Les chaises sur le retour, les fils entortillés apparents, l'oeuvre d'art créée par Olivier DeSerres avec des palettes de bois, le vieux frigo rond, les «collets à câbles» utilisés comme porte-manteaux : il y a dans cette zone un genre de concept où le masculin l'emporte sur le féminin. On pourrait être à New York ou à Montréal, analyse l'un des propriétaires, Laurence Tremblay-Vachon.

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Le bar est enchâssé dans une structure d'échafaudage. Aux murs, les carreaux de contreplaqué font partie des vestiges de l'ancien commerce.

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Les colonnes d'acier ont été recouvertes de bois... (Le Soleil, Steve Deschênes) - image 2.1

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Les colonnes d'acier ont été recouvertes de bois de grange, tout comme le mur et une portion du plafond. Ici et là, le béton est apparent.

Le Soleil, Steve Deschênes

L'immense cuisine de Guillaume St-Pierre, gagnant de l'émission Les chefs de 2011, se trouve à l'arrière, grande ouverte sur une salle tout en longueur, aux murs bardés d'acier et de contreplaqué et aux tables recouvertes de bois de grange. Le plancher de mélèze ennoblit la pièce qui conserve tout de même son cachet ouvrier grâce aux chaises de taverne et à l'éclairage de chantier. Au mur, un rappel de la céramique de l'avant témoigne d'une cohérence discrète.

Un salon dans le frigo

Au haut de l'escalier qui mène au sous-sol, une ampoule rouge s'allume : ce signal indique au serveur qu'il est requis en bas, dans «la planque», l'ancien frigo du fleuriste converti en salon. Vu l'épaisseur de la porte, on dirait un coffre-fort. Un coffre-fort paré de bois de grange!

Dans le corridor, le mur hachuré affiche un fini rude inusité : il s'agit de colle à céramique appliquée à la truelle, séchée, puis recouverte de latex. L'éclairage indirect d'une bande de lumière DEL magnifie ce relief mural original.

Il s'est écoulé près de quatre mois entre la première rencontre du designer avec les trois propriétaires, Laurence Tremblay-Vachon, Frédéric Samson et le chef Guillaume St-Pierre, et l'ouverture de La Planque. «Ça s'est fait vite, ç'a été un work-in-progress», résume Alain Dumont. Il affirme que les trois jeunes hommes se sont beaucoup démenés dans l'aventure, notamment pour dénicher les meubles d'occasion et les accessoires de leur décor. Le designer, lui, avait une préoccupation : que ça vieillisse bien. Le béton, le bois de grange et les échafaudages devraient passer à travers 2013 sans problème.

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