La beauté du monde sertie de métal et de bleu

La sculpteure Gina Bouchard fait la cueillette de... (Le Soleil, Caroline Gregoire)

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La sculpteure Gina Bouchard fait la cueillette de sa matière première principalement sur le bord de la rivière Péribonka.

Le Soleil, Caroline Gregoire

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(Québec) MatriceFleuveEnsorceleurCouple. Les oeuvres de Gina Bouchard ont quelque chose d'organique, de fragile, de précieux. Dans les noeuds de bois de grève, où elle voit toute la beauté du monde, elle insère un assemblage serré de petits clous de finition, donnant l'effet d'un bijou. Elle encadre le tout d'un écrin bleu royal qui rappelle l'horizon.

Matrice, quand le coeur du bois cache un... (Photo fournie par Gina Bouchard) - image 1.0

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Matrice, quand le coeur du bois cache un trésor.

Photo fournie par Gina Bouchard

Jusqu'à demain, elle présente une douzaine de pièces au Salon des artisans, dans la section réservée à la relève au Centre de foires. Son travail y a d'ailleurs été récompensé (prix de la relève et coup de coeur du public), comme ce fut le cas lors du vernissage des finissants de la cohorte 2012 de la Maison des métiers d'art de Québec où elle a raflé trois prix. Une seconde carrière prometteuse pour la sculpteure de «48 ans, quatre enfants».

Lors du passage du Soleil, elle a raconté son processus de création. Tout est parti du conseil d'un professeur et ami de faire une sculpture qui lui ressemble. «Je passe mes étés sur le bord de la rivière Péribonka à ramasser des choses. J'ai apporté tout ça à l'école et j'ai cogité.»

Gina Bouchard, née à Alma, mais établie à Québec depuis plus de 20 ans, s'inspire aussi de l'artiste anglais David Nash qui travaille surtout avec le bois, les arbres, pour sublimer la nature.

Un assemblage serré de clous de finition donne... (Photo fournie par Gina Bouchard) - image 2.0

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Un assemblage serré de clous de finition donne l'effet d'un bijou.

Photo fournie par Gina Bouchard

Elle adore faire la cueillette de sa matière première sur la grève. Elle suit son instinct et ses coups de coeur pour choisir telle branche ou tel tronc. «Il faut une particularité intéressante.» Et pas de bois blanchi et inerte. Elle cherche du bois encore vivant et résineux.

Parfois, elle sculpte dans le bois brut, sans le couper. Mais généralement, elle l'ouvre pour découvrir quel trésor se cache à l'intérieur. Des cavités où elle peut aller travailler. Quand la pièce est décevante, elle la jette au feu. Il lui arrive aussi de lier deux morceaux ensemble pour former elle-même un vide à combler.

Dès le départ, elle voulait intervenir en insérant du métal, de l'acier Corten. Ses essais et erreurs l'ont plutôt amenée à planter dans la pâte époxy des clous de finition qui, réunis, forment un diamant métallique. «La métaphore entre le bijou et l'image de la planète m'est alors apparue. La terre précieuse et en même temps fragile.»

Comme l'époxy durcit en trois heures, c'est le temps dont elle dispose pour créer. «J'y vais à l'oeil. Je cherche l'équilibre et le dynamisme.»

C'est dans les poubelles de l'école des métiers d'art qu'elle a mis la main sur des morceaux d'acrylique bleu intense et qu'elle a eu l'idée de les utiliser comme coffre ou écrin. La boucle était bouclée. Le style Gina Bouchard est né.

La sculpteure n'a pas encore de site Internet ni de point de vente. Au Salon des artisans et des métiers d'art, ses pièces uniques se détaillent entre 350 $ et 1125 $. Autrement, on peut la joindre à ginabouchard@hotmail.com ou au 418 933-3111.

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