Cette suspension est souvent la plus imposante de la maison. «Les gens aiment que ce soit un statement, une sculpture. Il faut que ça ressorte beaucoup», constate Laurence Turcotte, gérante chez Transit Luminaires à Québec.
Il existe de savants calculs pour mesurer la dimension idéale du luminaire dans la salle à manger (additionner la longueur et la largeur de la pièce en pieds pour obtenir un résultat en pouces), d'autres s'en tiennent au tiers de la table ou à la largeur de la table. Pour Laurence Turcotte, il n'y a pas vraiment de règle, d'autant plus qu'on se retrouve souvent avec de grandes aires ouvertes salon-salle à manger-cuisine. Comme on recherche avant tout un punch, la clé, selon elle, est de choisir un coup de coeur.
La jeune femme a visité la dernière exposition Euroluce, qui a lieu tous les deux ans au Salon du meuble de Milan, et donne quelques pistes sur les tendances de l'heure. D'abord, elle décrète dépassés les gros chandeliers encastrés dans un abat-jour. Elle a aussi constaté qu'il y avait moins de chaînes pour suspendre les luminaires, mais beaucoup plus de beaux fils, parfois tressés, des câbles d'acier.
Tendances
Dans les matériaux à la mode, elle a vu plus de verre givré ou fumé, de métal, d'acrylique «transformable à l'infini». «Le doré revient en force, le mat, le lustré, ce qui est texturé, comme la cloche Rock de Foscarini, qui est cabossée.» Elle parle de mélanges de finis pour habiller le luminaire (textile et verre, verre et grillage, tissu et métal). En passant, les abat-jour noirs sont très populaires à Québec, un phénomène typiquement d'ici puisqu'il ne s'en vend pas vraiment à Montréal, s'amuse Laurence Turcotte. Ils font une belle masse qui vient situer la table dans des endroits très clairs, analyse-t-elle.
Autrement, les grosses cloches avec l'intérieur coloré comme la Rondo de la compagnie québécoise Eureka ont toujours la cote.
À Milan, elle a vu beaucoup de formes rondes qui sont encore très tendance et traitées de toutes sortes de façons. Comme la boule Discoco de la compagnie espagnole Marset avec ses pétales d'acrylique blanc laqué superposés. «La forme ronde s'harmonise bien avec une table ronde ou ovale. On en met deux au-dessus d'une table rectangulaire.»
D'ailleurs, la paire revient beaucoup ces temps-ci. Une belle façon d'éclairer toute la longueur de la table. À moins de préférer la Plissé de la compagnie italienne Luceplan, qui s'étire comme un accordéon.
Du côté de Boiteau Luminaire, l'acheteuse Pascale Racine s'est rendue au Salon de Dallas en janvier dernier. Elle remarque un fort penchant pour le look vintage. Elle a vu des suspensions en forme de dôme industriel faites de chrome, de verre, de métal martelé. D'autres luminaires se parent complètement de bois. Elle note une légère inspiration du Moyen-Orient, avec des modèles plus anguleux et géométriques. De lampes structurales à rétro, en passant par de simples cages suspendues, ce n'est pas le choix qui manque.
Gradateur
Détail important quand il est question de lumière dans la salle à manger: le gradateur. Dîner aux chandelles, repas entre amis, coin devoirs, on veut créer différentes ambiances, illustre Laurence Turcotte. Les nouveaux modèles DEL se sont mis au parfum, mais pas tous. Faites vos vérifications, recommande-t-elle.
Enfin, si on ne veut pas se tromper quand on magasine une suspension, vaut mieux passer en boutique avec une photo de notre salle à manger en poche, suggère la gérante de Transit Luminaires. Les conseillers pourront mieux nous guider en connaissant le style de la table, la couleur des chaises, des murs, la fenestration. Même si, ultimement, elle répète qu'«il faut que ce soit un coup de coeur».