Bougies fabriquées de main d'homme

Guillaume Couture a lancé Lueurs d'un besoin de... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Guillaume Couture a lancé Lueurs d'un besoin de lumière dans son loft et d'une envie de créer.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) À même son loft du quartier Saint-Roch, Guillaume Couture s'est créé un atelier de chandelles artisanales, appelé Lueurs. Il chauffe la cire, mélange des huiles essentielles, colle les mèches au fond de petits bocaux, coule sa mixture, appose les étiquettes. Sa collection naturelle et bio compte cinq fragrances.

Chaque parfum lui rappelle un lieu, ou l'idée qu'il s'en fait, explique Guillaume Couture. Lui qui a passé du temps en Abitibi a baptisé sa chandelle à l'odeur d'épinette noire Laverlochère, en l'honneur d'une petite municipalité de la région. «C'est un excellent casse-grippe», dit-il, ajoutant qu'on peut même se frictionner avec la cire liquide, qui peut aussi servir d'huile à massage.

Les fortes notes poivrées de la chandelle Mumbai lui rappellent l'Inde. Les arômes d'orange et de lime de la bougie Tanger évoquent les ports où transitent des cargaisons d'agrumes. L'odeur puissante de la lavande semble atténuée par celle du pamplemousse dans sa composition appelée Provence.

Depuis la naissance de Lueurs il y a... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Depuis la naissance de Lueurs il y a un an et demi, l'offre des produits s'est diversifiée, avec des bâtonnets d'encens et une huile à barbe. De plus, récemment, Marie-Lise, une illustratrice de Québec, a revu tout le graphisme des produits.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Une cinquième chandelle à la citronnelle est en fabrication pour l'été, inspirée des visites au chalet à Lac-des-Écorces dans les Laurentides, où les mouches ne manquent pas, indique l'artisan. Lui et des amis ont d'ailleurs testé la valeur répulsive de la citronnelle en s'enduisant un bras sur deux de cire citronnée. «Sur 11 personnes, le test a été concluant», tranche Guillaume Couture en riant.

Pour confectionner ses bougies, il utilise une cire de soya naturelle à massage qu'il achète en Ontario. Un «produit de niche», qui fond à plus basse température et dure un peu moins longtemps qu'une cire ordinaire, et qui est aussi plus difficile à travailler pour obtenir un beau fini. À force d'essais et d'erreurs, il en résulte une bougie qui offre 25 heures de combustion, ou plutôt «de plaisir», rectifie l'artisan.

Besoin de créativité

Dans deux petits carnets rouges, il a annoté ses expérimentations et ses recettes. Il a appris à doser la quantité des huiles essentielles à ajouter à la cire, à quelle température les incorporer pour ne pas consumer les fragrances. Il utilise les huiles essentielles biologiques et québécoises du distilleur Aliksir.

Le parfum de chaque bougie rappelle à Guillaume... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Le parfum de chaque bougie rappelle à Guillaume Couture un lieu, ou l'idée qu'il s'en fait.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Guillaume Couture a mis six mois avant d'obtenir un résultat à la hauteur de ses attentes. «Beaucoup de chandelles ont brûlé ici le premier hiver!»

Lueurs est justement né d'un besoin de lumière dans ce petit loft peu éclairé, raconte le concepteur. Guillaume Couture avait aussi envie de «créer quelque chose à partir de zéro», lui qui travaille en marketing industriel dans la vie de tous les jours. 

Depuis un an et demi que Lueurs existe, il a poussé l'expérience plus loin en diversifiant ses produits. Outre ses chandelles vendues 18 $ chacune, il offre aussi des bâtonnets d'encens et une huile à barbe à base d'argan. «J'ai toujours fait mes propres huiles à barbe», dit le jeune homme qui a déjà été plus velu.

Échelle humaine

Récemment, il a fait revoir tout le graphisme et les illustrations de ses produits par une illustratrice de Québec, Marie-Lise.

En plus de vendre par sa boutique en ligne, Guillaume Couture a développé un petit réseau de distributeurs : Article 721, KRWN, Folia design, l'Usine, la boutique Séraphin et la Conciergerie du Centre des Congrès de Québec. Il fait aussi une percée à Toronto et à Montréal. 

Mais l'artisan dit ne rien pousser pour garder une production à échelle humaine. Il aime faire la production chez lui, avec l'aide de ses amis, et aller livrer les commandes locales à moto. Un à-côté qui semble le combler.

Info : leslueurs.comfacebook.com/leslueurs




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