Dans l'univers créatif d'un scientifique

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(Québec) Après avoir fondé des sociétés biopharmaceutiques et une entreprise de cosmétiques, Éric Dupont a décidé de se consacrer à ses passions. Il nous montre son domaine de l'île d'Orléans, où il se retire pour peindre, entouré de ses tableaux et de ses beaux objets.

Éric Dupont cultive tant de passions qu'il consacre une pièce à chacune d'elles dans sa maison de l'île d'Orléans. La musique, la peinture, le sport et l'écriture sont bien compartimentés, mais un ciment les scelle les uns aux autres : la collection de tableaux du propriétaire.

Combien y en a-t-il? Environ 70, en comptant ceux qu'il peint lui-même et qu'il finit par distribuer dans les galeries et dans les foires du Canada et des États-Unis.

Quand Éric Dupont propose un tour du propriétaire, il joue au galeriste, désignant ici un Iacurto, là un Claude A. Simard, dans le corridor un Léon Bellefleur, dans l'escalier deux St-Gilles, un René Richard, un Bruno Côté...

Éric Dupont pose devant ses propres toiles qu'il... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Éric Dupont pose devant ses propres toiles qu'il a distribuées dans des galeries de Montréal et de New York.

Le Soleil, Patrice Laroche

Une toile de la Montréalaise Dage domine le... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.1

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Une toile de la Montréalaise Dage domine le bureau. L'artiste a fait du «dripping intentionnel» sa signature.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partout, les tableaux font concurrence au paysage qui se morcelle dans les fenêtres sans rideaux. Du haut du village de Sainte-Pétronille, son domaine de deux millions de pieds carrés embrasse un panorama de 180 degrés. Entre le pont de l'Île-d'Orléans et Lévis, Québec se fait séduisante. Des aigles planent au-dessus du Saint-Laurent. Les pommiers ploient sous le poids des fruits. Le paradis à 25 minutes du centre-ville.

Le paysage fluvial fait concurrence à une toile... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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Le paysage fluvial fait concurrence à une toile du peintre québécois Francesco Iacurto.

Le Soleil, Patrice Laroche

Ce domaine de deux millions de pieds carrés... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.1

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Ce domaine de deux millions de pieds carrés est un havre insoupçonné de Sainte-Pétronille.

Le Soleil, Patrice Laroche

Éric Dupont vit dans sa maison d'inspiration normande depuis l'an 2000. Il cherchait un terrain assez grand pour y poser un hélicoptère. Car voilà une autre de ses passions, le vol. Il a son brevet de pilote. Il a vendu l'hélico. Mais il s'est attaché à son domaine.

Élan vers les autres

Avec tous ses champs d'intérêt, l'homme de 51 ans pourrait être étourdissant. Mais il n'y a pas de vanité dans ses paroles. «Learn [apprendre], earn [gagner], serve [servir]» : voilà les étapes qu'il a suivies dans toutes les sphères de sa vie. Il dit qu'il est rendu à la troisième, celle de partager ce qu'il possède et ce qu'il sait. Ouvrir les portes de son domaine participe de cet élan vers les autres.

Titulaire d'un doctorat en physiologie endocrinienne et d'un postdoctorat en neuroendocrinologie, il a cofondé AEterna Zentaris, Atrium Innovations et Immanence IDC, des entreprises des domaines de la dermatologie et des cosmétiques qui ont atteint une valeur de 2 milliards $. Son avenir s'est donc dessiné dans l'entrepreneuriat plutôt que dans l'enseignement. 

Il a quitté le monde des affaires cette année afin de se consacrer à ses passions. «Je m'entoure de beauté, j'ai envie d'être créatif», glisse-t-il. 

Il s'exprime dans la peinture, racontant «l'histoire de l'univers et de l'humanité», de «l'infiniment petit à l'infiniment grand», à partir de la science, en représentant ce qu'il voit à travers le microscope et le télescope : les cellules, les neurones, les galaxies et les constellations. «C'est mon monde», clame-t-il.

Éric Dupont peint depuis plus de 20 ans. Pour sa dernière collection, Éternelle évolution, il s'est «réinventé» en découpant des bandes dans ses oeuvres plus anciennes et en les collant, telles des stalactites et des stalagmites, sur de nouvelles toiles. Il a ainsi le sentiment de «récupérer l'âme» de ses créations et de les imprégner d'une «nouvelle structure d'ADN ou d'ARN».

L'étage inférieur de sa maison révèle son penchant de collectionneur. Une pièce contient une douzaine de guitares - électriques et acoustiques - dont il apprend à jouer avec un professeur privé une fois par semaine. Il possède une Gibson que Scotty Moore, le guitariste d'Elvis, a autographiée.

Éric Dupont collectionne aussi les guitares. La Gibson... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 6.0

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Éric Dupont collectionne aussi les guitares. La Gibson suspendue à droite est signée par Scotty Moore, qui fut le guitariste d'Elvis.

Le Soleil, Patrice Laroche

Dans la salle d'entraînement, il y a des toiles, toujours. Et dans une boîte de plexiglas, un gant rouge signé par Muhammad Ali qu'Éric avait offert à son père, lors d'un gala de boxe à New York. C'est de ce père policier, Louis, qu'il a appris les arts martiaux, la chasse et la pêche. «Il aimait la nature», confie-t-il.

La salle d'exercices n'est pas en reste avec... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 7.0

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La salle d'exercices n'est pas en reste avec les toiles de Patrick Pépin (à gauche) et de François Faucher.

Le Soleil, Patrice Laroche

Mais son intérêt pour les sciences lui vient de son oncle André Dupont, un professeur émérite de la Faculté de médecine de l'Université Laval, décédé à 53 ans. Il étudiait les cancers hormono-dépendant. «Il m'a beaucoup influencé», dit-il.

Éric Dupont s'est impliqué dans de nombreux conseils d'administration, notamment dans ceux du Port de Québec, entre 2007 et 2015, et du Musée national des beaux-arts de Québec, entre 2008 et 2013.

Philanthropie

Et s'il jouit de sa fortune, cet homme sans enfant n'a de cesse de participer à des oeuvres philanthropiques. Ce sont des millions de dollars qu'il donne ou s'engage à donner à sa mort (ce qu'il appelle la «philanthropie planifiée») à des fondations de toutes sortes. Même les pommes de son verger sont offertes au Grenier de Lévis.

Son prochain projet? Un livre qu'il écrit avec son amoureuse, Christine Michaud, et qui, avec son titre, laisse présager le meilleur pour l'être humain, La vie intégrale. Vivre 100 ans en santé et heureux.

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