Une histoire de famille

Chez les Gariépy-Larouche, les rénos, c'est une histoire de famille. D'abord,... (Infographie Le Soleil)

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Chez les Gariépy-Larouche, les rénos, c'est une histoire de famille. D'abord, parce que tous les membres du clan ont mis la main à la pâte. Aussi, parce que la propriété qu'ils ont remise à neuf est dans la famille depuis plus de 50 ans!

Les parents de Marie-Claude Larouche ont acheté un immeuble en plein coeur du quartier Saint-Jean-Baptiste, rue d'Aiguillon, à Québec, dans les années 60. Petite fille, elle dormait dans le grenier avec ses frères et soeurs, où elle a maintenant établi sa chambre principale. Il y a plus de 20 ans, au décès de son père, elle a acheté l'immeuble avec son mari, pour permettre à sa mère de continuer à habiter à l'étage. Ils ont rénové le rez-de-chaussée, pour s'y installer avec leurs fils. «Ce devait être pour deux ans... ça en fait 23!» lance Marie-Claude. 

C'est que l'histoire ne s'arrête pas là. Il y a quelques années, la mère de Marie-Claude, qui vivait toujours en haut, à 92 ans, a dû déménager en résidence. Avec un logement vide sur les bras, la famille était confrontée à un choix : louer, ou déménager en haut. 

«C'était extrêmement propre», raconte Guy Gariépy. Mais c'était loin d'être au goût du jour. La cuisine était minuscule, il n'y avait pas d'entrée laveuse-sécheuse, le grenier n'était pas isolé... «La boîte électrique était seulement de 25 ampères», ajoute Guy. «J'ai demandé à mes fils s'ils avaient envie de déménager en haut, renchérit Marie-Claude. Ils ont dit oui, et moi, je leur ai dit : OK, mais si vous participez.»

Même s'ils ont maintenant quitté le nid, les... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Même s'ils ont maintenant quitté le nid, les deux grands fils du couple, Charles et Jérémie, ont participé à la rénovation. Ils ont tous deux choisi de conserver le mur de brique dénudé dans leurs chambres, pour un look brut et urbain.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Les deux jeunes adultes, Charles et Jérémie, ont accepté le défi. L'un, plus manuel, a aidé son père, les soirs et les fins de semaine, à dénuder l'appartement. L'autre a beaucoup magasiné avec sa mère pour trouver les matériaux et les meubles afin de donner une nouvelle vie à l'appartement daté de leur grand-mère.

Après six mois de durs labeurs, la famille a emménagé dans un appartement plus spacieux, lumineux, et doté de toutes les commodités modernes, où subsistent çà et là des touches authentiquement vintage, en honneur de l'aïeule, malheureusement décédée avant la fin des travaux.

Aire ouverte

L'appartement original était à la mode de son temps : un long corridor, un salon double, une petite chambre principale et une cuisine étroite jouxtant une salle à manger exiguë. Marie-Claude et Guy ont abattu des murs pour faire une aire ouverte inondée par la lumière de quatre grandes fenêtres. L'installation d'une poutre porteuse a été nécessaire pour maintenir la stabilité du bâtiment.

Au bout du logement, un petit deux-pièces a été annexé pour faire deux chambres, parfaites pour les grands enfants du couple, qui ont depuis quitté le nid. L'espace était utilisé depuis longtemps par l'ancienne maîtresse des lieux comme rangement. «Elle n'avait jamais voulu reprendre de locataires. Ils avaient eu beaucoup de problèmes à l'époque, avec des locataires alcooliques et dérangeants», raconte Marie-Claude.

Le mur mitoyen avec le voisin a été dénudé et laissé sur la brique, ce qui confère un look urbain et rustique aux deux chambres. L'un des fistons a aménagé un foyer sur fond de bois récupéré du grenier, et l'autre s'est installé de discrètes lumières DEL. Chacun son ambiance!

Les propriétaires sont particulièrement fiers de la nouvelle cuisine, qui n'offre aucune comparaison avec l'ancienne, complètement désuète. Marie-Claude a eu un coup de coeur pour l'îlot rouge qui trône fièrement au milieu de l'espace. «J'aimais beaucoup les armoires rouges, mais c'est la seule chose à laquelle Guy s'est fermement opposé. Il trouvait que ça faisait trop», explique Marie-Claude. 

Ils ont tranché la poire en deux : un dosseret de céramique rouge, posé par madame, et des armoires d'érable blond, posées... par un ébéniste. Un des seuls domaines où Guy et sa femme, des autodidactes, ont laissé des pros intervenir. «C'était un cas de divorce, sinon!» lance Marie-Claude, en riant, mais aussi très sérieuse. Les angles des murs ont rendu la pose des nouvelles armoires particulièrement difficile. «Ils ont vraiment fait un beau travail», constate Guy.

Marie-Claude a conservé et placé avec soin quelques... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Marie-Claude a conservé et placé avec soin quelques éléments de l'ancien décor : un cheval de bois, quelques vieilles malles, la machine à coudre de sa mère...

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Sa «petite cabane»

Les quartiers des parents ont été établis au grenier. Un retour aux sources pour Marie-Claude, qui y a dormi dans ses jeunes années. Beaucoup de boulot les attendait là aussi. «Il n'y avait aucune isolation dans les pentes du toit», explique Guy. Il a arraché toute la planche, réisolé et posé du gypse. «Je trouvais dommage de jeter toute cette belle planche, alors j'ai suggéré à Guy de la poser sur les murs», complète Marie-Claude.

L'effet rustique est réussi. On trouve aussi dans la pièce des vieux coffres et l'antique machine à coudre manuelle de sa mère, surmontée des encyclopédies de son père. «J'appelle cette pièce ma petite cabane», image Marie-Claude. Les fenêtres, agrandies pour des raisons de sécurité, donnent sur la cour intérieure de la maison. Elles diffusent maintenant une douce lumière dans cette grande pièce douillette.

Quatre grandes fenêtres offrent une belle luminosité à... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 4.0

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Quatre grandes fenêtres offrent une belle luminosité à l'aire ouverte où ont été aménagés le salon et la salle à manger.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

En rafale

  • Le budget :  55 000 $, dont 20 000 $ pour changer toutes les portes et fenêtres de l'immeuble
  • L'inspiration : la couleur rouge, et certains éléments récupérés de l'ancien appartement 
  • L'élément déclencheur :  le départ rapide de la mère de Marie-Claude Larouche, et son logement vacant riche en possibilités de réaménagement
  • Le conseil : «Il ne faut pas perdre patience», lance Guy. «Impliquer toute la famille», ajoute Marie-Claude. Outre ses deux garçons, le couple a eu beaucoup d'aide du frère de Marie-Claude, Alain, de ses soeurs, de nombreux neveux et nièces. «Sans leur aide, nous aurions eu de la difficulté à terminer à temps.» 
  • Le défi : «Les murs croches!» répond Guy sans hésitation.
  • L'anecdote : En défaisant un mur du grenier, un des fils du couple a trouvé un vieux paquet de biscuits Ritz, encore intact, acheté 15 sous. Personne n'a osé y goûter!

Vos rénos

Le Soleil a envie de voir vos projets de rénovation. Envoyez-nous vos photos avant et après les travaux, ainsi qu'un paragraphe explicatif à maison@lesoleil.com. Les journalistes du cahier Maison choisiront les meilleures réalisations et iront rencontrer les propriétaires pour en savoir plus sur leur inspiration, leurs histoires de chantier, leurs conseils.

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