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Une maison à Sept-Îles aux couleurs inspirées de Frida Kahlo

L'impressionnant îlot pensé et construit par Johanne Roussy,... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque)

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L'impressionnant îlot pensé et construit par Johanne Roussy, placé bien au centre de la cuisine, est devenu le coeur de la pièce.

Collaboration spéciale Fanny Lévesque

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Mai réchauffe à peine Sept-Îles. Le vestibule franchi, le décor aux couleurs flamboyantes de la maison de Marc Pelletier donne pourtant l'impression que l'été est bel et bien arrivé. C'est qu'ici, le soleil brille à l'année.

Marc Pelletier et Johanne Roussy, toujours complices après... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque) - image 1.0

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Marc Pelletier et Johanne Roussy, toujours complices après cette grande aventure qui aura duré huit ans. 

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«Qu'il fasse tempête de neige ou n'importe quoi, il fait toujours beau, il fait chaud tout le temps chez nous», assure le propriétaire. Difficile de ne pas le croire avec le rouge «pétant», le bleu et le orange qui colorent les murs de la salle à manger et de la cuisine, les pièces maîtresses du premier de la petite maison de bord de mer. 

La vaste fenestration avec vue sur la baie de Sept-Îles offre par ailleurs à la lumière tout le loisir de faire son chemin jusqu'à l'intérieur pour apporter un éclat unique à ces couleurs inspirées de Frida Kahlo. «J'ai peut-être été Latino dans une autre vie», n'hésite pas à dire M. Pelletier, assis à sa table, une massive pièce faite des portes indiennes.  

Attablée à ses côtés, sa complice de longue date, Johanne Roussy, celle à qui il a confié, presque les yeux fermés, tout le design de sa maison en 2001. «Marc a été ma muse longtemps, il me laissait faire exactement ce que je voulais, ç'a été beaucoup formateur pour moi», assure l'artiste multidisciplinaire. «J'y ai mis beaucoup d'amour.»

Les murs aux couleurs éclatantes offrent un faux... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque) - image 2.0

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Les murs aux couleurs éclatantes offrent un faux fini texturé avec des dégradés uniques, signés Denise Martel, peintre scénique de Montréal.

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Les anecdotes, les fous rires et les souvenirs défilent. Le chantier, ou plutôt leur grande aventure, aura duré huit ans. Presque une décennie donc, pendant laquelle le duo aura pensé les moindres détails de la maison. «On ne peut même pas évaluer aujourd'hui ce que tout ça vaut», lance Marc Pelletier.

Son acolyte signera notamment l'impressionnant îlot bien au coeur de la cuisine. «Je me voyais cuisiner avec un grand îlot et recevoir du monde», explique l'ancien restaurateur. «C'est Johanne qui l'a dessiné, fabriqué et construit.» Et le meuble vaut le coup d'oeil avec ses cinq tiroirs placés en croix, où panache de caribou et fer forgé se mélangent.

Les cadrages et les moulures n'ont rien d'ordinaire... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque) - image 3.0

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Les cadrages et les moulures n'ont rien d'ordinaire chez Marc Pelletier : ils amalgament «l'international au local». 

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Culture innue

Les références à la culture innue ne sont d'ailleurs jamais bien loin des oeuvres de la Septilienne, qui avait envie dans ce projet «de faire un genre d'archéologie à l'envers». «Je voulais dépasser l'idée que nous sommes des Québécois chez les Autochtones. Pour moi, nous sommes le monde entier chez les Autochtones.» 

Un élément qui se ressent surtout dans les moulures et cadrages de bois, très présents partout à travers la maison. Ici, c'est l'Égypte et là, c'est la Tunisie, mais l'écorce de l'épinette ne perd jamais sa place. «Nous sommes venus nous intégrer à la forêt, qui fait corps avec la culture», explique-t-elle. 

À l'étage, l'ambiance n'est plus là même. C'est le vert et le calme qui habitent la seule pièce qui sert de chambre principale. «Je voulais mettre du rouge partout, mais Johanne me tempérait», rigole M. Pelletier. «J'avais envie que mon ami puisse se recueillir», renchérit l'artiste. «C'était un peu l'idée du temple de la nature.» 

C'est qu'à l'époque, la vie de Marc Pelletier, qui exploitait deux restaurants, tourbillonnait. «Je voulais qu'il se rapproche de la spiritualité», rajoute l'artiste, qui lui a créé une grande oeuvre murale près de son lit. Des dizaines de carrés de bois arborant des troncs d'arbre abandonnés et récupérés se côtoient pour «figer le processus de la mort» et donner une nouvelle vie à la ressource.

«L'amitié a apporté ça aussi, la spiritualité», renchérit M. Pelletier. L'artiste opine du bonnet. «On a traversé plein d'affaires, mais notre amitié a évolué, a tenu.» Une relation à la valeur inestimable, tout comme l'oeuvre qu'ils ont créée.

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