Dans l'antre d'un papa monoparental

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En suivant le conseil avisé d'une amie, Daniel L. Moisan a peint son revêtement extérieur en gris et sa porte en rouge.

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(Québec) Du rouge, du gris, du blanc. Du IKEA monté à l'huile de bras. Un vélo perché sur un piano. Deux chambres d'ados impénétrables. Un studio de musique au grenier. Bienvenue dans l'antre d'un papa monoparental.

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Daniel L. Moisan entouré de ses enfants, Louis, 14 ans, Victoria, 16 ans, et son teckel Philly

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Le musicien a aménagé une pièce de 13 pieds sur 19 pieds au grenier pour installer son studio.

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Daniel L. Moisan a acheté sa première maison dans Saint-Sacrement en 1997 pour y fonder sa famille. Il y vit toujours, la moitié du temps avec sa fille de 16 ans, Victoria, et son fils de 14 ans, Louis. S'ajoutent à la maisonnée son teckel Philly et son chat Baklava, deux joyeux lurons constamment lovés l'un contre l'autre.

La cuisine a été rénovée il y a cinq ans, du tout IKEA bois et laqué blanc. Le comptoir en L convivial lui permet de cuisiner son fameux club sandwich façon Dan aux enfants et de recevoir ses nombreux amis confortablement. Total de la facture : 5400 $, incluant l'installation des armoires par des menuisiers. Au sol, il a lui-même posé les belles grandes tuiles gris souris, les mêmes qui se trouvent dans la salle de bain rénovée.

«Mon beau-frère de l'époque a posé la première rangée et m'a dit : "Maintenant que tu sais comment faire, bonne journée!"» Il s'en est très bien tiré.

Pendant le tour du propriétaire, Daniel L. Moisan s'assure que le photographe n'ira pas dans les chambres des enfants, zone hautement privée. «Leur chambre est rendue leur résidence principale et le reste de la maison, leur résidence secondaire. À leur âge, j'aimais avoir la paix, alors je les respecte là-dedans.»

En poursuivant la visite, il montre des rails entre le salon et le boudoir, pour glisser au besoin des portes amovibles. À trois reprises, il a fermé la pièce du fond pour créer une quatrième chambre et accommoder sa famille reconstituée.

Mais sans femme chez lui depuis quatre ans et demi, il songe à y installer son bureau de façon définitive. «Je passe beaucoup de temps dans mon univers», dit celui qui est travailleur autonome, publicitaire, écrivain, musicien.

Il dit commencer à peine à s'approprier sa maison, alors que pendant des années, il était en attente. L'amour est passé à quelques reprises, avec ses compromis. Daniel Moisan a fait plusieurs travaux alors qu'il était en couple, a rénové l'extérieur avec l'idée de revendre. Mais il est finalement resté dans cette demeure qu'il a toujours gardée comme repère pour ses enfants.

«À la mi-quarantaine, les gens sont installés. Tu rencontres une fille, elle a sa maison. C'est difficile de marier les deux univers. Ça complique la donne.»

Résultat, un intérieur de plus en plus assumé, masculin, ultra-fonctionnel pour sa vie familiale. Toutes les pièces sont réparties sur un même étage. Partout ou presque, les murs sont blancs. La couleur vient d'affiches de New York, de Londres, des canapés, des fauteuils, de la bibliothèque, des tables d'appoint, tous signés IKEA.

Daniel L. Moisan ne tarit pas d'éloges au sujet du géant suédois. «Ça te permet de changer de décor pour pas trop cher, et la qualité est acceptable.» Il pointe les housses de son canapé gris, qu'il pourra changer aisément si le coeur lui en dit.

«Quand tu arrives chez IKEA, en montant l'escalier roulant, tu es jaloux de voir tous les couples autour de toi. Mais très vite, tu es bien content de constater qu'ils s'engueulent toute la gang», dit-il avec humour.

Dans son grenier, accessible par un escalier de fortune, Daniel le musicien a percé une fenêtre inspirante sur le jardin. La lumière fuse dans les combles qui lui servent de studio de musique et d'enregistrement pour son groupe Mosquito-B. Les guitares sont alignées, des affiches, des souvenirs, des photos de ses enfants tapissent les murs. Curieux, Baklava nous a suivis jusque là-haut.

Cette maison, dont Daniel parle avec beaucoup d'amour, est le parfait compromis entre le centre-ville et la banlieue. À quelques mètres du Cégep Garneau, elle est entourée de verdure.

Le propriétaire de qui il l'a achetée, qui l'avait fait construire en 1957, laissait tout pousser. «Finalement, j'ai perpétué sa jungle urbaine. Mais peut-être plus par nonchalance. J'ai misé sur les vivaces, j'ai de la menthe à donner pour toute la ville!»

Quand l'entrevue est terminée, Daniel finit de préparer le club sandwich pour ses enfants qui attendent patiemment sur le canapé. Au côté de Philly et de Bak, ils font un vrai beau portrait de famille.

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