Éclairage extérieur: ambiance tamisée au jardin

Tableau d'hiver. Le designer paysagiste Claude Genest joue... (Photo fournie par Paysages Genest)

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Tableau d'hiver. Le designer paysagiste Claude Genest joue avec la lumière dans son propre jardin, en plein coeur du Trait-Carré.

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(Québec) Éclairer le jardin, c'est créer une mise en scène pour la nuit. Reproduire un clair de lune, un ciel étoilé, une volée de lucioles dans les bosquets. Pour étirer le temps passé dehors, on peut aussi guider les pas, éclairer les marches et les allées, comme au cinéma.

Borne solaire à la DEL en forme de... (Photo fournie par IKEA) - image 1.0

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Borne solaire à la DEL en forme de coquelicot blanc ou vert de la collection SOLVINDEN de IKEA. Prix courant : 11,99 $ chacune.

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Pour ce projet en façade, Le Regard vert... (Photo fournie par Le Regard vert) - image 1.1

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Pour ce projet en façade, Le Regard vert a mis l'accent sur trois potées fleuries éclairées à la DEL. Le pavé de béton a été perforé au sol pour recevoir de discrets luminaires qui sécurisent en même temps la circulation dans l'allée.

Photo fournie par Le Regard vert

Claude Genest, designer paysagiste, aime jouer avec les faisceaux lumineux. Il parle d'«éclairage fantôme». «Pouf», un arbre apparaît, puis disparaît dans le noir. Il en fait un point focal, un élément punch, qui peut même venir atténuer, distraire, détourner la vue de chez le voisin. Créant alors de l'intimité.

Les arbres, il les éclaire plus de côté qu'en façade, «à droite et à gauche, pour faire de l'encadrement». Il introduit parfois de la couleur.

Il travaille notamment avec des lumières à l'halogène qu'il qualifie «d'ancien système», des ampoules qui chauffent beaucoup et font fondre la neige l'hiver. Il en résulte des tableaux époustouflants.

Il utilise aussi la DEL, qu'il trouve intéressante, mais qui ne dégage pas de chaleur. «L'hiver, tu n'as plus l'effet.» 

Quant à l'éclairage solaire, ça ne donne pas beaucoup de lumière, il n'y voit pas d'intérêt.

Son entreprise, Paysages Genest, offre les luminaires LUBO de Carignan, en Montérégie. Des produits dans lesquels il a confiance. «C'est en cuivre, ça se répare bien, la lampe se change très rapidement. On peut y mettre de la DEL ou du MR16. Quand je les installe, je les garantis 10 ans.»

Si l'éclairage est son dada, il mise sur la sobriété, parce que trop de lumière agresse. «Notre pire ennemi, c'est l'éclairage des voisins, qui est souvent très fort.» Certaines maisons sont trop lumineuses, avec les lampadaires, les encastrés extérieurs et les lampes murales. «On dirait des arbres de Noël!» lance le designer paysagiste. 

Dans un quartier, ce ne sont pas ces maisons devant lesquelles les gens vont s'arrêter, fait-il remarquer. Mais plutôt celles qui ont un éclairage tamisé.

Il souligne qu'il existe des cache-lumière, un genre de tube coupé en biseau qui camoufle l'ampoule. «Ça vient équilibrer, donner une douceur, un velouté.»

S'inspirer de la nature

«En aménagement paysager, on cherche à créer des espaces en harmonie avec la nature. Et ce que la nature nous enseigne, c'est de rester humble et discret, tout en étant esthétique.»

Édith Desgagnés, vice-présidente de l'entreprise Le Regard vert, ne pousse jamais la note de l'éclairage extérieur. Ambiance feutrée, respect de l'intimité prévalent toujours. Une utilisation excessive de la lumière vient en contradiction avec son travail. «Ça donne

l'effet de quelqu'un qui se maquille trop», illustre-t-elle, en précisant qu'il s'agit là de son opinion personnelle.

À l'heure actuelle, elle note que l'éclairage à la DEL est prédominant. À l'extérieur, il est plus performant que l'éclairage solaire, qu'on peut se procurer en quincaillerie et pour lequel elle entend beaucoup de déception. Elle-même n'a pas recours au solaire.

Dans ses projets, elle privilégie un éclairage jaune plutôt que bleu. «C'est plus chaud et ça pollue moins. L'éclairage bleu fatigue les yeux.»

Ses fournisseurs de confiance sont Aquasol à Saint-Hyacinthe et Hydralis à Québec. Elle parle aussi de la compagnie Kichler, qui a fait sa marque depuis des années et dont les produits se trouvent sur le marché. Elle souligne que Multi Luminaire a un bon échantillonnage et offre un bon service.

En magasin, outre les murales extérieures et les lampadaires, quelques lumières de jardin sont présentées. La plupart peuvent être vues en catalogue ou sur le site Web. Frédéric Lussier, directeur général de Multi Luminaire à Québec, indique que les fournisseurs sortent peu de nouveautés par année. La raison? Les clients ne les changent pas si régulièrement.

Sur tiges, encastrés, en forme de cloches, de miniprojecteurs, au fini bronze, brun, noir, les styles sont variés.

Sur Internet : paysagesgenest.com; amenagement-paysager-quebec.com; multiluminaire.ca

Un luxe d'au moins 3000 $

Pour quelques points lumineux autour d'un bungalow standard, Édith Desgagnés de l'entreprise Le Regard vert estime la facture à 3000 $ minimum. Elle parle d'un arbre, de l'entrée, du stationnement, éclairés avec un système de base. «L'éclairage extérieur est un luxe», dit-elle sans ambages. 

Même son de cloche de la part de Frédéric Lussier, directeur général de Multi Luminaire, à Québec. «Il faut que la clientèle ait une poche assez profonde.»

Et si on veut mettre en vedette un seul arbre, par exemple? M. Lussier pointe un luminaire d'accentuation vendu 80 $. Avec une ampoule à la DEL, le montant grimpe à 110 $. Mais encore faut-il apporter le filage jusqu'à l'arbre. Et dès qu'il y a un raccord électrique, il faut faire appel à un professionnel. Il souligne qu'un électricien demande rarement en bas de 75 $ l'heure.

Aussi, est-ce que l'électricien fournit le filage? Est-ce que c'est lui ou le client qui creuse la tranchée? Est-ce que la lumière est raccordée à un interrupteur dans la maison? Est-ce qu'on la rattache à une minuterie? À une commande?

Étant donné les prix, l'éclairage n'est pas une priorité pour les propriétaires d'une première maison, remarque Édith Desgagnés. Et souvent, le projet se limite à un éclairage d'appoint pour sécuriser l'entrée. Ce qui peut représenter un investissement de 700 $, selon elle.

Prévoir pour économiser

Pour ceux qui aiment les effets de lumière au jardin, elle recommande de planifier une éventuelle installation dès l'aménagement du terrain. En plaçant les fils à l'avance, les gens pourront greffer plus tard les appareils qu'ils veulent. Une prévoyance qui fera épargner des sous, indique la spécialiste.

Petite règle de sécurité, si

le système est placé dans les platebandes, elle suggère de recouvrir les fils d'une gaine. «Si on change des vivaces de place, c'est plus sûr.»

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