Dans la caverne d'un accessoiriste

  • L'atelier de François Beauchemin sert d'espace d'entreposage pour ses nombreuses trouvailles ainsi que comme lieu de création. (Le Solei, Erick Labbé)

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    L'atelier de François Beauchemin sert d'espace d'entreposage pour ses nombreuses trouvailles ainsi que comme lieu de création.

    Le Solei, Erick Labbé

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  • Dans l'atelier de François Beauchemin se trouvent ces deux bancs : un en mouton de Perse (au fond) et l'autre en retailles diverses de fourrure. (Le Solei, Erick Labbé)

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    Dans l'atelier de François Beauchemin se trouvent ces deux bancs : un en mouton de Perse (au fond) et l'autre en retailles diverses de fourrure.

    Le Solei, Erick Labbé

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  • L'accessoiriste François Beauchemin a travaillé sur plusieurs plateaux de télé ou de cinéma. Il a créé ce superbe montage d'accessoires antiques pour la populaire émission<em> Les Chefs</em>. (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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    L'accessoiriste François Beauchemin a travaillé sur plusieurs plateaux de télé ou de cinéma. Il a créé ce superbe montage d'accessoires antiques pour la populaire émission Les Chefs.

    Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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  • L'atelier de François Beauchemin sert d'espace d'entreposage pour ses nombreux trouvailles ainsi que comme lieu de création. On voit ici deux bancs : un en mouton de Perse (au fond) et l'autre en retailles diverses de fourrure. (Le Solei, Erick Labbé)

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    L'atelier de François Beauchemin sert d'espace d'entreposage pour ses nombreux trouvailles ainsi que comme lieu de création. On voit ici deux bancs : un en mouton de Perse (au fond) et l'autre en retailles diverses de fourrure.

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  • Vos petits mousses seront ravis de s'asseoir dans un fauteuil aussi doux. Celui-ci était auparavant recouvert de vinyle orange. (Le Solei, Erick Labbé)

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    Vos petits mousses seront ravis de s'asseoir dans un fauteuil aussi doux. Celui-ci était auparavant recouvert de vinyle orange.

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  • Ce pouf est en vison brun a du style avec son ajout de queue de renard. On remarque qu'il est en angle, pour plus de confort. (Le Solei, Erick Labbé)

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    Ce pouf est en vison brun a du style avec son ajout de queue de renard. On remarque qu'il est en angle, pour plus de confort.

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  • L'accessoiriste François Beauchemin a travaillé sur plusieurs plateaux de télé ou de cinéma. (Le Solei, Erick Labbé)

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    L'accessoiriste François Beauchemin a travaillé sur plusieurs plateaux de télé ou de cinéma.

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  • L'atelier de l'accessoiriste François Beauchemin sert d'espace d'entreposage pour ses nombreuses trouvailles et de lieu de création. (Le Solei, Erick Labbé)

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    L'atelier de l'accessoiriste François Beauchemin sert d'espace d'entreposage pour ses nombreuses trouvailles et de lieu de création.

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  • Cette tricoteuse permettait aux femmes de s'adonner à leur art sans être incommodées par les bras des chaises berçantes traditionnelles. Elle a été recouverte par de la fourrure de phoque rasée noire. L'ajout au dossier est en renard norvégien. (Le Solei, Erick Labbé)

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    Cette tricoteuse permettait aux femmes de s'adonner à leur art sans être incommodées par les bras des chaises berçantes traditionnelles. Elle a été recouverte par de la fourrure de phoque rasée noire. L'ajout au dossier est en renard norvégien.

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  • François Beauchemin a un faible pour les poufs. Celui-ci est fait avec un manteau de fourrure de lynx recyclé. À noter, le relief de la pièce et la queue tressée avec des cordons. L'angle du meuble offre un meilleur confort pour les pieds. (Le Solei, Erick Labbé)

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    François Beauchemin a un faible pour les poufs. Celui-ci est fait avec un manteau de fourrure de lynx recyclé. À noter, le relief de la pièce et la queue tressée avec des cordons. L'angle du meuble offre un meilleur confort pour les pieds.

    Le Solei, Erick Labbé

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  • Cette ancienne chaise de coiffeuse reprend du poil de la bête avec son revêtement de fourrure de loutre. L'ajout en renard norvégien donne une touche d'élégance. (Le Solei, Erick Labbé)

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    Cette ancienne chaise de coiffeuse reprend du poil de la bête avec son revêtement de fourrure de loutre. L'ajout en renard norvégien donne une touche d'élégance.

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<p>Anne Drolet</p>
Anne Drolet
Le Soleil

Bienvenue dans la caverne d'Ali Baba!

C'est ainsi que l'accessoiriste François Beauchemin accueille la journaliste dans son atelier, qui lui sert à la fois d'espace d'entreposage et de lieu de création pour ses oeuvres en fourrure recyclée (lire autre texte). Des bacs en plastique remplis de trouvailles, des paniers d'osier de toutes les grandeurs qui côtoient des décorations de Noël vintage : il faut être ramasseux pour être accessoiriste. «J'adore l'objet», dit-il simplement. «J'essaie de garder des accessoires de base ici. On te demande tout le temps un sapin de Noël au mois de juin!» illustre-t-il. Mais encore faut-il avoir le bon sapin : chaque projet est unique, chaque vision différente. Et le sapin utilisé dans une production ne conviendra peut-être pas à la prochaine.

Abonné des brocantes, M. Beauchemin y va pour dénicher des articles précis pour un projet. D'autres fois, il trouve une perle rare et la garde en attendant d'en avoir besoin. «J'aime beaucoup utiliser le matériel usagé dans des aménagements. L'objet usagé est beaucoup plus plaisant que l'objet neuf», affirme-t-il. Si un vêtement est neuf, il faut le laver pour qu'il ait l'air d'avoir été porté. Le meuble neuf doit aussi avoir quelques cicatrices pour devenir plus crédible. «Le mobilier, il faut que tu le scratches, que tu le maganes un peu, tu l'échappes. La vie quotidienne n'est pas neuve.» Reproduire la vie quotidienne. Voilà le mandat de l'accessoiriste dans la plupart des films et des émissions.

François Beauchemin roule sa bosse sur des plateaux de tournage depuis la fin des années 90. Il a participé à de nombreuses productions, dont La face cachée de la lune de Robert Lepage, la série Chambre 13, la populaire émission Les chefs!, ainsi qu'à plusieurs campagnes de publicité.

Observateur aguerri

Que faut-il pour être un bon accessoiriste? «Je suis observateur de la société. Je suis sur la chaise du dentiste, on est en train de me réparer les dents et moi, je regarde autour. C'est quoi les instruments qu'il utilise? Même chose chez le vétérinaire, le mécanicien, le médecin. Toutes ces professions-là que je ne connais pas, mais que j'essaie d'apprendre au fur et à mesure», explique-t-il.

La face cachée...

Pour le film La face cachée de la lune, l'équipe a été confrontée à un drôle de problème, se rappelle François Beauchemin. «On avait refait le décor à l'intérieur de la caserne de Robert Lepage. Dans la scène de la fin, tu as les personnages qui rentrent dans l'appartement, mais il fallait qu'ils parlent et que ça soit gelé parce que l'appartement avait manqué d'électricité. Il n'y avait pas de fumée qui sortait par la bouche», raconte-t-il. Comme c'était l'hiver, ils ont ouvert la porte pour refroidir le plateau, ont essayé d'utiliser de la glace, mais rien ne fonctionnait. Il n'y avait toujours pas de buée. Qu'est-ce qui a marché, finalement? «L'infographie», lance-t-il en riant. Les décorateurs avaient aussi dû travailler fort pour que l'appartement, les meubles et les accessoires aient l'air d'être gelés, se rappelle-t-il.

Pas de bol

François Beauchemin a participé aux cinq saisons de l'émission culinaire Les chefs!  (photo). Son mandat consistait à s'occuper de la gestion du garde-manger et de la nourriture, pour que la présentation des aliments soit à la fois pratique et esthétique. Il devait aussi fournir la vaisselle. Pour le dernier épisode, les finalistes rendaient hommage au grand chef Paul Bocuse, en cuisinant notamment sa célèbre soupe aux truffes noires VGE. Les bols dans lesquels elles sont normalement servies coûtaient au bas mot 70 $ pièce, et il en fallait plus d'une dizaine. François Beauchemin a donc dû travailler fort pour dénicher des bols très semblables, mais à une fraction du prix.

Du mobilier confortable... et réconfortant

Vous rappelez-vous vos partys de famille, enfant, quand vous vous couchiez sur la pile de manteaux déposés sur le lit, la tête enfouie dans la fourrure? C'est ce sentiment que tente de raviver l'artiste-recycleur François Beauchemin avec ses créations recouvertes de précieux pelage. Du mobilier qui, en plus d'être confortable, se veut aussi réconfortant.

Accessoiriste de métier (voir l'autre texte), François Beauchemin est un amoureux des objets. Il déteste par le fait même le gaspillage. «Je trouve que l'objet aujourd'hui est fait rapidement et est fait pour être jeté. Je trouve ça désolant. [...] Tout le mobilier, avant la mélamine, était durable. Aujourd'hui, ça ne dure plus.»

Il a donc choisi de donner une deuxième vie à des meubles et à des manteaux de fourrure défraîchis en les mariant ensemble. Un fauteuil berçant pour enfants - en vinyle orange - devient ainsi un majestueux siège sur lequel même les grands voudraient s'asseoir!

Ces derniers ne sont toutefois pas en reste : une élégante chaise de coiffeuse, parée de pelage de loutre et de renard norvégien, trône à ses côtés. Coussins, tabourets et bancs sont aussi revisités.

Mais François Beauchemin a une prédilection pour le pouf. «On l'a oublié dans nos décors. On a mis de côté cet aspect-là, de se reposer les pieds», avance-t-il. Il en a créé plusieurs, en lynx ou en vison par exemple. Certains ont même un angle particulier, pour plus de confort.

Une matière idéale

L'artiste voit de nombreux avantages à utiliser de la fourrure pour recouvrir du mobilier. La nature étant bien faite, elle est chaude en hiver, mais somme toute assez fraîche en été, dit-il. C'est une matière douce, esthétique, assez durable et facile d'entretien. Mais avant tout, la fourrure a pour lui un côté chaleureux et réconfortant, qui lui rappelle son enfance et les fêtes de famille.

Il raconte qu'enfant, sa mère l'a initié au rembourrage après avoir elle-même appris la technique de sa mère. «Pendant que j'écoutais la télé, on rembourrait, moi et ma mère, les chaises de la maison. Cette passion-là m'est venue jeune. Voir comment c'était fabriqué, j'adorais ça», explique l'artiste.

Plusieurs personnes ont reçu en cadeau ou en héritage des manteaux de fourrure de leurs proches. Elles ont un attachement sentimental, mais ne veulent pas nécessairement le porter. Plutôt que de laisser ses vêtements dormir dans la garde-robe, l'artiste propose de leur donner une toute nouvelle vocation.  Ainsi, le manteau de grand-maman peut recouvrir une chaise, un tabouret ou un pouf que l'on veut remettre au goût du jour. On fait alors d'une pierre deux coups! «C'est cette vision de dire : "Deux choses que j'aurais jetées vont en devenir une que je vais garder et qui va me refaire penser à des personnes que j'aimais"», fait valoir l'accessoiriste.

François Beauchemin compte présenter ses créations au grand public en décembre, au Salon des artisans de Québec. Ce sera l'occasion pour les consommateurs de voir ses meubles, mais aussi les accessoires vestimentaires (foulard, pompons) qu'il crée avec les retailles de fourrure. La page Facebook de François Beauchemin

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