Claire-Alexie Turcot, sculpteure à la tronçonneuse

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Claire-Alexie Turcot travaille «par soustraction». Elle a suspendu, derrière elle, le vieux coffre à outils de son grand-père.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) À part un bûcheron, qui travaille avec une tronçonneuse et des billots? La sculpteure Claire-Alexie Turcot peut lever la main et saluer, du même geste, les «bons voisins» qui endurent le vacarme de sa scie électrique.

«Ce renard est mon plus petit format de... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.0

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«Ce renard est mon plus petit format de sculpture», mentionne Claire-Alexie Turcot.

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Les marques de scie sont bien visibles sur... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.1

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Les marques de scie sont bien visibles sur ce lion.

Le Soleil, Patrice Laroche

La scie est beaucoup utilisée en sculpture, dit-elle. «Mais il faut apprivoiser la bête», convient-elle. Même pour les plus aguerris, c'est toujours «épeurant».

Dans un atelier qui a pignon sur ruelle dans le quartier Limoilou, elle taille le tilleul à l'oeil, sans maquette ni croquis. Elle dit qu'elle travaille «par soustraction».

«La sculpture sur glace m'a aidée», explique-t-elle, en énumérant les démonstrations auxquelles elle a participé à l'Hôtel de glace de Québec et aux Nuits polaires de Trois-Rivières.

Elle est pas mal exubérante, cette grande femme de 38 ans qui a été comédienne pour le Cirque Éos, qui a appris la danse, qui sait maquiller les gens et qui adore performer devant un public. «Oui, j'ai un côté spectacle», confirme-t-elle.

La semaine dernière, elle s'est envolée pour Erto e Casso, dans les Dolomites, en Italie, pour participer à un symposium de sculpture sur bois de trois jours. Elle a apporté sa tronçonneuse et la photo de lapin qui lui a servi de modèle. Elle a travaillé en direct, dans une chouette formule qui lui permet de parler avec les spectateurs.

Claire-Alexie Turcot a obtenu son diplôme de la Maison des métiers d'art de Québec en 2006.

Phase animalière

Depuis deux ans, elle traverse une phase animalière. Ses renards, ses ours et ses lapins ont des bouilles amicales, mais ils sont labourés de cicatrices, de morsures et d'égratignures infligées par la scie tortionnaire. «J'exprime mon côté rebelle», confie l'artiste aux mains rugueuses comme le cuir.

Claire-Alexie Turcot est aujourd'hui «invitée» aux symposiums italiens de sculpture en direct. Pour elle, ça ressemble à des vacances. Ce début de renommée, elle l'attribue aux deux récompenses qu'elle a remportées à Belluno, en novembre 2013, avec un «renard bien sympathique» : le premier prix du jury et le prix des enfants.

Les sculpteurs italiens lui ont appris à vider le coeur de ses bûches, à la manière des statuaires du pays. «Ils ont un style très différent du mien, note-t-elle. Là-bas, je sors de nulle part.»

«Plus brouillon», son mouvement exige une dose supplémentaire d'énergie. Mais la rapidité d'exécution et le résultat immédiat sont «libérateurs». Et au final, avec ses personnages inspirés des contes et des fables, la sculpteure satisfait son «puissant besoin de divertir et de raconter des histoires».

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