La gare fluviale de Lévis, une fierté verte

  • Transparent, léger, invitant, «l'édifice impressionne», trouve Jocelyn Fortier, président et directeur général de la Société des traversiers du Québec. (Stéphane Groleau)

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    Transparent, léger, invitant, «l'édifice impressionne», trouve Jocelyn Fortier, président et directeur général de la Société des traversiers du Québec.

    Stéphane Groleau

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  • Vue de la gare fluviale, côté falaise. (Stéphane Groleau)

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    Vue de la gare fluviale, côté falaise.

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  • Le hall de neuf mètres de hauteur est orienté sud et très lumineux. À droite, le circuit des départs. (Stéphane Groleau)

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    Le hall de neuf mètres de hauteur est orienté sud et très lumineux. À droite, le circuit des départs.

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  • L'édifice de deux étages évoque autant des portions de navires en construction que les anciennes usines et chantiers sur le site. (Stéphane Groleau)

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    L'édifice de deux étages évoque autant des portions de navires en construction que les anciennes usines et chantiers sur le site.

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  • Cette perspective 3D de la gare montre bien la toiture évoquant les embâcles. (Image fournie par GLCRM et associés)

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    Cette perspective 3D de la gare montre bien la toiture évoquant les embâcles.

    Image fournie par GLCRM et associés

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  • Structure apparente, vue sur le fleuve, toute la place est laissée à l'architecture. Outre l'éclairage et les gicleurs, la mécanique du bâtiment est savamment camouflée. (Stéphane Groleau)

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    Structure apparente, vue sur le fleuve, toute la place est laissée à l'architecture. Outre l'éclairage et les gicleurs, la mécanique du bâtiment est savamment camouflée.

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  • Une partie de la toiture est en cèdre rouge, la structure est composée entre autres d'épinette noire, et la terrasse est fabriquée en mélèze, choisi pour ses qualités de durabilité et d'imputrescibilité. (Stéphane Groleau)

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    Une partie de la toiture est en cèdre rouge, la structure est composée entre autres d'épinette noire, et la terrasse est fabriquée en mélèze, choisi pour ses qualités de durabilité et d'imputrescibilité.

    Stéphane Groleau

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  • L'acier et le verre se mélangent aux poutres et panneaux en bois de Nordic Structures. (Stéphane Groleau)

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    L'acier et le verre se mélangent aux poutres et panneaux en bois de Nordic Structures.

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  • Vue d'ensemble du secteur de la traverse (Le Soleil, Patrice Laroche)

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    Vue d'ensemble du secteur de la traverse

    Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Depuis l'été dernier, les Lévisiens étrennent leur nouvelle fierté : une gare fluviale toute neuve, toute belle, et verte par-dessus le marché. Le Conseil du bâtiment durable du Québec organisait récemment une visite guidée de l'édifice en voie d'obtenir une certification LEED argent.

En dehors comme en dedans, la nouvelle gare fluviale de Lévis respire l'harmonie. Un environnement sain, dans un édifice sain. Bois, verre, acier s'entrecroisent, laissant toute la place aux vues sur le fleuve, Québec, la falaise. 

«L'édifice impressionne. C'est un exemple à suivre de revitalisation réussie et particulièrement bien adaptée à son milieu», s'exclame Jocelyn Fortier, président et directeur général de la Société des traversiers du Québec (STQ), pour qui une signature écologique forte est primordiale.

L'ancienne gare sise dans un édifice construit en 1864 était devenue vétuste. «Les installations ne répondaient plus aux besoins», rappelle M. Fortier qui souhaitait améliorer l'expérience client pour le million d'usagers qui passent par là chaque année. 

La firme d'architectes Gagnon, Letellier, Cyr, Ricard, Mathieu et associés (GLCRM) a conçu la nouvelle gare, érigée plus près du fleuve. Et avec les ingénieurs, tous ont usé de «stratégies» pour en faire un bâtiment durable.

Même pendant la construction, plusieurs mesures ont été prises pour prévenir la pollution. Comme réduire la poussière et les sédiments sur le chantier. Les déchets de construction, comme l'asphalte, ont aussi été gérés de façon particulière.

L'édifice décortiqué

Quand Maxime Turgeon, architecte chez GLCRM, décortique le bâtiment, il parle d'abord de la «cinquième façade», la grande toiture disloquée qui évoque les embâcles sur le fleuve. Sa couleur blanche permet par la même occasion de réduire les îlots de chaleur sur le site. Un bon point en vue de la certification LEED. Pour la nouvelle gare, les concepteurs visent un niveau Argent, soit un total de 50 à 59 points.

L'utilisation de matériaux régionaux et de bois certifié pèse aussi dans la balance écologique. Une partie de la toiture est en cèdre rouge, la structure est composée entre autres d'épinette noire et la terrasse est fabriquée en mélèze, choisi pour ses qualités de durabilité et d'imputrescibilité, explique Maxime Turgeon, concepteur et coordonnateur LEED du projet chapeauté par Marc Letellier. 

Il mentionne que l'assise de l'édifice et la structure en bois ont été conçues pour rappeler le passé industriel du site, les quais et les empilements de bois. Quant aux volumes de métal du bâtiment, ils suggèrent des portions de navire en construction. Voilà pour le concept. Il note par ailleurs que l'acier utilisé comprend un fort pourcentage de matières recyclées.

Opération camouflage

Jean-Robert Hardy, ingénieur pour Tetra Tech, raconte le défi de son équipe pour camoufler l'équipement mécanique et laisser place à l'architecture. Il parle d'un bâtiment épuré, avec beaucoup de vitrage, de belles vues. «Mais si on veut que les gens l'apprécient, il doit aussi être confortable, il ne doit pas y faire trop chaud ou trop froid.»

Tout le système est donc intégré à la structure, caché. Restent apparents les «services essentiels», soit l'éclairage et les gicleurs. La salle des machines au sous-sol est rutilante et performante. On parle de réduction de la consommation d'eau potable et de récupération d'énergie.

Pour une première fois, la gare de Lévis accueille un bureau administratif dans lequel le contrôle de l'éclairage se fait à l'aide de détecteurs de mouvements.

En cours de visite, l'architecte Maxime Turgeon mentionne encore quelques détails. Des ventilateurs en bois qui augmentent le brassage de l'air et l'efficacité énergétique, des toiles solaires motorisées sur certaines faces. L'été, l'aménagement paysager ne nécessite pas d'eau pour l'entretien.

Le site lui-même compte un stationnement de 150 places pour les voitures, un stationnement pour bicyclettes et l'accès aux autobus de la Société de transport de Lévis.

Ultimement, la nouvelle gare est fonctionnelle et permet une meilleure fluidité du mouvement des passagers. 

Jocelyn Fortier de la STQ insiste sur le volet touristique de la traverse. Pour le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, il s'agit d'un élément central, porte d'entrée sur sa ville.

En chiffres

  • 8,5 millions $: coût de l'édifice de la nouvelle gare fluviale de Lévis
  • 60: mombre de personnes que peut accueillir la gare, en comptant l'espace sur la terrasse en bois
  • 1775 tonnes: quantité de déchets de construction gérée de façon écoresponsable, soit environ 99 % de l'ensemble des débris
  • 53 %: proportion de matériaux régionaux utilisés lors de la construction
  • 81 %: proportion de bois utilisé certifié FSC (Forest Stewardship Council, un label environnemental)
  • 14 %: proportion de contenu recyclé
  • 1,7 million: nombre de passagers sur les traversiers faisant la navette entre Québec et Lévis en 2014-2015, dont près de 200 000 cyclistes et 347 000 véhicules

L'ancienne gare de Lévis

La vieille gare est un édifice patrimonial construit... (Fournie par la Société des traversiers du Québec) - image 4.0

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La vieille gare est un édifice patrimonial construit en 1864.

Fournie par la Société des traversiers du Québec

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, confirme que la Ville va se porter acquéreur de la vieille gare utilisée pour la traverse, un édifice «magnifique», «situé dans un endroit stratégique». «Ça devrait être réglé dans les semaines qui viennent». Il réitère son intention de restaurer la marquise, toiture qui abritait les gens descendant du train autrefois. «C'est probablement l'élément le plus significatif sur le plan historique, c'est le seul élément d'origine» du bâtiment patrimonial construit en 1864. Les travaux devraient d'élever à 300 000 $. Le maire parle aussi d'un montant de 1 million $ qui sera investi pour rénover la vieille gare. Il prévoit y aménager un bureau d'information touristique, ainsi qu'un centre d'exposition et d'histoire. «On planifie la construction d'un centre d'archives et d'histoire à Lévis sur le boulevard Guillaume-Couture, mais on va avoir des antennes d'expositions, une à Saint-Nicolas, une à la traverse.» Les collections du Collège de Lévis, par exemple, pourraient y aboutir.

Le Quai Paquet et les environs

À proximité de la gare fluviale, les jeux d'eau du quai Paquet jailliront cet été. Le maire Gilles Lehouillier indique que les travaux et l'aménagement paysager seront complétés à temps. Il parle de 20 M$ investis dans la zone de l'esplanade et le secteur du quai, de 19 pompes sous-terraines, de 120 jets d'eau jusqu'à neuf mètres de hauteur, de 600 ml d'eau propulsés à la seconde. «De l'eau entièrement récupérée», précise-t-il. Le maire a aussi des projets pour la rue Saint-Laurent, en face. «Normalement, on devrait avoir à l'automne le plan d'action pour le programme particulier d'urbanisme pour le secteur du Vieux-Lévis. Du côté nord de la rue St-Laurent, c'est une place publique. Du côté du cap, on va chercher à rebâtir un tissu urbain avec des règles très précises en intégration architecturale et un trottoir élargi pour permettre les cafés et les terrasses.» La Ville a notamment confié à des consultants des études sur la volumétrie en vue d'implanter des hôtels. Pour commencer, des travaux d'infrastructures d'aqueducs et d'égouts sont prévus cet été. Les citoyens du secteur seront d'ailleurs rencontrés, ajoute le maire.

La gare de Québec

La gare fluviale de Québec... (Photothèque Le Soleil) - image 7.0

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La gare fluviale de Québec

Photothèque Le Soleil

Avec une vis-à-vis comme la gare fluviale de Lévis, la gare de Québec aura-t-elle droit à une cure de jouvence? Jocelyn Fortier, président et directeur général de la Société des traversiers du Québec (STQ), indique que l'extérieur de l'édifice au design des années 70, bétonné, est là pour rester. «Un jour ou l'autre, il y aura sûrement des ajustements à faire. Mais ce n'est pas la priorité à court ou à moyen terme.» Pour le moment, la STQ cherche à garder la gare de Québec propre et bien intégrée dans son milieu. M. Fortier mentionne par ailleurs que l'intérieur de l'édifice a été refait et modernisé il y a quelques années. «L'accès pour les passagers n'est pas neuf, mais ç'a été rénové et c'est fonctionnel.» La gare de Matane, qui date de la même époque, a elle aussi été rénovée de A à Z à l'intérieur, indique M. Fortier en précisant qu'elle porte aujourd'hui la «signature STQ». Quant à celle de L'Isle-aux-Grues, elle met en valeur le bois et le verre, comme à Lévis.

Une invitation au Conseil du bâtiment durable

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a invité le Conseil du bâtiment durable du Québec (CBDQ) à faire une présentation au conseil municipal et aux services techniques de la Ville. Lors de la visite guidée de la gare fluviale de Lévis organisée par le CBDQ récemment, il s'est dit «sensibilisé» à cette façon de bâtir et vouloir embarquer dans le mouvement. «J'ai demandé ce que ça représentait comme différence de coûts d'ajouter du bois comme ça. On m'a répondu 10 à 15 % de plus.» Selon lui, le jeu en vaut la chandelle. Un bâtiment du genre augmente la qualité de vie des citoyens et devient source de fierté. Dans cette optique, le maire a en tête le complexe aquatique qu'il souhaite construire dans Saint-Nicolas, «si on termine nos négociations avec le gouvernement du Québec». «Ça pourrait être un bel exemple à donner. On veut en faire un produit d'appel, un lieu identitaire, un modèle architectural.» La rencontre de la Ville avec le CBDQ et Nordic Structures, derrière le bois d'ingénierie de la gare fluviale, est prévue début avril, glisse le maire.

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