Dortoir de la base de plein air Le Saisonnier: chef-d'oeuvre philanthropique

Benjamin Vachon, Benjamin Saine, Marianne Chantelois, Alexianne Côté... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Benjamin Vachon, Benjamin Saine, Marianne Chantelois, Alexianne Côté et Daphnée Vachon ont pris possession des quartiers qu'ils occuperont pendant deux semaines.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) À défaut d'être un «chef-d'oeuvre architectural», le nouveau dortoir de la base de plein air Le Saisonnier, à Lac-Beauport, est un «chef-d'oeuvre philanthropique». Sa réalisation a rassemblé des entrepreneurs et des syndiqués qui y ont travaillé bénévolement et se sont mutuellement découvert des vertus insoupçonnées.

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Nicholas Pedneault, l'un des 24 entrepreneurs de la cohorte 6 de l'EEB, et Pierre Langevin, directeur général du Saisonnier, posent devant le nouveau dortoir bâti grâce à des dons et au bénévolat.

Le Soleil, Patrice Laroche

Ce dortoir neuf permettra à des enfants atteints... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.1

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Ce dortoir neuf permettra à des enfants atteints du cancer et à leur famille de bénéficier d'un moment de répit pendant cette épreuve.

Le Soleil, Patrice Laroche

«Les syndiqués ont vu que les entrepreneurs avaient du coeur, et les entrepreneurs ont mesuré l'engagement social des syndiqués», résume Nicholas Pedneault, l'un des 24 entrepreneurs qui ont participé à ce chantier communautaire. Non seulement se sont-ils investis bénévolement, mais ils l'ont fait discrètement : le nom de chacun apparaît sur le côté des 32 lits, mais pas celui de leur compagnie.

Tous les étés, pendant deux semaines, Le Saisonnier accueille des enfants malades du cancer et leur famille, à l'occasion du Camp Vol d'été Leucan-CSN. La CSN donne 200 000 $ chaque année à la base de plein air de Lac-Beauport afin que ce rendez-vous humanitaire soit possible.

Cette année, la centrale syndicale a ajouté 95 000 $ afin de participer à la construction de Nishk-Le refuge de Vincent, projet auquel se sont greffés les 24 entrepreneurs de la cohorte 6 de l'École d'entrepreneurship de Beauce (EEB). Il s'agissait du volet communautaire concluant le programme Élite dans lequel ils étaient inscrits.

«On voulait que ça touche les enfants et que ça dure», résume Nicholas Pedneault.

«Déterminés comme on l'était, l'échec n'était une option pour personne», poursuit-il, en révélant avoir eu besoin d'un «encadrement légal» pour concrétiser ce projet philanthropique. La firme BCF Avocats d'affaires a donc secondé l'équipe dans ses démarches légales et n'a pas demandé un sou. Même scénario pour le spécialiste en plomberie Boucher Lortie qui a notamment donné et installé le plancher chauffant.

Les 24 entrepreneurs de l'EEB étant issus de domaines variés (architecture, électricité, ventilation, portes et fenêtres, etc.), chacun a donné 100 % de ses compétences et fait jouer ses contacts. Ainsi, l'un d'eux connaissait un artiste de rue qu'il a recruté pour dessiner la fresque extérieure, ainsi que les coccinelles, qui sont le logo de Leucan.

Des charpentiers, des menuisiers et des ouvriers de la CSN se sont mêlés à cette bande fraternelle et vaillante. Le chantier a débuté en mai, avec un mois de retard. «En avril, on déneigeait encore», se souvient Pierre Langevin, directeur général du Saisonnier. Il s'est achevé le 16 juillet, juste à temps pour l'arrivée des enfants malades. «Il y avait de la fierté et de l'émotion», relate-t-il.

Générosité

Grâce à des dons de commanditaires, aux 95 000 $ de la CSN et au défi Têtes rasées relevé par la cohorte d'entrepreneurs (60 000 $), le projet Nishk a ramassé 200 000 $. «On a dépensé 120 000 $, précise Nicholas Pedneault. Le surplus sera redistribué entre Leucan et Le Saisonnier.»

Le dortoir pourra être occupé à longueur d'année. En dehors des deux semaines réservées à Leucan, les familles pourront louer des lits et profiter des équipements de la base de plein air.

***

Vincent

Vincent est mort d'un cancer du cerveau il y a une vingtaine d'années. C'était le fils de Céline Charbonneau, une employée de la CSN. L'enfant avait passé son dernier été dans un camp de Leucan. Sa mère est à l'origine de l'implication de la CSN au sein du Saisonnier.

En un mot

NISHK › Ce mot montagnais signifie «outarde». Il a été choisi pour désigner le dortoir en raison de sa connotation positive et de cette image des outardes qui volent en «V» et qui se relaient à la tête de leur formation pour aller plus vite tout en ménageant leurs forces. Aucune n'est laissée derrière.

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