VIRÉE AUX-ÎLES-DE-LA-MADELEINE

Résidence 2G: une touche d'architecture nouvelle aux Îles

La maison, telle qu'elle nous apparaît vue du... (Photo Michèle Laferrière)

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La maison, telle qu'elle nous apparaît vue du chemin de la Martinique. Elle présente son côté énigmatique.

Photo Michèle Laferrière

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Tout le monde aux Îles le connaît. L'ancien chalet du chemin de la Martinique est sans prétention, certes, mais ses formes géométriques ne leurrent personne : un architecte est passé par ici!

La fenestration est plus généreuse, côté mer. Des... (Collaboration spéciale Michèle Laferrière) - image 1.0

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La fenestration est plus généreuse, côté mer. Des balcons et des terrasses entourent toute la maison.

Collaboration spéciale Michèle Laferrière

Olivier Bourgeois est un enfant des Îles. Il a ouvert son bureau d'architecte à Québec avec Régis Lechasseur et continue d'y travailler, même s'il est revenu s'installer dans l'archipel avec sa famille. Cette maison est celle de ses parents, Gaston et Georgette, d'où son nom : la résidence 2G. C'est leur projet de retraite.

Ils étaient en voyage quand Le Soleil est passé. C'est donc Madeleine Landry, la soeur de Georgette, qui a joué le rôle de guide, en exprimant souvent sa fierté à l'endroit de ce neveu architecte si brillant.

Le site s'ouvre sur la baie de Plaisance, avec l'île d'Entrée au large. Le terrain s'avance jusqu'à une dune naturelle de sable blond. Grignotée par les tempêtes hivernales, la berge est fragile. 

Berge fragile

En l'absence du couple Bourgeois, des spécialistes de l'Université du Québec à Rimouski avaient laissé une note mentionnant qu'ils avaient effectué leur mesure annuelle de l'érosion.

«Les chalets voisins ne sont plus assurables», glisse Madeleine. Selon elle, ils perdent «un mètre de berge par année».

La proximité de la route 199 posait un défi pour l'architecte. Le terrain est légèrement abaissé par rapport à la route, mais le bruit de la circulation devait être pris en considération afin de préserver la quiétude de l'ancien chalet devenu résidence principale.

La stratégie d'Olivier Bourgeois a été de créer un espace tampon avec la cuisine, la salle d'eau et l'escalier en les aménageant à l'avant, du côté de la route. Le salon et la chambre principale, située au rez-de-chaussée, donnent sur la mer. Fidèle à son style, l'architecte a conçu un «volume légèrement refermé, voire énigmatique» à l'avant, et distribué les généreuses fenêtres à l'arrière.

La cuisine traverse latéralement la maison et s'ouvre sur la terrasse ouest. Son long comptoir de quartz offre au cuisinier une vue sur la mer. Le plafond de lattes de bois se poursuit jusqu'à la mezzanine, qui sert de salle de séjour et de bureau. La fenêtre du fond cadre la dune et la mer, les pêcheurs et les planchistes, ainsi que l'incessante transformation du paysage.

Par sa simplicité et son organisation spatiale, cette résidence s'inspire des cabanes de pêcheurs, analyse l'architecte. Si son grand tambour évoque la maison traditionnelle, sa «volumétrie d'ensemble» et ses ouvertures témoignent d'une «architecture nouvelle», à laquelle les propriétaires et leurs voisins ont fini par s'habituer.

Il estime que la maison est bien intégrée au milieu naturel et bâti, mais qu'elle introduit «une touche de modernité dans cet environnement insulaire conservateur».

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