Dans le salon et le coeur des Madelinots

L'avant et le côté de la résidence des... (Photo Nigel Quinn)

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L'avant et le côté de la résidence des Dunes de l'ouest, avec son toit en pignon qui s'avance vers la terrasse comme un muret.

Photo Nigel Quinn

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(Îles-de-la-Madeleine) La France a la Corse, le Québec, les Îles-de-la-Madeleine, là où la beauté s'exprime dans la nature, la culture et l'architecture, à travers le coeur des gens.

L'idée d'un séjour aux Îles-de-la-Madeleine est née à la manière d'une formule de politesse, au terme d'une entrevue avec le céramiste Patrick Le Blond, qui était en résidence à la Maison des métiers d'art de Québec. «Tu pourrais venir rencontrer des artisans», m'a-t-il suggéré.

Après quelques échanges de courriels, Patrick Le Blond m'avait trouvé une maison et une voiture, la sienne. Cette virée s'est donc imposée. Il ne restait au Soleil qu'à fournir les billets d'avion.

Je dois une fière chandelle à tous ces gens que j'ai croisés pendant cinq jours, qui m'ont ouvert leur maison et leur coeur, et qui ont fait de chaque rencontre un événement.

Je pense à Madeleine Landry, qui avait les clés de la Résidence 2G parce que les propriétaires étaient absents. J'ai fini l'avant-midi chez elle, avec un café, des chocolatines et le mot de passe de son réseau sans fil.

Carmelle Vigneault, elle, m'a emmenée à la Résidence des dunes, à bord de la petite voiture qu'elle conduit sur les chaussées crevassées comme une pilote de Formule 1. Après, elle m'a trimballée sur les chemins de Bassin, me révélant des maisons cachées par les arbres, me racontant l'épopée du phare de l'Anse-à-la-Cabane et me faisant découvrir le chalet d'Antonia, sur le bord de l'eau.

Générosité des hôtes

Ces maisons et les quelques autres que j'ai eu la chance de visiter entre le 26 et le 30 mai ont comme points communs la générosité de leurs hôtes et une propreté inégalée. Tu peux arriver à l'improviste et être assuré que tout reluit. «C'est presque une maladie», convient Madeleine Landry.

Le céramiste Patrick Le Blond avait préparé ma venue aux Îles. Partout, je me suis sentie attendue. Une fois, voyant sa voiture stationnée devant mon gîte, il m'a demandé s'il pouvait l'emprunter pendant une heure. Et il m'a remerciée... Je lui rends la pareille aujourd'hui.

Cette petite chambre d'invité occupe une portion privée... (Photo Michèle Laferrière) - image 2.0

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Cette petite chambre d'invité occupe une portion privée du rez-de-chaussée.

Photo Michèle Laferrière

L'espace cuisine est aménagé de façon simple et... (Photo Michèle Laferrière) - image 2.1

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L'espace cuisine est aménagé de façon simple et fonctionnelle.

Photo Michèle Laferrière

Une maison qui émerge des dunes

Sur l'un des plus beaux spots des Îles se dresse une maison solitaire couleur de sable, tel un tumulus de bardeaux émergeant des dunes de Havre-Aubert. Voici la résidence des Dunes de l'ouest.

Pierre Guimont et Diane Savard, un couple de retraités de la région de Montréal, sont des habitués des Îles-de-la-Madeleine. Ils y possédaient un terrain qui leur offrait ses splendeurs sauvages à longueur d'année.

Pour la résidence secondaire dont ils rêvaient, ils ont approché la firme d'architectes Bourgeois Lechasseur, notamment parce qu'un des deux associés, Olivier Bourgeois, est originaire des Îles.

«Notre premier geste a été de fermer la maison du côté de la route, de façon à ne pas tout dévoiler aux arrivants», a expliqué M. Bourgeois au téléphone, quelques jours avant la visite du Soleil. Ainsi la maison présente-t-elle d'abord son «look massif», ce qui maximise «l'effet de surprise» quand on en franchit le seuil, puis qu'on l'admire du côté des dunes.

La toiture à pignon se prolonge jusque sur la terrasse, à l'arrière, afin de former des murets qui l'enserrent «comme des oeillères», la protégeant des vents dominants et des voisins, et encadrant le panorama.

Aménagée en mezzanine, la chambre principale s'avance en porte à faux au-dessus de la terrasse. Sous la pièce, une section du rez-de-chaussée peut être fermée et constituer une suite avec salle de bain pour les invités.

La chambre principale possède plusieurs vues sur la... (Photo Michèle Laferrière) - image 3.0

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La chambre principale possède plusieurs vues sur la nature qui lui compose des tableaux évolutifs.

Photo Michèle Laferrière

Exposée aux intempéries

Cette maison est exposée aux intempéries. «Il fallait qu'elle soit bâtie solide», souligne Olivier Bourgeois. Avec son solage et son vide sanitaire, elle est habitable à l'année.

Les propriétaires ont investi 300 000 $ dans cette résidence bâtie en 2013, soit 30 % de plus que s'ils l'avaient fait construire sur le continent, estime l'architecte, en raison du coût de la main-d'oeuvre et des matériaux. C'est le prix de la beauté.

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