Projet résidentiel L'Altitude: sur les traces du père

Revêtement immaculé, design épuré, voici une projection du... (Image fournie par Groupe Huot)

Agrandir

Revêtement immaculé, design épuré, voici une projection du projet de condominiums locatifs L'Altitude, naturellement chic, dont la livraison est prévue pour juin. Les 171 condos seront loués entre 1200 à 3500 $ par mois.

Image fournie par Groupe Huot

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Sur le haut plateau de Saint-Augustin-de-Desmaures, près de Cap-Rouge, le projet de condos locatifs L'Altitude fait un beau clin d'oeil au passé. L'architecte au dossier, André Roy, est le fils de Jean-Marie Roy, un des principaux concepteurs de ce secteur des campus intercommunautaires, en pleine reconversion depuis quelques années.

L'architecte André Roy... (Photo Le Soleil, Erick Labbé) - image 1.0

Agrandir

L'architecte André Roy

Photo Le Soleil, Erick Labbé

La mairesse suppléante de Saint-Angustin, France Hamel, habite dans le coin depuis 1980 et a vu la transformation se produire. «La transition historique se fait de belle manière», trouve-t-elle en voyant un lien entre la modernité et le patrimoine bâti.

«Dans ce secteur, il y a toute la jeune histoire du Québec des années 60, au moment où le gouvernement a demandé aux communautés religieuses de lui céder certains édifices pour l'école publique. Les communautés ont dû choisir un endroit où se reconstruire, et tout le monde s'est regroupé ici, les pères autour d'un séminaire, et en bas, les frères autour du Campus Notre-Dame-de-Foy.»

Mme Hamel rappelle que les deux campus étaient cités dans les revues architecturales de l'époque comme étant l'un des ensembles les plus réussis.

De façon plus personnelle, André Roy raconte comment son père a été engagé par les hommes d'Église pour développer le concept d'aménagement global de leur nouveau milieu de vie et d'enseignement. «C'est lui qui a écrit le règlement de zonage», résume son fils en rappelant qu'il n'y avait alors aucun développement autour, «on était en zone rurale».

Jean-Marie Roy a conçu un programme «très simple» que son fils résume ainsi : des bâtiments orientés sur l'axe nord-sud, des édifices blancs et en hauteur, avec des fenêtres «punchées» noires. «Ça rentrait vraiment dans la texture architecturale de l'époque avec l'influence du Corbusier.»

Une fois ce règlement établi, les communautés ont travaillé avec divers architectes. Jean-Marie Roy a fait les deux pavillons centraux et quelques résidences.

André Roy a lui-même étudié au Campus Notre-Dame-de-Foy, alors que son directeur était Jean-Paul Desbiens, l'insolent Frère Untel. Il constate que l'institution a su s'adapter en se trouvant une nouvelle vocation comme collège de programmes professionnels et techniques.

Le passage du temps a été plus rude pour le campus du Séminaire Saint-Augustin, où étaient formés les prêtres. «Les résidences se sont vidées, plusieurs bâtiments étaient difficiles à modifier et ont disparu.»

Le complexe résidentiel L'Altitude qu'a dessiné André Roy est en construction sur un terrain vacant. Et comme pour boucler la boucle, il est voisin de l'ancien Séminaire Saint-Augustin devenu le Centre communautaire Jean-Marie-Roy.

Normes de construction

«La Ville a revendu les terrains à des promoteurs en leur demandant de respecter le zonage fait par mon père, c'est-à-dire l'orientation, la prédominance de blanc, les fenêtres punchées», dit André Roy.

Puis elle a ajouté d'autres contraintes : le bâtiment ne peut pas occuper plus de 20 % de la surface du terrain et il faut garder 45 % du boisé à l'état naturel. Pas une mince affaire, au dire de l'architecte. «On a fait des clôtures pour protéger, pour ne pas que le chantier s'étende dans la forêt. C'est une contrainte assez solide, mais ça marche.» Le site est effectivement magnifique.

Dans sa pratique, André Roy intègre-t-il beaucoup des apprentissages de son père, auprès de qui il a fait sa cléricature après sa formation à l'Université Laval?

«C'est difficile à dire. J'ai été imprégné bien jeune. Quand j'étais enfant, mon père m'emmenait sur les chantiers. Je voyais comment il parlait aux gens et comment les gens l'écoutaient. À l'époque, l'architecte était sur un piédestal, il était comme un chef d'orchestre. Aujourd'hui, on travaille de manière beaucoup plus concertée avec les différents intervenants.»

André Roy indique que L'Altitude «n'a rien à voir» avec son père, outre le respect de ses règles de zonage. L'architecte, qui travaille pour le Groupe Huot et ses partenaires, a voulu inscrire ce nouveau développement dans ce qui a été construit sur le site environnant ces dernières années. Des bâtiments «où on met l'accent sur l'horizontalité, avec de longs balcons, une prédominance de blanc, des façades qui ne sont pas monotones, qui ont du relief, avec des caissons en saillie qui regroupent plusieurs balcons pour un effet de tiroirs ouverts».

Les balcons continus, sur lesquels communiquent plusieurs pièces, ont un bienfait considérable. La projection d'ombre pour que le bâtiment soit plus confortable, souligne l'architecte. «La fenestration est extrêmement généreuse. Quand on ne prévoit pas protéger, le gain solaire est trop important.»

Ces détails font de L'Altitude un bâtiment durable. Le complexe comptera aussi à terme des toits-terrasses végétalisés au-dessus des zones excavées et une toiture pâle pour éviter les problèmes d'îlots de chaleur.

À l'intérieur, 171 condominiums locatifs sont répartis sur huit niveaux. Comme le huitième étage fait six mètres de haut, André Roy a imaginé des mezzanines pour les penthouses qui ont jusqu'à 2900 pieds carrés de surface.

Dans les logements plus petits, à partir de 1000 pieds carrés, l'aire ouverte règne, car les gens demandent en général de limiter les cloisons. Dans ces espaces ouverts, si les occupants veulent s'isoler, ils pourront le faire dans les chambres conçues assez grandes pour aménager un coin repos en plus du lit, précise André Roy.

Ce milieu de vie, tout en hauteur, en pureté et entouré d'arbres, s'inscrit bel et bien en 2015. Sans renier le passé.

L'Altitude naturellement chic

Investissement total : 45 millions $

Emplacement : à l'angle des rues Lionel-Groulx et Pierre-Georges-Roy

Près : du Séminaire Saint-François, du lac Saint-Augustin, voisin du Centre communautaire Jean-Marie-Roy

Espace disponible : 171 condos locatifs haut de gamme

Prix : 1200 $ à 3500 $ par mois, tout compris avec le stationnement intérieur

Clientèle cible : des gens qui ne veulent pas s'occuper de frais communs, de taxes, d'entretien, mais qui exigent du prestige

Livraison prévue : juin 2016.

Information : www.laltitude.ca

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer