Espace Saint-Grégoire: rénover pour mieux rassembler

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Il aura fallu deux ans de travail, qui culmineront par une inauguration jeudi prochain, pour transformer l'église Saint-Grégoire en salle de réception pouvant accueillir jusqu'à 500 personnes. Les bancs ont été retirés et le plancher aplani. Au sol, une large bande noire rappelle l'ancienne allée centrale menant jusqu'au choeur.

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<p>Isabelle Houde</p>

(Québec) Le premier détail qui frappe l'oeil habitué de passer devant l'ancienne église Saint-Grégoire de Montmorency, dans Beauport, est la nouvelle couleur des portes d'entrée. Elles sont passées du brun au noir, un détail annonciateur de la transformation qui s'est opérée à l'intérieur de cette église plus que centenaire, désacralisée en 2011.

La première phase du projet de l'Espace Saint-Grégoire... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 1.0

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La première phase du projet de l'Espace Saint-Grégoire était de transformer l'église en salle de réception polyvalente. D'autres phases suivront, notamment l'aménagement d'un auditorium au deuxième étage, de bureaux dans la sacristie et d'un point de service des bibliothèques de Québec.

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Les vitraux originaux de l'ancien lieu de culte ont conservé toute leur splendeur et laissent toujours filtrer une douce lumière colorée. 

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L'Espace Saint-Grégoire se veut «un nouvel espace de rassemblement, à l'image de ce qu'il a été pour les fidèles pendant une centaine d'années», a expliqué Cynthia Hovington, chargée de projet dans la reconversion du lieu de culte en salle de réception polyvalente. Dès qu'on passe l'entrée, le regard est attiré vers le haut. On est saisi par la magnificence intouchée de l'architecture originale, mise en lumière par de nouveaux éclairages à DEL. 

Or, au niveau du plancher, une touche moderne et épurée se profile : les moulures dans le bas des murs et le choeur ont été repeints dans un noir élégant. «On a choisi le noir pour donner une touche contemporaine à l'ensemble», précise Mme Hovington. 

Son équipe et elle ont gardé au sous-sol de l'église tous les objets patrimoniaux qu'ils ont dû retirer pendant les rénovations : cahiers de musique, objets de culte, éléments architecturaux. «C'est un patrimoine qui appartient à la communauté. On se devait de le conserver», ajoute la responsable du projet.

Quelques surprises

Comme pour n'importe quel projet de restauration d'un immeuble centenaire, il y a eu quelques surprises. «Disons que l'église avait besoin d'un peu d'amour», concède Cynthia Hovington. L'électricité a été complètement refaite et le chauffage à eau chaude remplacé par un système biénergie (électricité et propane), distribué par un nouveau réseau de conduits et de plinthes discrètement intégrés dans le bas des colonnes. 

«Il a fallu pousser certains contracteurs hors de leur zone de confort. On travaillait avec un bâtiment déjà existant, sans aucun devis ni plan, et on voulait absolument que ça s'intègre à l'ensemble. On a fait beaucoup de recherches dans les livres d'histoire pour en savoir plus sur la bâtisse», a précisé Cynthia Hovington.

En plein hiver, pendant une période de froid extrême, l'équipe a aussi dû procéder à des travaux d'urgence pour refaire le plancher du clocher, complètement pourri, qui laissait couler l'eau directement sur l'orgue. «Les cloches sont extrêmement lourdes. Ç'a été un travail très délicat», raconte la chargée de projet.

L'autel a été recyclé en meuble pour accueillir... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 2.0

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L'autel a été recyclé en meuble pour accueillir les lavabos dans les salles de bains modernes aménagées à l'entrée de l'église. 

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Un peu d'histoire

L'Église Saint-Grégoire de Montmorency, imaginée par l'architecte Thomas Raymond et construite en 1897, a été désacralisée en juillet 2011. C'est un homme d'affaires originaire du quartier, Gilles Pilote, président du Groupe Macadam, entrepreneur général en travaux routiers, qui s'est porté acquéreur de l'immeuble en 2013. «Il aime nous rappeler qu'il a été baptisé sur l'autel», lance en rigolant Cynthia Hovington, engagée pour tenir les rênes du projet. Formée en tourisme, cette dernière dirige une firme d'organisation d'évènements, Kamaï, responsable entre autres de la Grande fête de la Côte-de-Beaupré. «On dirait que je suis attirée par les églises», convient-elle, sourire en coin. «J'aime que les gens puissent se réunir à nouveau dans ces si beaux lieux, même si ce n'est pas de façon religieuse.»

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