Guêpes et souris en recrudescence cet été

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La souris à pattes blanches

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(Québec) Voir une souris nous passer entre les pieds au salon ou l'entendre trottiner dans les murs la nuit n'a rien d'agréable. L'intrusion de ces petits rongeurs serait en hausse dans la région de Québec, l'entreprise en gestion parasitaire Maheu & Maheu parle d'un «nombre de cas surprenant pour cette période de l'année». Même constat pour les nids de guêpes.

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La souris domestique

Photo fournie par Maheu et Maheu

Depuis quelques années, les appels pour des problèmes de souris en été ont augmenté, note Michel Maheu, directeur général de Maheu & Maheu. «On a essayé d'identifier les causes possibles. Avec les réglementations, il y a la diminution de l'utilisation des pesticides. En bordure des routes, on laisse de plus en plus la végétation à l'état naturel. L'an dernier, au mois de septembre, qui a été le prolongement de l'été, on pense qu'il y a eu une génération de souris de plus, donc on part la saison avec plus d'individus.»

M. Maheu parle surtout de souris sauvages, soit les souris sylvestres ou les souris à pattes blanches qui ont un pelage brun-roux, comparativement aux souris domestiques qui ont un pelage plus gris. 

Lorsqu'il fait chaud, on les retrouve généralement au sous-sol ou dans le garage. «On faisait des travaux, on a laissé la porte ouverte...» Voilà l'excuse classique pour expliquer leur présence dans la maison. Mais généralement, ce n'est pas par la grande porte que les souris entrent, rectifie le spécialiste. Ces rongeurs préfèrent se faufiler par de petites ouvertures de la taille d'un 10 ¢ ou d'un 25 ¢, illustre M. Maheu. D'où l'importance de repérer les brèches et de colmater ou grillager toute ouverture de plus de 0,64 cm, soit 1/4 de pouce.

Les parements de vinyle et les bordures de soffites superposées sur la pierre offrent par exemple plusieurs entrées. «Les souris montent sur un mur de brique facilement avec leurs griffes. Lorsqu'elles s'infiltrent de l'extérieur, elles vont souvent aller dans l'entretoit et s'introduisent dans la maison par des contours de tuyaux ou de filages électriques.»

Pour les gens qui ont des animaux domestiques, il suggère de mettre leur nourriture dans des contenants bien hermétiques. «Si les souris détectent la poche de moulée, elles se font un festin! Souvent, elles vont translocaliser la nourriture. Elles se font une cache qui peut causer des problèmes secondaires, comme attirer des insectes.»

M. Maheu se souvient de la découverte d'une cache de souris à l'étage d'une propriété dans un vide de plancher où avait été transporté l'équivalent de deux à trois sacs de poubelles de nourriture.

Trappes et beurre d'arachide

Pour se débarrasser des souris, il recommande de mettre des trappes. Et une dizaine ne sera pas de trop, car on a affaire à d'excellents grimpeurs. Le meilleur moyen de les appâter est le beurre d'arachide. «Le fromage, c'est pour les cartoons!» dit-il avec couleur. Il explique qu'après quelques heures, le fromage sèche alors que le beurre d'arachide, avec son huile, reste plus odorant et appétissant. Du beurre de pois peut aussi être utilisé si des occupants sont allergiques aux arachides.

Quand une souris est capturée, les gens devraient porter des gants jetables pour manipuler les trappes mécaniques. Et il est préférable de jeter la trappe avec la souris aux ordures, prescrit M. Maheu. Il ajoute qu'il est possible de mettre en place des pièges à prises multiples pour capturer ces petits rongeurs à l'extérieur, avant qu'ils ne s'infiltrent.

Quant au rodenticide, il déconseille d'en utiliser à l'intérieur, ne sachant pas où la souris ira mourir. La carcasse en décomposition pourrait entraîner un problème d'insectes.

Guêpes hâtives

Autre observation cet été, la recrudescence de guêpes. Un phénomène que M. Maheu ne s'explique pas. Normalement, les guêpes sortent en grand nombre quand il y a beaucoup de soleil, et sont peu actives en temps de pluie, dit-il. D'ailleurs, avec le froid du début de la saison, il indique que «beaucoup d'arrivées d'insectes ont été décalées». Mais les guêpes sont plus présentes qu'habituellement. 

M. Maheu souligne que ce sont des insectes utiles, des pollinisateurs. «Mais à partir du moment où des gens sont allergiques, où le nid est situé dans des zones de va-et-vient, comme près d'une porte d'entrée, ce n'est pas souhaitable.» Contrairement à l'abeille, qui ne peut piquer qu'une seule fois, car elle laisse son dard dans la peau, la guêpe peut le faire à plusieurs reprises.

Lorsque le nid de guêpes est visible, un nid aérien en forme de boule grise, l'élimination est relativement simple, indique M. Maheu. Une fois la nuit tombée, il suggère de placer au sol une lampe de poche puissante. «Si des guêpes sortent pendant l'intervention, elles seront attirées par cette source lumineuse.» Puis on bouche l'ouverture du nid avec de la mousse insecticide. Une fois les guêpes tuées, on enlève le nid pour éviter que d'autres insectes n'y élisent domicile.

«À la limite, ça peut se faire sans insecticide pour les plus braves, en collant un sac de plastique tout autour du nid.» 

Si on trouve un nid visible autour de chez soi en hiver, on peut le décrocher sans crainte, car les guêpes à l'intérieur seront mortes.

Quant au nid invisible, souvent installé dans la structure du bâtiment ou un ancien terrier, il est plus complexe à éradiquer. Maheu & Maheu recommande de pulvériser une poudre insecticide dans l'ouverture où passent les guêpes et de répéter l'application plusieurs soirs, tant qu'il y a de la circulation. Si le nid est dans une cavité de la maison, il importe de ne pas boucher l'ouverture pendant le traitement, parce que les guêpes ne pouvant pas sortir dehors risquent de se retrouver à l'intérieur. L'ajout d'un piège englué près de l'entrée des guêpes peut aussi permettre de régler le problème plus rapidement.

Pour éliminer un nid, qu'il soit visible ou non, Maheu & Maheu recommande de porter une combinaison de travail avec col et poignets boutonnés, un chapeau protecteur muni d'un moustiquaire et des gants épais.

À titre préventif, il importe enfin de colmater les fentes et les fissures extérieures des bâtiments où les insectes peuvent s'infiltrer pour construire un nid.

Des fourmis, encore et toujours

Bon an mal an, les fourmis sont toujours très présentes dans la grande région de Québec, soutient Michel Maheu, directeur général de Maheu & Maheu. La demande d'intervention est constante pour les fourmis gâte-bois, ces fourmis charpentières qui affectionnent le bois humide. «L'étalement urbain progresse sans cesse. On va s'installer là où il y avait des boisés. On abat des arbres dans lesquels il y avait des nids, donc les colonies vont migrer, parfois dans les maisons», explique-t-il.

Leur structure est complexe. Dans sa capsule-conseils Fourmis : évitez qu'elles vous envahissent, le CAA Québec volet habitation indique qu'une grosse colonie de fourmis gâte-bois est composée d'un nid principal, parfois situé jusqu'à 90 mètres de la maison et peut abriter plus d'une dizaine de nids satellites.

M. Maheu indique qu'il y avait un «essaimage» de fourmis gâte-bois dans l'ouest de Québec la semaine dernière. Il s'agit du moment où les mâles et les femelles ailées sortent de la colonie pour s'accoupler. Après la copulation, les mâles meurent, incapables de se nourrir seuls, alors que les femelles fécondées s'éloignent pour construire leur nid.

Pour les tenir éloignées de la maison, Maheu & Maheu comme CAA Québec recommandent d'éliminer tout bois humide ou pourri autour de la maison, d'éloigner le bois de chauffage de la propriété, de ne pas introduire de bois infesté à l'intérieur, de couper les branches d'arbres qui touchent la demeure, de colmater fissures et crevasses, de bien entretenir les gouttières et d'éviter d'avoir des plantes grimpantes sur les murs extérieurs.

En cas d'infestation, l'intervention d'un spécialiste en gestion parasitaire est souvent nécessaire, souligne le CAA, qui donne aussi quelques conseils pour s'attaquer soi-même au problème (goo.gl/QDqenU).

Pour éviter un envahissement de fourmis des champs noires ou brunes, de petite taille, qui prolifèrent en zones sablonneuses, on suggère de colmater les fentes dans les fondations et les parements extérieurs et de rendre le plus hermétiques possible les contours extérieurs des fenêtres, portes, corniches, cheminées.

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