Le printemps, saison d'aventures extrêmes

Quebec Connection est un groupe de kayakistes de... (Photo Emrick Blanchette)

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Quebec Connection est un groupe de kayakistes de rivière qui veulent promouvoir leur sport et les rivières québécoises en créant du contenu visuel, mais aussi «des histoires et des souvenirs».

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(Québec) Un groupe de kayakistes de rivière de Québec n'a pas froid aux yeux... et n'a pas peur de l'eau froide! Pour eux, les crues du printemps riment avec bien du plaisir et des aventures parfois extrêmes. 

Les «sept ou huit chums» qui se sont regroupés pour former Quebec Connection en 2011, un groupe de kayakistes en eau vive «qui ont du fun sur la rivière», partagent le même objectif : celui de promouvoir leur sport et les rivières québécoises en créant du contenu visuel, mais aussi «des histoires et des souvenirs», comme l'écrivent-ils sur leur page Facebook. 

La semaine dernière, le groupe a publié sur les médias sociaux une vidéo qui a déjà été vue près de 10 000 fois. On y voit Billy Thibault et Emrick Blanchette, deux passionnés, qui s'aventurent sur la rivière Saint-Charles, section Kabir Kouba, dans la région de Québec. Leur périple ne s'est pas déroulé comme prévu... 

«Ça faisait quelques jours qu'on voyait les niveaux de la rivière monter. On voulait pratiquer la rivière avant le début de la saison. On a regardé ça et on a décidé d'y aller. Tout était faisable. Ça a été somme toute une réussite», raconte Billy Thibault. Deux jours avant leur descente, les aventuriers ont évalué le niveau de la rivière à 30 mètres cubes, un débit plus élevé que la normale en raison de la fonte de la neige. Cependant, le jour J, ce niveau est grimpé à 44 mètres cubes, près de quatre fois le seuil maximal recommandé pour la descente de cette section. Un défi supplémentaire pour les jeunes kayakistes.

«On y allait comme on pouvait. Tout se passait bien jusqu'aux rapides de la fin», poursuit Billy Thibault. À cet endroit critique, le courant prenait le dessus sur les kayakistes, qui ont évité à tout prix de se jeter à l'eau. «Nos mains gelaient, on avait de la misère à sentir nos pagaies». À quelle température l'eau était-elle? «Froide», répondent simplement les partenaires en riant. 

Leur expérience sur la Kabir Kouba lance bien leur saison de kayak en eau vive. Le groupe s'est rendu samedi sur la rivière des Prairies, dans la région près de Montmagny, en quête de sensations fortes. «Le niveau était plus raisonnable. Il y a une chute d'à peu près 15 pieds, on a été quatre ou cinq à la faire et puis ça a bien été. L'année dernière, personne ne l'avait fait, mais cette année oui. C'est une belle progression», a témoigné Emrick Blanchette sur la route du retour. 

«La plus belle saison»

«Pour la communauté de kayak de rivière à cette période de l'année, c'est le gros de la saison. Jusqu'à la fin mai, plus belle saison pour faire du kayak», explique Billy Thibault. Les défis du kayak en eau vive au printemps sont multiples. «Quand tu fais ton rapide, il faut prendre en considération que l'eau est froide. Les glaces, ça coupe les arbres. C'est toujours dangereux de frapper un arbre dans la rivière. Les niveaux d'eau sont aussi plus élevés. C'est l'ensemble de l'oeuvre qui fait que c'est difficile», ajoute-t-il. 

La troupe ne s'arrête pas là. Emrick Blanchette raconte qu'il est toujours à la recherche de nouvelles aventures. «On veut faire les rivières avec des niveaux plus hauts que ce qui avait été fait avant, découvrir de nouvelles rivières». 

«On ne sait jamais vraiment dans quoi on s'embarque quand on découvre une rivière. Ça vaut la peine d'aller voir. On ne sait jamais ce qui nous attend. On peut tomber sur des belles chutes, ou faire des pèlerinages», une expression pour dire que le kayakiste doit marcher le long de la rivière, kayak sur l'épaule.

Communauté en plein essor

De l'avis des membres du groupe Quebec Connection, la communauté de kayakistes en eau vive au Québec est grandissante, même si ce n'est qu'une minorité qui sortent des sentiers battus. Peu de gens osent explorer de nouveaux cours d'eau, croit le kayakiste Mike Roy.

Le Québec reste toutefois un terrain de jeu amusant pour les adeptes de ce sport extrême en raison de la qualité des rivières et des rapides. Emrick Blanchette et Billy Thibault sont allés en Équateur en décembre dernier, où les plans d'eau étaient «longs et continus». «Il n'y avait rien pour nous sortir de notre zone de confort», relate Emrick Blanchette, alors que les deux aventuriers ont eu droit à un défi plus relevé dans l'Ouest canadien en mars dernier. 




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