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Carnet d'un voyage unique au pôle Sud

  • Après un vol de quatre heures et demie dans un gros avion-cargo russe en provenance de Punta Arenas, au Chili, Sébastien Lapierre a finalement débarqué en Antarctique le 27 novembre. Après des mois à planifier, préparer et rêver, il touchait enfin à son but. (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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    Après un vol de quatre heures et demie dans un gros avion-cargo russe en provenance de Punta Arenas, au Chili, Sébastien Lapierre a finalement débarqué en Antarctique le 27 novembre. Après des mois à planifier, préparer et rêver, il touchait enfin à son but.

    Sébastien Lapierre - polesud2016.com

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  • Pour se rendre au point de départ officiel de sa traversée de près de 1200 km, à Hercules Inlet, Sébastien Lapierre a dû faire un vol intérieur en Twin Otter. (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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    Pour se rendre au point de départ officiel de sa traversée de près de 1200 km, à Hercules Inlet, Sébastien Lapierre a dû faire un vol intérieur en Twin Otter.

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  • Fin seul dans l'immense désert blanc, l'aventurier Sébastien Lapierre n'a pas ressenti la solitude l'envahir : «J'étais content. J'avais hâte. Enfin, ça commençait pour vrai !» (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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  • L'Antarctique c'est le désert blanc : de la neige encore et encore... (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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  • S'il a dû affronter des mercures sous les - 50 degrés Celsius avec le vent durant sa progression à skis, Sébastien Lapierre pouvait espérer un peu de répit le soir sous la tente. À l'intérieur de sa précieuse Hilleberg Nammatj rouge, l'aventurier bénéficiait d'un microclimat qui variait entre - 10 degrés Celsius et... + 15! (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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    S'il a dû affronter des mercures sous les - 50 degrés Celsius avec le vent durant sa progression à skis, Sébastien Lapierre pouvait espérer un peu de répit le soir sous la tente. À l'intérieur de sa précieuse Hilleberg Nammatj rouge, l'aventurier bénéficiait d'un microclimat qui variait entre - 10 degrés Celsius et... + 15!

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  • Les journées où il fait 50 degrés sous zéro dans cette région du monde sont fréquentes (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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  • Sébastien Lapierre savait que ce serait sûrement les moments les plus froids à venir. Mais le but approchait. À moins de 225 km du pôle Sud, il franchissait enfin le 88<sup>e</sup> parallèle. (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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    Sébastien Lapierre savait que ce serait sûrement les moments les plus froids à venir. Mais le but approchait. À moins de 225 km du pôle Sud, il franchissait enfin le 88e parallèle.

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  • En approchant du but, l'aventurier doit demeurer patient et prudent afin d'éviter les mésaventures. (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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    En approchant du but, l'aventurier doit demeurer patient et prudent afin d'éviter les mésaventures.

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  • Au départ de l'expédition, le traîneau de Sébastien Lapierre pesait 225 lb. (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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    Au départ de l'expédition, le traîneau de Sébastien Lapierre pesait 225 lb.

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  • La précieuse tente rouge de l'explorateur (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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    La précieuse tente rouge de l'explorateur

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  • Pour affronter le froid glacial, Sébastien Lapierre devait être constamment couvert en entier à l'extérieur de sa tente. (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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    Pour affronter le froid glacial, Sébastien Lapierre devait être constamment couvert en entier à l'extérieur de sa tente.

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  • Sébastien Lapierre a marché 42 jours et 5 heures pour franchir la distance de près de 1200 kilomètres. (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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    Sébastien Lapierre a marché 42 jours et 5 heures pour franchir la distance de près de 1200 kilomètres.

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  • Le pompier de Québec Sébastien Lapierre a atteint son objectif le 9 janvier, après 42 jours et 5 heures d'expédition. (Sébastien Lapierre - polesud2016.com)

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    Le pompier de Québec Sébastien Lapierre a atteint son objectif le 9 janvier, après 42 jours et 5 heures d'expédition.

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(Québec) Le 28 novembre dernier, l'aventurier Sébastien Lapierre, 38 ans, entreprenait un audacieux périple à skis en solitaire entre Hercules Inlet et le pôle Sud. Au terme d'un long séjour glacial de près de 1200 km réalisé en 42 jours et 5 heures, le pompier de Québec devenait le tout premier Canadien à traverser cette partie de l'Antarctique en autonomie complète, seul et sans autre moyen que sa propre force. Le Soleil vous présente en exclusivité un récit en mots et en images des moments forts de l'expédition.

1. Le bout du monde 

Après un vol de quatre heures et demie dans un gros avion-cargo russe en provenance de Punta Arenas, au Chili, Sébastien Lapierre a finalement débarqué en Antarctique le 27 novembre. Après des mois à planifier, préparer et rêver, il touchait enfin à son but. À sa sortie de l'avion au camp américain d'Union Glacier, il se souvient du froid et du vent. Ce qui l'a frappé? «C'est le manque d'odeur. Ça ne sent rien! C'est d'une pureté!»

2. Dans le désert de glace

Pour se rendre au point de départ officiel de sa traversée de près de 1200 km, à Hercules Inlet, Sébastien Lapierre a dû faire un vol intérieur en Twin Otter. Au moment où le petit avion sur skis s'éloignait dans le ciel, le laissant fin seul dans l'immense désert blanc, l'aventurier de 38 ans n'a pas ressenti la solitude l'envahir. «J'étais content. J'avais hâte. Enfin, ça commençait pour vrai!»

3. Tempête digne d'un film 

Il l'avait imaginée. Il s'en méfiait. Après une dizaine de jours à avancer, Sébastien Lapierre a dû affronter sa première vraie tempête. La seule finalement où il devra rester dans sa tente une journée complète en près de 43 jours de progression. «Je l'ai vue arriver au loin. C'était comme dans un film quand il y a une tempête dans le désert. Sauf que c'était gris-bleu au lieu de jaune à l'horizon. Je me suis dit : "Me semble que ça n'a pas l'air gentil..." Deux ou trois minutes après, c'était sur moi.» Une situation épeurante? «Disons que j'ai pensé : "Sébas, rate pas ta shot"!» résume Lapierre en faisant référence à l'ultime crainte des explorateurs polaires, celle d'échapper dans le vent une pièce qu'équipement... comme la tente!

4. Objectif psychologique

«Je me suis motivé à atteindre la mi-parcours en moins de 25 jours.» Un objectif que Sébastien Lapierre a finalement atteint après 23 jours d'effort solitaire. En forme, rodé et avec un traîneau - d'un poids de 225 lb au départ - qui s'allégeait de plus en plus, le pompier de Québec savait qu'il était en bonne voie de réussir. «C'était la révélation que l'expé va bien. Je savais que je ne dépasserais pas 45 jours. C'était une bonne tape dans le dos.»

5. Jour plus blanc que blanc

Les jours blancs de whiteout comptaient parmi les difficultés qu'anticipait Sébastien Lapierre. Il ne pensait pas avoir à progresser autant dans ces conditions où la visibilité est quasi nulle, tandis que le couvert nuageux coupe tellement la lumière que le relief sur la neige est inexistant. Sans contraste, le skieur polaire avance lentement à l'aveugle, suivant uniquement l'aiguille de sa boussole. «J'ai trouvé ça rough, raconte l'aventurier. Mon moral est lié à la progression. Et je savais en partant [les jours de whiteout] que j'aurais une mauvaise journée.» Chutes, faux pas et traîneau qui se renverse... «Ça, ça fait sacrer!»

6. Le début de la fin 

Sébastien Lapierre savait que ce serait sûrement les moments les plus froids à venir. Mais le but approchait. À moins de 225 km du pôle Sud, il franchissait enfin le 88e parallèle. Une frontière qui le plaçait sur le plateau final aux environs de 2700 mètres d'altitude, ce qui signifiait du terrain plus facile à négocier. «C'était le début de la fin.» L'aventurier rappelle qu'il devait rester prudent malgré la hâte qu'il ressentait de plus en plus. Il a dû se méfier du «piège de l'impatience», qui aurait pu lui faire commettre de dangereuses erreurs si près du but.

7. Surprise à l'arrivée 

Au moment de notre entretien par FaceT ime lundi, en direct du Chili où il attendait son vol de retour à Québec, Sébastien Lapierre avait le regard luisant, le sourire facile. Il réalisait doucement la tâche colossale qu'il venait d'accomplir. Tout ça pour toucher au pôle Sud géographique. Un moment d'une grande émotion. Quarante-deux jours et cinq heures d'expédition pour débarquer à la base Amundsen-Scott le 9 janvier à 15h22 (heure du Québec)... en surprise. Attendu pour le lendemain midi, le Québécois est arrivé sans tambour ni trompette au bout du monde. À travers les tentes destinées aux touristes et les bâtiments pour les scientifiques, «je n'étais pas sûr d'être à la bonne place!» Seul depuis des semaines, Lapierre a finalement été accueilli par la responsable du camp, qui n'avait pas reçu le message qu'il arrivait plus tôt que prévu.   

8. Températures extrêmes

S'il a dû affronter des mercures sous les - 50 degrés Celsius avec le vent durant sa progression à skis, Sébastien Lapierre pouvait espérer un peu de répit le soir sous la tente. À l'intérieur de sa précieuse Hilleberg Nammatj rouge, l'aventurier bénéficiait d'un microclimat qui variait entre - 10 degrés Celsius et... + 15! Sous le soleil de minuit et quand les vents étaient calmes, le confort était grand, comme on peut le constater sur cette photo prise, pieds nus, durant le temps des Fêtes. «Je pouvais faire ma toilette à l'eau chaude, suspendre ma serviette et le lendemain, elle était sèche!»

9. Good show Cocotte!

Non, pendant toutes ces semaines seul sur la glace de l'Antarctique, Sébastien Lapierre ne se parlait pas seul. Enfin, presque. «Je parlais à mon équipement!» À son traîneau, notamment. «Quand on faisait de bonnes matinées, à la pause du dîner, je lui disais : "Good show Cocotte! Good show!" en lui donnant une tape.» Cocotte? «Comme ma blonde! Comme avec elle, j'étais toujours relié. Et comme avec elle, mon traîneau avait tout ce dont j'ai besoin pour être heureux!» a relaté en riant le jeune père de famille, qui ne cachait plus sa hâte de retrouver sa conjointe Tania et ses deux enfants, Édouard et Marie-Soleil.  

Sébastien Lapierre doit arriver mercredi à l'aéroport de Québec. Parents et amis, de même que des collègues pompiers à la Ville de Québec prévoient accueillir l'aventurier sur place.

Pour plus d'information sur le voyage : polesud2016.com

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