JP Auclair immortalisé sur les pentes de Stoneham

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(Stoneham-et-Tewkesbury) Ça fait exactement deux ans. Deux ans que le skieur de l'extrême originaire de Québec Jean-Philippe Auclair est disparu au cours d'une expédition à la frontière entre l'Argentine et le Chili. Pour ne pas oublier, ses proches se sont réunis jeudi à la station de ski Stoneham.

La conjointe et le fils de JP Auclair... (Le Soleil, Baptiste Ricard-Châtelain) - image 1.0

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La conjointe et le fils de JP Auclair étaient présents jeudi, à la station de ski de Stoneham.

Le Soleil, Baptiste Ricard-Châtelain

Cette journée-là de septembre 2014, JP Auclair et son compagnon d'aventure, le Suédois Andreas Fransson, ont été emportés par la montagne. Sous les yeux de l'équipe de tournage qui les accompagnait. Les deux n'ont jamais pu être rapatriés, enfouis sous la neige et la glace du mont San Lorenzo. 

Jeudi donc, la famille était au pied des pentes de ski du nord de Québec afin de le célébrer, de ne pas l'oublier. Sa conjointe, Ingrid Sirois, était dans la foule, distribuant les accolades. Son fils aussi, Léo; «il a deux ans, quatre mois et demi exactement», précise maman. Autant dire qu'il n'a jamais connu son père. Pour eux, la vie continue.

Plus tard durant la réunion familiale automnale, les proches ont effectué une randonnée sur les pistes de ski dénudées. C'est là qu'Ingrid nous expliquera que les amis de «JP» ont une «mission» : permettre à Léo de le découvrir à travers leurs récits d'aventures, les films, les articles des magazines.

Du haut de ses deux ans, Léo, lui, loin des adultes émotifs, pensait plus à jouer jeudi. En redescendant, nous l'avons croisé, joyeux dans le soleil et les feuilles multicolores, jouant avec sa grand-mère maternelle, Claire. 

Une piste pour experts

À Stoneham, il y avait aussi le frère de Jean-Philippe Auclair, Stéphane, la grand-mère Françoise, des amis skieurs et ses parents qui résident à Cap-Rouge.

Ils s'étaient donné rendez-vous au pied de la montagne parce que JP Auclair y sera immortalisé. Le centre de glisse local a renommé une de ses pistes en son honneur : La Kamikaze devient La JP Auclair. Un trajet tout d'arbres et de rochers réservé aux experts.

JP Auclair... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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JP Auclair

Photothèque Le Soleil

Aussi, sur ce parcours, une paroi rocheuse affiche maintenant un graffiti en mémoire du pionnier du ski freestyle qui appréciait particulièrement le ski-alpinisme, discipline qui permet d'affronter des voies périlleuses difficilement accessibles. Un canari jaune, marque de commerce de l'athlète-entrepreneur, a été peint. Surtout, pour Ingrid Sirois, c'est un morceau de leur relation amoureuse, petit dessin que JP Auclair laissait un peu partout sur son passage, jusque dans ses films, pour lui faire la surprise.

«Comme chez lui»

Et pourquoi à Stoneham? «C'est une station de ski qu'il définissait comme chez lui... même s'il n'était jamais chez lui», répond Ingrid Sirois. Globe-trotter, cinéaste, athlète, il cultivait sa passion et sa notoriété en sillonnant le globe.

Le symbole de l'oiseau jaune a finalement été récupéré par l'industrie et a permis de financer la fondation créée par JP Auclair de son vivant, Alpine Initiatives (www.alpineinitiatives.org). Connu à travers le monde sur les pistes, il s'était servi de ses revenus et de sa notoriété pour embarquer la communauté du ski dans l'aide internationale. Une fondation qui poursuit ses activités. Un de ses héritages.

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