Balade sur la «planète» Jacques-Cartier

Au-dessus de la limite forestière, le plateau sommital... (Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte)

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Au-dessus de la limite forestière, le plateau sommital du mont Jacques-Cartier est un étonnant champ de pierres qui donne l'impression de débarquer sur une autre planète.

Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

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(Sainte-Anne-des-Monts) Les astres étaient bien alignés et c'était notre jour de chance. Alors que la plupart du temps la brume et la grisaille au sommet du mont Jacques-Cartier gâchent la vue, là, nous étions choyés : un soleil éclatant et aucun vent. Que l'horizon sans fin de tous les côtés. Un fabuleux cadeau gaspésien pour célébrer notre passage sur la deuxième plus haute montagne du Québec.

Et ça faisait déjà un moment que j'y pensais, à ce sommet-là. Une curiosité, avec son apparence lunaire, ses impressionnants champs de roche et sa tour d'observation exposée tout en haut. 

Un «petit» sommet de 1270 mètres d'altitude, encore loin des 1646 mètres du numéro un de la province situé dans le Grand Nord québécois, le reculé et complexe mont d'Iberville dans les Torngats. Rien d'extravagant, mais reste que pendant un moment, en ce splendide lundi d'août, sur ce sommet gaspésien du massif des McGerrigle, nous avons certainement été les humains les plus hauts au Québec. 

Pas mal cool, quand on y pense...

Fierté du parc national de la Gaspésie, le mont Jacques-Cartier offre par son altitude une fenêtre unique sur la faune et la flore que l'on retrouve normalement dans le Nord. Un lieu d'exception également par sa géomorphologie, digne d'une autre planète. 

Un relief sculpté par la remontée de la roche en fusion à travers la croûte terrestre, il y a de cela 380 millions d'années. Le champ de pierre - du granit - ainsi créé serait l'un des plus impressionnants au monde. Un rare panorama offert sur un plateau... rocheux. 

Car le mont Jacques-Cartier est plus accessible qu'il n'y paraît. S'il existe des restrictions auxquelles il faut se plier pour pouvoir fouler ses pentes, c'est beaucoup plus pour contrôler l'achalandage des randonneurs et protéger le caribou qui y habite que pour la difficulté de l'ascension.

Du 24 juin au 30 septembre, il est ainsi possible de s'attaquer au Jacques-Cartier. Pour s'y rendre sans avoir à effectuer une longue approche à pied, il est impératif d'utiliser la navette du parc (7,25 $ par adulte), qui mène en un peu moins de 15 minutes à la tête du sentier d'ascension.

Certes, à partir de là, ça monte joyeusement à travers la rocaille sur 465 mètres de dénivelé, mais la distance de 8,3 km pour l'aller-retour est loin d'être excessive, malgré les quatre à cinq heures que l'on suggère pour l'aventure. 

À preuve, on y a vu plusieurs petites familles. Certaines semblaient moins apprécier la montée, mais la plupart atteignent le sommet dans les temps pour apprécier suffisamment le spectacle, avant d'entreprendre la descente jusqu'à l'une des navettes de retour.

Pour s'assurer que tout va rondement, une garde-parc naturaliste fait l'ascension pour partager sa connaissance du secteur et offrir son aide en cas d'urgence. 

Les caribous. C'est probablement l'une des plus grandes motivations des randonneurs à gravir le mont Jacques-Cartier. Un peu sous le sommet, après la limite des arbres, c'est là que règne le majestueux cervidé. Rares et protégés, les caribous montagnards seraient les derniers représentants de cette espèce au sud du fleuve Saint-Laurent.

La chance d'en apercevoir sur le Jacques-Cartier est cependant bien réelle. Sauf que l'animal est plutôt timide en présence de nombreux randonneurs. D'où notre plan de coucher au camping à proximité du mont, dans la partie est du parc, pour pouvoir prendre le premier autobus du matin en direction du sentier. À nous, les caribous!

Mais c'était sans compter qu'en ce congé des vacances de la construction, les sportifs étaient nombreux à avoir eu l'idée de gravir la montagne. Ce qui fait que, malgré nos bonnes intentions, nous étions dans la deuxième navette en direction du sentier. Au moment de nous mettre en branle dans la montée, déjà plus de 80 personnes étaient devant nous...

Heureusement, le sentier est large dès le début et il est aisé de faire des dépassements. Assez rapidement, un rythme soutenu nous a permis de nous distancer de la foule. Au bout d'environ une heure, le sommet était en vue, mais pas les caribous. Ce n'est qu'une fois à l'ombre de la tour d'observation sommitale que d'autres randonneurs, arrivés un peu avant, ont raconté la chance qu'ils ont eue. Eh oui, les bêtes étaient là pour un petit moment!

Descendus plus près de la limite forestière pour éviter la foule - comme à leur habitude apparemment -, les caribous sont réapparus quelque temps plus tard à l'horizon. Au loin, leur silhouette se détachait contre le ciel pendant qu'ils broutaient. 

Trop loin pour de bonnes photos, mais assez près pour enthousiasmer la plupart des randonneurs présents. Moi le premier.

Preuve que la chance ne nous avait pas encore quittés.

Info : sepaq.com/pq/ga

Au sommet du mont Jacques-Cartier, à 1270 mètres... (Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte) - image 2.0

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Au sommet du mont Jacques-Cartier, à 1270 mètres d'altitude, une tour d'observation permet d'étendre le regard dans toutes les directions de ce coin de la Gaspésie, en plus d'offrir un refuge fiable aux randonneurs qui doivent se méfier des caprices de la météo. 

Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

Défi kayak Desgagnés Montréal-Québec: sprint final amorcé

À une semaine du début du deuxième Défi kayak Desgagnés de 265 km entre Montréal et Québec, le fondateur et grand manitou de la jeune randonnée caritative sur le fleuve Saint-Laurent affiche la confiance d'un vieux routier. 

«Les choses sont en place!» assure Mathieu Fortier, attrapé au vol durant son sprint final avant le Défi, à sa sortie d'une rencontre avec le réputé chef - et kayakiste! - Jean-Luc Boulay, en prévision du menu bonifié qui sera offert aux quelque 150 pagayeurs inscrits.

Une bonne trentaine de participants de la présentation 2015 seront de retour pour ce voyage unique qui se tiendra du 18 au 21 août, de Montréal à Québec, avec des arrêts notamment à Sorel-Tracy, à Trois-Rivières et à Portneuf.

Si le nombre de participants est moins élevé qu'espéré pour cette deuxième présentation du Défi - on visait un maximum de 250 kayakistes -, Fortier ne se laisse pas démonter pour autant; au contraire. Il fait remarquer qu'une vingtaine de participants de plus seront du voyage qui sert de collecte de fonds au profit de l'organisme Jeunes musiciens du monde. 

«C'est une année charnière», explique Mathieu Fortier. «On a amené le produit là où on veut qu'il soit. C'est difficile d'en offrir plus, autant au niveau du confort, de l'encadrement, de la bouffe que de l'entertainment

Ainsi, de l'année 2015 plutôt exploratoire mais fort bien réussie, Fortier et son équipe ont ajusté l'expérience pour s'assurer de faire durer l'événement. Ce qui fait que la somme à amasser par personne pour participer a été majorée de 500 $ cette année, pour un total de 2000 $. 

Une façon d'en offrir plus aux kayakistes, mais aussi d'arriver à consolider les liens à long terme avec les nombreux partenaires qui travaillaient autrement à rabais. 

Grand succès l'an dernier, la formule du Défi est toujours aussi simple : pagayer de la métropole à la capitale dans une imposante flottille à l'énergie débordante. Au menu, environ 65 km/jour en solo ou en tandem pour la distance complète, ou encore 32 km/jour pour ceux qui feront le Défi à relais. Le soir venu, on mange bien et on s'amuse en bonne compagnie.

Reste à voir ce que la météo nous réservera... «Même si je ne dors pas, ça ne va pas changer grand-chose», rigole Fortier, bien conscient que c'est un bout important de l'aventure qui lui échappe complètement. «Pour l'instant, ça s'annonce bien!»

Au coeur de l'action

De mon côté, j'aurai encore le privilège de vous faire vivre cette aventure unique en mots et en images, en direct de mon kayak. Même dans les vagues au milieu du Saint-Laurent, la technologie vous permettra de monter à bord et de prendre part à votre façon au Défi.

Une carte interactive vous permettra notamment de nous suivre sur l'eau en temps réel, tandis que je vous réserve quelques surprises...    

Alors, pour ne rien manquer, le rendez-vous est donné dans nos pages au jour le jour à compter du jeudi 18 août, mais également sur notre application mobile et sur les réseaux sociaux, dont Facebook.

Fidèle partenaire, c'est encore le fabricant Boréal Design qui fournit notre embarcation, qui me servira de bureau sur le Saint-Laurent. Un merci bien senti pour cette précieuse collaboration!

Info : defikayak.org

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