Vagues-en-Ville réunit les curieux sous un soleil radieux

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L'activité a encore réuni des centaines d'amateurs de canoë-kayak au parc Chauveau, samedi et dimanche.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La Société de la rivière Saint-Charles pouvait difficilement demander meilleure température pour le 15e festival Vagues-en-Ville. L'activité a encore réuni des centaines d'amateurs de canoë-kayak au parc Chauveau samedi et dimanche.

L'avenue Chauveau, à la hauteur du pont surplombant la rivière Saint-Charles, était véritablement prise d'assaut au passage du Soleil dimanche matin. Des dizaines et des dizaines de véhicules munis de supports à embarcation étaient garés en bordure de route.

Des pagaies, des casques et des combinaisons traînaient ici et là sur les berges du cours d'eau, entièrement dégagées des glaces et de la neige. De chaque côté du pont, des dizaines de spectateurs curieux occupaient l'espace... en manches courtes!

«À chaque année, l'événement attire la communauté de pagayeurs de la région de Québec. C'est vraiment l'événement qui lance la saison d'eau vive dans la région», a expliqué Philippe Robert, l'un des organisateurs de la fête. Cette année, le festival ressemblait drôlement au lancement de l'été tout court.

Les 18 °C enregistrés dimanche après-midi ont certainement aidé du point de vue de l'achalandage. Des petites familles ont opté pour un pique-nique sur les rochers. Ils étaient d'ailleurs nombreux à ne pas se mouiller et à simplement regarder kayakistes et pagayeurs survoler le tronçon de 4,5 km de rivière mis à leur disposition. 

S'approprier la rivière

Selon M. Robert, l'important pour la Société de la rivière Saint-Charles est de voir les gens s'approprier le cours d'eau, comme ils l'ont fait tout au long de la fin de semaine. «C'est une rivière qui est importante pour la ville de Québec. [...] C'est un milieu vert, on n'a pas l'impression d'être en ville. C'est vraiment un joyau en plein milieu de Québec», a-t-il souligné, invitant la population à la visiter tout au long de la saison estivale. 

Vrai qu'à cette hauteur, les rives de la Saint-Charles ne sont pas bétonnées ou moins accessibles comme c'est le cas vers la zone plus urbanisée de la basse-ville. «Plus tu remontes la rivière, plus ça devient sauvage.» À ce sujet, le maire de Québec, Régis Labeaume, a mentionné récemment qu'il souhaitait réaménager complètement les berges afin d'en redonner l'accès aux amateurs de sports nautiques.

Vagues-en-Ville a également permis aux débutants de se familiariser avec les sports en eau vive et de participer à une descente en rafting. L'événement a été rendu possible par le haut niveau de la rivière Saint-Charles en cette période printanière.

Pour ceux qui oseraient s'y lancer un peu plus tard dans l'année, la fête de la rivière Saint-Charles, le 21 mai, sera sans doute l'occasion. Sur des eaux plus calmes - et moins froides -, il y sera possible de compléter une randonnée de 10 kilomètres en embarcation.

Pas des manchots!

Vagues-en-Ville compte une épreuve de la Coupe du Québec de slalom à sa programmation. La course, la première de l'année, permet aux athlètes plus expérimentés d'affronter leur première rivière de la saison. Un potentiel candidat olympique s'y est notamment frotté.

Il n'y avait pas beaucoup de manchots sur la rivière Saint-Charles, dimanche midi. Yannick Laviolette, membre de l'équipe nationale canadienne de canoë-kayak, figurait parmi les participants à l'épreuve de la Coupe du Québec de slalom.

Pour l'instant, le pagayeur de 20 ans n'a pas son ticket pour les Jeux olympiques de Rio cet été. «Si les gars en avant de moi se blessent, je pourrais y aller», a-t-il dit, sans souhaiter de mal à ses compatriotes. «Je vise surtout 2020 [à Tokyo]», a-t-il précisé.

La Saint-Charles proposait cette année des rapides R1 à R3 (l'échelle va jusqu'à R6, qui constitue un danger de mort) aux coureurs, ce qui n'est pas le défi le plus imposant pour un athlète de son calibre. «C'est un parcours relativement facile, mais ça reste quand même difficile d'avoir un parcours précis sur la rivière. Pour les plus expérimentés, c'est plaisant, car c'est l'occasion d'aller plus vite et de faire un bon temps», a-t-il expliqué.

«C'est un sport qui demande beaucoup de précision. Si tu touches ou que tu manques les portes, tu as des pénalités. [...] Le défi ne vient pas nécessairement de la rivière comme telle, mais des portes qui sont ajoutées en fonction des obstacles naturels comme des roches ou des arbres.»

Étant originaire de Salaberry de Valleyfield, Yannick Laviolette connaît deux rivières Saint-Charles, celle de son patelin et celle dans la capitale, qu'il visitait dimanche pour la troisième fois. Sa préférée? «Je dois prêcher pour ma paroisse!» s'est-il amusé.

Le sympathique sportif est tombé dans le canoë à 11 ans. Il assure qu'il s'agit d'un sport qui s'apprend rapidement si la passion y est. «Le slalom [dans les portes], c'est quelque chose de quand même accessible. Il y a moyen d'y arriver en une ou deux années.»

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