Odyssée NorAm: revivre l'histoire au fil de l'eau

Jennifer Gosselin et Pierre Pépin ont tout quitté... (Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte)

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Jennifer Gosselin et Pierre Pépin ont tout quitté à l'été 2014 pour entreprendre leur odyssée. Jusqu'ici, ils ont déjà réalisé 13 000 km en 15 mois comme nomades du canot chez l'Oncle Sam.

Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

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(Québec) Après des mois à sillonner les États-Unis en canot, des milliers de kilomètres et des millions de coups d'aviron plus tard, Pierre Pépin et Jennifer Gosselin ne cherchent toujours pas à battre des records. Au moment de reprendre la deuxième portion de ce qu'ils ont baptisé l'Odyssée NorAm, le couple d'aventuriers de Québec amorce son périple de 14 000 km à travers le Canada à la rencontre de l'histoire, et non en quête de gloire.

«Il n'y a rien d'extraordinaire dans ce que l'on fait», assure Pierre Pépin, un ancien militaire devenu formateur en plein air. «C'est un voyage qui a été fait en 1793!» illustre en rigolant l'aventurier, au sujet du parcours digne des Voyageurs que le couple s'apprête à entreprendre en compagnie de leur chienne Jasmine.

Un périple qui se fera souvent sur les traces de l'explorateur Alexander Mackenzie (1764-1820), un Écossais d'origine et premier Européen à traverser l'Amérique du Nord, à la fin du 18e siècle. «On s'en va explorer. On veut le voir de nos yeux et non le lire dans un livre», raconte Pierre, déjà excité à l'idée de fouler les mêmes portages que tous ces héros mythiques d'une autre époque. Pour le couple, l'arrière-pays canadien deviendra leur musée.

Pierre et Jennifer ont tout quitté à l'été 2014 pour entreprendre leur odyssée. Jusqu'ici, ils ont déjà réalisé 13 000 km en 15 mois comme nomades du canot chez l'Oncle Sam. Et si tout va comme prévu, au bout de 20 autres mois d'expédition, Pierre et Jennifer débarqueront à Moncton à l'automne 2017. Ils auront alors complété une grande boucle allant de Winnipeg (Manitoba) jusqu'à Bella Coola (Colombie-Britannique), en passant par le nord de l'Alberta, à Fort McMurray, avant de rentrer par le sud jusqu'au Québec et enfin le Nouveau-Brunswick. Le grand départ est prévu pour le

29 mars, du Manitoba.

Forcé de prendre une pause à l'automne dernier alors que le dollar américain plombait le mince budget des aventuriers, le couple s'était promis de profiter de l'occasion pour mieux repartir. Après six mois au Québec, le duo est plus uni et motivé que jamais.

«C'est rendu notre style de vie», décrit Jennifer, expliquant qu'ils ont dû se «désintoxiquer» de la vie urbaine et prendre le temps de réaliser qu'ils étaient désormais des nomades. «Après la première boucle, nous n'étions pas prêts à arrêter», raconte l'aventurière. Mais après une phase de déprime, elle constate aujourd'hui comment l'arrêt a été bénéfique.

C'est que les «bums du canot» - l'expression vient de Pierre - n'ont pas chômé au Québec. Car pour repartir, il leur fallait des commanditaires. «La réalité? Avoir eu de l'argent, on serait partis sans dire un mot», affirme Pierre. Mais pour poursuivre une aussi longue aventure en continu, il leur fallait un bon coup de pouce. 

Fort du succès de leur première boucle réalisée avec des moyens modestes, le sympathique couple a travaillé fort pour se trouver de fiables partenaires et boucler le budget total de plus de 100 000 $ pour compléter l'Odyssée.  

Équipementiers divers comme entre autres Clipper (canoë), Hilleberg (tente), Kokatat (vêtements nautiques) et inReach (communications), mais également un étonnant collaborateur de Saint-Nicolas... ClicAssure.com. La jeune entreprise de six employés qui brasse de grosses affaires sur le Web comme comparateur en assurances est en effet tombé sous le charme des deux aventuriers. «Sans eux, on ne pourrait pas repartir [aussi longtemps]», juge Pierre Pépin.  

Un voyage «fascinant»

«C'est plate les assurances», résume en riant Martin Dufour, vice-président développement des affaires. Ancien collègue de Jennifer dans une autre vie, Dufour a embarqué son associé Patrick Turgeon, président de ClicAssure.com, dans la folie de l'Odyssée NorAm. Très présent sur le Web, l'entreprise utilisera les deux aventuriers comme prétexte pour parler d'assurances en tous genres, le temps d'une demi-douzaine de capsules vidéo qui seront réalisées sur le terrain par Pierre et Jennifer et diffusées sur les médias sociaux. 

Martin Dufour veut mettre de l'avant l'attrait du couple pour séduire la clientèle par ses péripéties, tout en explorant de réels besoins en assurances pour les voyageurs. «Ce voyage est pour nous fascinant. Il y a un intérêt d'affaires, mais c'est également personnel», dit Dufour, qui avec Turgeon pourrait bien aller éventuellement rejoindre les canoteurs sur le terrain pour partager leur quotidien.

Et pour ceux qui n'auront pas cette chance, il sera possible de suivre Pierre et Jennifer pour «vivre l'aventure par procuration». D'abord sur les réseaux sociaux, puis éventuellement en conférence. Le tandem travaille également à la rédaction d'un livre et à la réalisation d'un film. 

Pierre a d'ailleurs suivi durant la pause hivernale un cours de pilotage de drone et le duo en transportera un à bord de son canot pour tourner des images. 

Comme quoi être des Voyageurs des temps modernes, c'est du sérieux. Et même plus de deux siècles après Mackenzie, le récit s'annonce passionnant.

Info : wildravenadventure.com

Avec un entraînement général de base, il est... (Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte) - image 2.0

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Avec un entraînement général de base, il est assez simple de s'en sortir avec le sourire lors de la Traversée de la Gaspésie.

Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

TDLG, mode d'emploi

Avant même la fin de ma couverture de la Traversée de la Gaspésie (TDLG), vous avez été nombreux à me faire part de votre intérêt pour l'événement. Préparation, équipements, ce que j'ai préféré... vos questions étaient nombreuses au sujet de l'aventure de six jours entre les Chic-Chocs et Gaspé. Je vous propose donc un court mode d'emploi pour la TDLG.

D'abord, il faut savoir que la Traversée ne s'adresse pas à des athlètes olympiques. La moyenne d'âge était cet hiver de 52 ans, allant de 16 à 76 ans. Cependant, il faut un minimum de forme et en ce sens, une préparation adéquate est de mise. Si monter un escalier vous fait craindre la crise cardiaque, passez votre tour! 

Autrement, avec un entraînement général de base, il est assez simple de s'en sortir avec le sourire. Sans compter que la formule de la TDLG est assez souple pour permettre d'ajuster les journées en conséquence de l'état des skieurs ou des raquetteurs. Mais n'oubliez pas que passer la journée à l'hébergement parce qu'on n'a plus les jambes... c'est très dommage!

Une surprise pour ma première participation? La difficulté de certaines sections à ski. Il y a eu quelques descentes qui ont fait sursauter des participants. Évidemment, les parcours changent chaque année et les conditions de neige jouent pour beaucoup, mais il vaut mieux affiner sa technique avant de partir. Sinon, il y a la raquette, offerte depuis deux hivers à la TDLG et qui gagne en popularité.

Côté équipement, il y avait de tout. Des skis classiques de performance à de costauds hors-piste avec carres et bottes rigides. À mon avis, il faut viser entre les deux. Un ensemble dédié au hors-piste léger - essentiellement une botte confortable offrant plus de soutien, jumelé à un ski plus stable avec carres - était probablement le plus adapté aux parcours de cette année. Si c'était à refaire, c'est ce que je choisirais au lieu de mon lourd ensemble 100 % hors-piste.

À ne pas négliger, les peaux d'ascension (communément appelées peaux de phoque). Plusieurs skieurs ont découvert ces bandes de fourrure synthétique que l'on colle sous les skis pour les montées longues et abruptes. Quand le fart ne marche pas, cela fait des miracles et sauve bien des jurons!

«Trip de gang»

Le grand plaisir de la TDLG, et ce que j'ai apprécié le plus, c'est le «trip de gang» qui est offert aux participants. Il faut donc avoir envie de socialiser et de s'amuser en groupe durant ces vacances gaspésiennes. Si vous avez besoin de votre espace, mieux vaut alors le prévoir et choisir l'hébergement en conséquence, à l'auberge en privé au lieu du dortoir.

Enfin, vous rêver de découvrir la Gaspésie et ses splendeurs dans la formule tout inclus de la TDLG, mais vous détestez l'hiver? C'est une autre aventure, mais il existe également la Traversée de la Gaspésie à bottine. La troisième présentation sera tenue l'automne prochain, du 24 septembre au

1er octobre 2016.

Info : tdlg.qc.ca

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