Chasser les caprices de l'automne

Laurence, cinq ans, et sa soeur Gabrielle, presque... (Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte)

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Laurence, cinq ans, et sa soeur Gabrielle, presque trois ans, découvrent en compagnie de Patrice, leur papa, le pont suspendu de la Vallée Bras-du-Nord.

Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

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Le long congé de l'Action de grâces qui vient de passer représentait parfaitement tout ce que l'on peut adorer... ou détester de l'automne. D'une journée à l'autre, une météo changeante aux contrastes marqués, qui rend cette période d'entre-deux assez aléatoire quand vient le temps d'aller jouer dehors.

Un jour, de la pluie, du froid et de la neige en altitude. Un autre, un sursaut de chaleur et du soleil à plein ciel qui nous fait croire que l'été revient...

Bienvenue en automne!

Reste que c'est tout de même une période de prédilection pour les aventures au grand air. Moins d'achalandage, pas d'insectes, et surtout le spectacle coloré du feuillage qui habille les paysages. Et de ce côté, c'est en ce moment que ça se passe!

C'est d'ailleurs à la recherche des panoramas rouges et orangés que nous avons pris la route de Charlevoix vendredi dernier. Malgré la pluie depuis le matin, nous espérions que le temps se dégagerait assez pour une tournée rapide au sommet de l'Acropole des draveurs, au parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie.

C'était pour moi une première visite depuis la réouverture cet été des sentiers, après un réaménagement en grand par la Sépaq. L'endroit est certainement l'un des plus beaux pour aller y célébrer l'automne. Mais à notre grande surprise, c'est l'hiver qui nous y attendait. Et avec conviction!

C'est que le crachin qui nous accompagnait depuis la tête du sentier s'est rapidement transformé en neige au fil des quelque 800 mètres de dénivelé à faire vers les sommets. Rapidement, nous avons compris que la superbe vue sur la rivière Malbaie, du haut de l'Acropole, serait complètement bouchée par la brume et les précipitations. Déception...

Mais c'était avant que la neige qui s'accumulait rapidement ne devienne un spectacle à elle seule, alors qu'elle nous permettait d'assister en temps réel à la transformation du sentier dans ses habits d'hiver. Quoi de plus magique que la première neige de la saison?

***

Avant d'atteindre les sommets de l'Acropole des draveurs, il faut un peu plus de cinq kilomètres, la plupart du temps en montée. Ce qui fait que bien avant d'arriver dans la zone alpine qui domine la vallée, nous étions dans la neige pour de vrai. 

Bien que c'était devenu glissant en espadrilles de sentiers, nous étions encore à l'aise et avons décidé de poursuivre. Aussi bien en profiter malgré la météo peu clémente, alors qu'il ne reste que deux fins de semaine avant la fermeture du parc pour l'hiver. 

Dès le premier sommet, c'était clair que la vue espérée ne serait pas à la hauteur des attentes. Eh oui, nous avions gardé un mince espoir d'une embellie, mais c'est plutôt avec toutes nos couches de vêtements et en vitesse que nous avons mangé avant le deuxième sommet, dans la grisaille.

Quelques photos, puis il était temps de rebrousser chemin, tandis qu'il y avait déjà un bon moment que nous avions croisé les derniers randonneurs. Leurs traces de pas étaient déjà effacées par la neige. 

Pendant que le jour tombait, nous avions le sentier à nous uniquement. 

Un joli prix de consolation.

***

Autre journée, autre destination. Décidé à profiter des couleurs de l'automne pour «vrai» cette fois-ci, c'est du côté de Portneuf que je me suis repris, lundi.

Car s'il y a bien une autre destination de prédilection pour admirer le spectacle automnal, c'est assurément la vallée Bras-du-Nord, près de Saint-Raymond.

Secret de moins en moins bien gardé - tant mieux! - à cause de l'enviable réputation que s'est bâtie la destination pour le vélo de montagne, la Vallée demeure toujours une valeur sûre pour la rando, notamment avec des enfants.

Pour ce lundi de long congé, les amateurs de plein air étaient nombreux à l'avoir compris. Sur le sentier qui mène sans grande difficulté à la magnifique chute de Delaney, des randonneurs de tous les âges étaient au rendez-vous pour profiter de la belle journée ensoleillée.

Pas de folie, malgré la surprenante quantité de sportifs qui animaient le parcours qui longe notamment la rivière et traverse une érablière. Du bonbon pour les yeux. Et dire que la coloration des feuillages n'était pas encore à son apogée!

***

Ce qui a particulièrement impressionné mes deux princesses de quatre et sept ans, c'est la quantité de chiens - qui sont permis en laisse - qu'elles ont eu à saluer. Un décompte qui a duré tout au long des quelque huit kilomètres de l'aller-retour. Au final, les filles juraient avoir dépassé la cinquantaine de bêtes. 

Interdits à plusieurs endroits nature, les chiens peuvent ici accompagner leur maître en toute tranquillité. Et force est d'admettre que leur présence n'était pas très dérangeante. Bravo les maîtres randonneurs!

***

La chasse aux couleurs de l'automne se poursuit à travers la province. Sommets des centres de ski, parcs et autres espaces nature n'attendent donc que vous comme spectateurs.

Et on ne le répétera jamais assez: il n'y a pas de mauvaise météo, juste de mauvais vêtements. Si cette phrase a quand même certaines limites, reste que les caprices de l'automne peuvent facilement être atténués.

Car faites vite! Ce plaisir pour les yeux est bien éphémère.

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