Inspirant Saint-Laurent!

Guillaume Normandin et Déreck Pigeon sont partis de... (Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte)

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Guillaume Normandin et Déreck Pigeon sont partis de Québec le 5 juillet dernier et ils se dirigent actuellement vers Percé, afin de compléter leur traversée du Canada en canot et en kayak.

Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

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(Québec) De tout temps, le Saint-Laurent a été le théâtre d'aventures et d'exploits nautiques en tous genres. Source précieuse d'inspiration qui a forgé le développement même de l'Amérique, l'important cours d'eau demeure un lieu qui attire toujours autant les aventuriers. Cet été encore, du fleuve au golfe, divers voyageurs ont eu le désir de s'y mesurer. Retour sur trois aventures nautiques qui ont lieu actuellement.

Présentement en direction des Îles-de-la-Madeleine, Marcus Forns et... (Photo fournie par la famille Forns-Gauthier) - image 1.0

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Présentement en direction des Îles-de-la-Madeleine, Marcus Forns et Johanne Gauthier, accompagnés de leurs six petits matelots âgés de 17 mois à 10 ans, se préparent cet été à un tour du monde à la voile. La famille, à bord du Pinocchio, larguera les amarres en 2016 pour un périple de six ans. 

Photo fournie par la famille Forns-Gauthier

Prélude à un tour du monde en famille

Mon ami Marcus Forns a cette capacité de rendre les projets d'aventure les plus fous presque simples. En effet, sans grand fracas, avec sa femme Johanne Gauthier, le couple qui habite la Rive-Sud de Québec prépare depuis deux ans un voilier deux-mâts de 43 pieds. L'objectif? Partir dès l'été prochain pour un tour du monde... avec leurs six enfants de 17 mois à 10 ans!

Actuellement, le joyeux équipage est en route vers les Îles-de-la-Madeleine. Une façon pour l'enseignant et sa bande de s'habituer tout au long de l'été à la vie à bord en famille. Parti le 4 juillet, le groupe prévoit revenir à Québec pour la rentrée scolaire en septembre. 

Déniché à L'Île-aux-Coudres et rénové minutieusement, le robuste ketch baptisé Pinocchio n'est évidemment pas le premier voilier du couple. C'est d'ailleurs sur un 26 pieds que Marcus et Johanne ont fait leurs classes sur le Saint-Laurent par le passé. 

«Le Saint-Laurent est un terrain d'entraînement assez corsé», écrit Johanne en direct du voilier, pendant que l'équipage poursuit sa route vers l'Est. «Oui, c'est un bon défi, mais Pinocchio est robuste et il tient bien son allure. Notre expérience sur le fleuve avec notre voilier précédent nous a vraiment donné la piqûre.»

Un virus de l'aventure que le couple compte bien transmettre à Raphaël, Thomas, Charlotte, Juliette, Félix et Alice - de même que Brume, la petite chienne Labrador de la famille. D'abord dans nos eaux, mais ensuite sur les mers du monde à explorer leurs splendeurs.

Leur blogue sera actif à la fin de juillet : Brumeetpinocchio.com

***

Styves St-Pierre arrivera à Percé samedi prochain après... (Photo Styves St-Pierre, Grandvoyage.ca) - image 2.0

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Styves St-Pierre arrivera à Percé samedi prochain après avoir complété un voyage de 1300 km en kayak à partir de Kingston, en Ontario. Déterminé à inspirer par sa persévérance sur le Saint-Laurent, le kayakiste a dédié Le grand voyage à la cause de la prévention du suicide. 

Photo Styves St-Pierre, Grandvoyage.ca

La persévérance comme moteur

Le 24 mai dernier, Styves St-Pierre a amorcé son périple en kayak en solitaire à partir de Kingston, en Ontario, avec comme objectif de rejoindre Percé, 1300 km plus loin. Près de deux mois plus tard, c'est pratiquement mission accomplie, alors que le natif de Victoriaville doit débarquer à destination samedi prochain.

Certes, le kayakiste de 34 ans profite de l'aventure sur le Saint-Laurent pour son propre plaisir, mais également pour sensibiliser les gens à l'importance de la prévention du suicide. La date de départ de ce qu'il a baptisé «Le grand voyage» n'est d'ailleurs pas un hasard...

Si le 24 mai était l'anniversaire des 10 ans de carrière de Styves comme paramédical dans les Bois-Francs, c'était aussi celui de la disparition d'un de ses mentors, il y a un an. Un professeur à l'éducation aux adultes, un précieux modèle qui a tristement choisi de partir avant le temps.

Ancien décrocheur qui a pagayé à contre-courant dans la vie pendant un moment avant de trouver sa voie - «à 19 ans, je n'avais qu'une sixième année du primaire!» -, Styves croit que son voyage à travers le Québec par le Saint-Laurent saura en inspirer plusieurs. Surtout par son exemple de persévérance, tandis qu'il se concentre une journée à la fois sur la mission qu'il s'est donnée, sans jamais reculer. «Il faut vivre au jour le jour», résume le kayakiste, qui en est à sa plus grande aventure du genre.  

Pendant qu'il cumule les kilomètres, Styves St-Pierre espère que ses efforts inciteront le public à embarquer avec lui dans sa levée de fonds pour la prévention du suicide. Il souhaite amasser 25 000 $ qui serviront aux organismes spécialisés à sauver ceux qui, malheureusement, envisagent l'autre «grand voyage».

Pour donner et suivre l'aventure : Grandvoyage.ca

***

D'un océan à l'autre, la finale

Les habitués de la chronique plein air se souviendront de Guillaume Normandin et de Déreck Pigeon. En 2013, le duo était parti du Pacifique en canot pour traverser le pays jusqu'à Thunder Bay, en Ontario. Après une deuxième étape l'été passé qui les a menés à Québec, les deux coureurs des bois dans la vingtaine sont actuellement en route vers leur destination finale, Percé. 

Un long périple de plus de 600 km à partir de Québec que la paire prévoit réaliser en moins d'un mois. Au total, les gars auront parcouru plus de 8000 km d'un océan à l'autre, par leurs propres moyens, en trois voyages répartis sur autant d'années.

Famille et amis étaient particulièrement fiers de leurs «héros» à leur départ du quai des Cageux, près des ponts de Québec, le dimanche 5 juillet. Un au revoir qui semblait beaucoup plus facile alors que Guillaume, un Lévisien d'origine, et Déreck, un natif de Saint-Damien, près de Trois-Rivières, avaient désormais le plus dur derrière eux. 

Il ne leur restait qu'à pagayer «chez eux», sur un itinéraire relativement simple. Misant sur la vitesse, le duo a choisi de prendre des kayaks solos ouverts de performance. Des «bombes» qui devaient donner de 1 à 2 km/h de plus sur l'eau, estimait Déreck, au moment du départ. Quant au ravitaillement, ils comptaient profiter de la proximité de la civilisation pour alléger davantage leurs embarcations.

Aux dernières nouvelles hier, ils étaient arrivés à Rimouski, à pratiquement la mi-parcours. Et le plaisir d'avancer vers leur destination finale semblait toujours aussi grand.

Pour suivre leur aventure : Traverseecanada2013.com

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