Plein air: il était une fois dans l'Est

Le prêt-à-camper, comme ce qu'offrent les tentes Huttopia... (Photo Claude Mathieu Pub Photo inc., parc national de la Jacques-Cartier, SEPAQ)

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Le prêt-à-camper, comme ce qu'offrent les tentes Huttopia ici, au parc national de la Jacques-Cartier, est fort populaire auprès des visiteurs qui veulent vivre une expérience en nature avec un minimum de tracas.

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(Québec) Dans un resto de Saint-Roch, bien loin de la grande nature de la région de Québec, la curiosité était partagée. De passage pour découvrir les subtilités du marché de l'Est - et de la Belle Province en particulier -, Hugo Voyer et Kimberly Worbeck s'intéressaient à ce qui se passait du côté des terrains de jeux de Mathieu Brunet et de Frédéric Asselin. Pour leur part, les deux hommes de plein air avaient autant de questions pour les visiteurs venus de la côte Ouest.

Avec son plancher fini, son mini-frigo, ses lits... (Photo Claude Mathieu Pub Photo inc., parc national de la Jacques-Cartier, SEPAQ) - image 1.0

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Avec son plancher fini, son mini-frigo, ses lits et son chauffage, cette version moderne de la tente prospecteur est fort populaire.

Photo Claude Mathieu Pub Photo inc., parc national de la Jacques-Cartier, SEPAQ

Voyer et Worbeck, acheteurs escalade et camping du siège social de MEC à Vancouver, étaient en pèlerinage pour s'assurer que leurs choix, pour les membres de la coopérative qui vend du matériel de plein air d'un océan à l'autre, correspondent aux besoins.

Dans la capitale, Brunet et Asselin représentaient des interlocuteurs de choix. Les deux amis ont un sérieux bagage dans l'univers de l'aventure, mais ils sont surtout les directeurs de deux des plus importants pôles d'attraction en plein air de la grande région de Québec, soit le Parc national de la Jacques-Cartier et la Vallée Bras-du-Nord.

Tandis que la discussion portait sur les intérêts et les habitudes des sportifs qui visitent le parc et la vallée, Brunet et Asselin en profitaient aussi pour tenter de découvrir ce qui pourrait très bien être la prochaine tendance en provenance de l'Ouest.

Camper léger? Pas tant que ça...

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'ultraléger n'est pas ce qui attire le plus les campeurs. D'un côté, Mathieu Brunet remarque que les visiteurs débarquent de plus en plus «équipés». Voir notamment à bord de véhicules récréatifs. Il note ainsi le besoin de confort, mais également l'intérêt pour le «prêt-à-camper». Un exemple, l'attrait pour les tentes Huttopia dans le réseau de Parcs Québec. Avec son plancher fini, son mini-frigo, ses lits et son chauffage, cette version moderne de la tente prospecteur est fort populaire, assure Brunet.

À sa première visite au Québec, Kimberly Worbeck découvrait le concept Huttopia. Elle a notamment fait une visite à cet égard dans le Parc d'Oka. L'idée du prêt-à-camper cadre bien avec l'intérêt familial qui dicte plusieurs de ses choix d'acheteuse. Tente avec «chambre» séparée, meubles compacts de qualité, accessoires ludiques pour petits et grands... tous les efforts sont mis pour rendre l'expérience en plein air plus agréable.

Elle remarque que la demande pour les accessoires destinés à la cuisson sur feu de bois (gros chaudrons, poêlon, etc.) est plus grande ici que dans l'Ouest, où la cuisson sur réchaud semble davantage la norme. «C'est peut-être dû au fait que nous avons plus de randonneurs en sac à dos qu'ici», suppose l'acheteuse, qui compte bien s'ajuster devant la demande.

Car Brunet et Worbeck s'entendaient sur l'importance de tout faire pour faciliter la réussite des sorties de camping. Des campeurs contents - et leurs enfants! - seront des campeurs qui voudront retourner en nature, peu importe le type qu'ils sont.

Une vague qui persiste

De son côté, Hugo Voyer débordait de son rôle d'acheteur en escalade pour parler d'une de ses nombreuses autres passions en plein air : le surf à pagaie. Toujours à la recherche de nouveautés pour exploiter l'infini potentiel de la Vallée Bras-du-Nord, Frédéric Asselin était particulièrement attentif.

Le directeur s'intéresse à l'activité, dont la popularité ne semble pas s'essouffler d'un océan à l'autre. Il envisage sérieusement de développer le surf à pagaie, question de pouvoir offrir à ses visiteurs une nouvelle manière de s'amuser en rivière tout en explorant la Vallée.

Montée de l'escalade

De retour en force, l'escalade a définitivement la cote par les temps qui courent. Le bloc en particulier. À l'extérieur comme en salle. Le nombre de pratiquants a augmenté, mais leur provenance a également changé. Désormais, l'escalade n'est plus l'affaire que d'une petite bande d'initiés. Elle s'est démocratisée et fait partie pour certains d'un mode de vie sain où l'on s'entraîne en crossfit un jour, on grimpe en salle le lendemain, pour ensuite faire du yoga la journée d'après, résume Hugo Voyer, qui a longtemps habité Québec.

Bien que très urbaine comme activité - MEC vend le plus grand nombre de chaussons... à Toronto! -, l'escalade poursuit son ascension aussi à l'extérieur. Notamment dans la Vallée Bras-du-Nord, où Frédéric Asselin doit de plus en plus penser en conséquence des besoins de cette nouvelle clientèle, qui diffère de ses usagers habituels, les cyclistes de montagne. 

Rigolo... et techno

Kimberley Worbeck était curieuse de connaître si certains accessoires parmi ses récents coups de coeur étaient populaires ici. Tandis que MEC ajoute des équipements ludiques pour les campeurs à son catalogue de produits, certains sont plus que de simples jeux à pratiquer en plein air. 

À commencer par la boule faiseuse de crème glacée de Yaylabs!, un genre de ballon qui sert à mélanger crème et sucre dans un compartiment refroidi par de la glace mélangée à du gros sel. On brasse, on joue pendant une vingtaine de minutes... et voilà! De la crème glacée maison peu importe - ou presque - où vous campez! Apparemment un franc succès chez les enfants et les gourmands!

Enfin, tandis que le besoin d'être branché pratiquement partout est régulièrement remis en question, il y a des produits qui se démarquent pour ceux qui ne peuvent vivre sans la techno. Comme le réchaud Biolite Campstove.

Celui-ci fonctionne au petit bois et possède une prise USB qui permet de charger téléphones et autres petits appareils électroniques, en cas d'urgence, pendant la cuisson. Brillant et fort apprécié, paraît-il.

De retour à Vancouver après sa tournée au Québec, Kimberly Worbeck était maintenant en mesure de mieux évaluer les subtilités entre les campeurs de l'Ouest et de l'Est. «Je ne remarque pas de si grandes différences», a-t-elle résumé dans un courriel mardi. 

Car pour elle, il existe un dénominateur commun qui dépasse l'endroit où l'on joue dehors, ici ou à l'autre bout du pays. «Je crois que nous aimons tous la nature, la bonne bouffe, des activités amusantes... et un bon feu de camp à la fin de la journée!»

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