Thon rouge: 700 lb au bout de la ligne

Jimmy Lepage, un homardier gaspésien, pose avec l'un... (Photo fournie par Jimmy Lepage)

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Jimmy Lepage, un homardier gaspésien, pose avec l'un des thons capturés l'an dernier non loin du quai de Chandler.

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Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Gaspé) Les pêcheurs sportifs du Québec pourront tenir un thon rouge de 700 livres au bout de leur ligne cet été. Pour une première année, Pêches et Océans Canada autorise la pêche au thon avec remise à l'eau au Québec, une activité pratiquée dans les Maritimes depuis 2010.

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Jimmy Lepage, un homardier gaspésien, pose avec l'un des thons capturés l'an dernier non loin du quai de Chandler.

Photo fournie par Jimmy Lepage

Jimmy Lepage est l'un des quatre pêcheurs gaspésiens qui offriront des voyages au thon après leur saison de homard. M. Lepage a commencé la pêche commerciale au thon l'an dernier. Il le fait pour le revenu tiré de la chair - il a obtenu jusqu'à 10 $ la livre pour l'un de ses thons -, mais aussi pour le plaisir. «C'est tellement puissant. Aussitôt que le thon prend l'hameçon et qu'il décolle, le moulinet fait un de ces sons! On dirait que la canne va casser.» 

La canne a tenu bon et M. Lepage a ramené au quai deux thons de 610 et 675 livres. Ils sont loin d'être hors normes : la moyenne des thons pêchés dans le golfe du Saint-Laurent en 2014 était de 670 livres.

Si la pêche sportive fait ses débuts en 2015, la pêche commerciale au thon a repris peu à peu ces dernières années en Gaspésie puisque le mastodonte est de retour dans les eaux de la baie des Chaleurs, après s'être fait rare dans les années 90. Les 53 pêcheurs québécois qui possèdent un permis de thon, soit 27 Gaspésiens et 26 Madelinots, ont le droit de capturer un ou deux thons par an.

Le ministère canadien des Pêches et des Océans (MPO) réserve un contingent de 10 tonnes pour la pêche sportive au thon dans l'est du Canada. Le poisson a beau être remis à l'eau, entre 3,4 % et 5 % meurent à la suite de leur lutte, révèle une étude menée par des chercheurs universitaires des Maritimes et un scientifique de Pêches et Océans Canada.

Le Ministère a établi des règles pour maximiser les chances de survie du thon. «Le bateau doit toujours être en mouvement pour que le thon soit oxygéné, explique Mathieu Bergeron, conseiller principal chez Pêches et Océans. Après 45 minutes de lutte, le pêcheur doit ramener le thon près du bateau pour lui enlever l'hameçon. S'il est incapable de l'enlever au bout de 15 minutes de plus, il doit sectionner la ligne.»

La saison de pêche sportive s'échelonnera du 15 juillet au 1er octobre. Chaque bateau aura droit à un maximum de deux touches par jour.

Dans les Maritimes

En 2012, la pêche récréative au thon dans les eaux de l'Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse a rapporté environ 1,8 M$ au cours de 1000 voyages faits sur 47 bateaux, rapporte l'Ecology Action Centre, un groupe environnemental basé à Halifax, qui milite pour que ce type de pêche soit favorisée aux dépens de la pêche commerciale, puisqu'elle rapporte six fois plus par tonne de poissons. Le thon pêché pour sa chair rapporte 17 000 $ par tonne; remis à l'eau, il pourrait rapporter 100 000 $ par tonne malgré les mortalités.

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