Pèlerinage alpin en Gaspésie

Peu importe le secteur où l'on pointera ses... (Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte)

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Peu importe le secteur où l'on pointera ses skis - ou encore sa planche à neige ou ses raquettes -, le panorama des montagnes des Chic-Chocs saura vous transporter, comme ici au mont Hog's Back, une populaire destination qui attire les sportifs de tous les niveaux.

Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

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(Massif des Chic-Chocs) Il y a de ces endroits dont on ne se lasse jamais. Des terrains d'aventure que l'on retrouve chaque fois avec un bonheur renouvelé, convaincu que le facteur «wow» sera au rendez-vous. Comme le massif gaspésien des Chic-Chocs, qui mérite définitivement un régulier pèlerinage alpin.

Car ceux pour qui les sports d'hiver en montagne sont une religion, l'endroit est l'un des lieux saints dans l'est du continent où il fait bon aller se «recueillir». Quant aux aventuriers en tous genres qui n'ont pas encore découvert ce coin de paradis... il n'est pas trop tard pour se convertir!

C'est que peu importe la période de l'hiver et les conditions de neige, il y a toujours moyen de trouver un endroit où s'amuser. Skieurs, raquetteurs et planchistes hors pistes de tous les niveaux... ils sont de plus en plus de fidèles à l'avoir compris.

C'est d'ailleurs ce qui m'a le plus frappé durant ma récente visite dans la région. Sans faire un sondage scientifique, il apparaît évident qu'un nombre grandissant d'adeptes de plein air ont la fièvre des sommets dans les Chic-Chocs. Et c'est super!

En effet, sans y être durant la relâche ou pendant un congé particulier, partout où nous avons pointé nos skis durant notre séjour, que ce soit au mont Lyall, en direction des hauteurs du mont Albert, ou encore au mont Hog's Back, bon nombre de chercheurs d'aventure étaient en action.

Mais rassurez-vous. En montagne, la tranquillité n'est pas menacée, loin de là! Reste que les rencontres sont certainement plus fréquentes que par le passé. Des gens de tous les âges et qui viennent de partout en province. Des groupes de l'extérieur aussi. Puis des chanceux du coin qui peuvent vivre fréquemment le plaisir des sorties en montagne, directement dans leur cour arrière.

Comme nous, des sportifs en quête de poudreuse prêts à faire l'effort de gravir à pied les sommets pour ensuite dévaler les pentes sauvages de l'arrière-pays. Mais aussi de simples randonneurs en quête d'air pur et d'évasion qui s'en tiennent aux sentiers balisés, loin des pentes propices aux avalanches.

***

En ce milieu de mars, le début du ski de printemps était à prévoir. Les plans étaient donc surtout de suivre des itinéraires où le paysage serait mis de l'avant plutôt que de chercher la meilleure neige. Mais c'était sans savoir que l'hiver s'accrochait encore solidement dans les Chic-Chocs...

Poussés par une petite tempête, nous avons finalement amorcé notre périple au populaire mont Lyall, où les couloirs déboisés s'annonçaient prometteurs. Malgré le passage des skieurs et des planchistes auparavant, la poudrerie avait pratiquement effacé leurs traces. Nous n'avons pas été déçus...

Sauf que le vent et le froid qui nous accompagnaient depuis notre arrivée à Sainte-Anne-des-Monts se sont finalement accrochés jusqu'au moment de visiter le mont Albert, au coeur du Parc national de la Gaspésie. En direction de la Grande Cuve, à l'approche des plateaux, la brise mordante imposait le respect dans cet environnement aux allures quasi lunaires.

Sur la montagne à près de neuf kilomètres de la voiture, il était facile de se sentir petit devant la puissance des éléments. Un endroit véritablement pittoresque, d'une beauté unique, avec ses vallées qui sillonnent un relief alpin qui semble sans fin.

Réelle oasis pratiquement à mi-chemin en cette froide journée, l'abri de la Serpentine sert heureusement de point d'arrêt et de rencontre aux randonneurs, dans l'ombre des sommets avoisinants. Le temps de notre dîner, skieurs et raquetteurs s'y croisaient, chacun avec leurs plans pour le reste de la journée. Des montagnards comblés.

***

Serait-ce la chaleur du poêle à bois de la Serpentine qui a étiré notre repas du midi, ou encore notre départ matinal trop tardif après avoir goûté au confort du Gîte du Mont-Albert? Toujours est-il qu'à peine arrivé au pied de la Grande Cuve, il était déjà temps de rentrer.

Tandis que les autres visiteurs avaient amorcé leur retour et que la lumière descendait rapidement, nous étions seuls sur la montagne à traîner encore un peu malgré le froid, histoire de profiter du spectacle orangé.

Juste assez longtemps pour faire le plein de souvenirs afin de patienter jusqu'à la prochaine rencontre au sommet.

Pour une partie de cette aventure, Le Soleil était l'invité de la Sépaq au Gîte du Mont-Albert.

 

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