Jean Soulard «chanceux» au Népal

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(Québec) Le réputé chef Jean Soulard se trouvait au Népal le 14 octobre lorsqu'une avalanche a fait 17 victimes, dont trois Québécoises, dans un secteur beaucoup plus éloigné du sien. Comme ses compagnons, il n'a su qu'au retour le triste destin des randonneurs.

M. Soulard était à l'assaut du mont Mera (6476 mètres) avec six compagnons et un guide au moment du drame. La fierté d'avoir réalisé un difficile trek de trois semaines a été assombrie par le choc de la nouvelle une fois l'aventure terminée.

«Notre guide de chez Terra Ultima - la même entreprise qui menait l'expédition mortelle dans le secteur de Näar Phu - avait un téléphone satellite, explique Jean Soulard. Il a appris la nouvelle dès le départ. Cependant, il a fait le choix de ne rien nous dévoiler», ajoute-t-il, précisant que c'était un «choix judicieux».

«L'avalanche était très loin de nous et nous n'avions pas subi la tempête qui l'avait provoquée. Nous ne courrions aucun danger à ce moment. Avoir appris la tragédie en pleine ascension aurait sapé le moral du groupe. Peut-être même que personne n'aurait voulu continuer», avance-t-il.

La nouvelle de l'avalanche mortelle a fait la manchette au Québec. À ce chapitre, il remercie Terra Ultima d'avoir avisé les proches des membres du groupe qu'ils étaient en sécurité.

«On a rencontré deux survivants de l'avalanche là-bas. Je ne leur ai pas parlé personnellement, mais ils ont discuté avec notre guide. Ils ont expliqué qu'à deux secondes près, ils auraient pu être emportés. L'avalanche leur a laissé de la neige aux genoux», raconte-t-il.

«Quand vous entendez ça, on se dit qu'on est chanceux. On a l'impression qu'on est en sécurité en haute montagne. Mais il y a des risques lorsqu'on entre dans des éléments qui ne sont pas les nôtres», réfléchit M. Soulard avec du recul.

Les deux spécialistes québécois en recherche et sauvetage partis au Népal il y a plus d'une semaine n'avaient toujours pas retrouvé les corps des trois disparues en date du 2 novembre.

«Les conditions climatiques ne sont pas optimales pour la fonte de la glace. Le système RECCO ne fonctionne pas à cause de la roche mêlée à la neige qui fausse les données», écrit-on sur un site créé pour amasser des fonds et financer le voyage de recherche. Jusqu'à présent, les amis des victimes ont recueilli 23 000 $ alors que l'objectif initial était de 15 000 $.

Geneviève Adam, une infirmière de Québec de 33 ans, et Sylvie Marois, 55 ans, responsable du programme de formation de guide en tourisme d'aventure du Cégep de Saint-Laurent, figurent parmi les disparues. Pour des informations à jour : https://namaste-sylvie.org

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