Octobre, le pic de la chasse de l'orignal

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Plus de 180 000 Québécois (es) adeptes de la chasse de l'orignal s'enfoncent dans nos forêts à la recherche des cervidés sauvages qui y vivent. Ci-dessus, trois chasseurs chanceux ont rapporté un bel orignal mâle de la Gaspésie : (de gauche à droite) Stéphane Martin, policier de Québec, Denis Tremblay, épicier de Québec, et Nicole Gagnon, de Saint-François, I.O.

PHOTO FOURNIE PAR NICOLE GAGNON

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André-A. Bellemare

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Chaque année, à la fin de septembre et au début d'octobre, lorsque les forêts du Québec explosent d'une orgie de couleurs éclatantes, l'instinct de la chasse refait surface chez des centaines de milliers de citoyens d'ici. Et c'est au mois d'octobre que survient le pic de la «saison» de chasse de l'orignal, le plus imposant et le plus recherché des cervidés sauvages de chez nous, qui attise la convoitise de plus de 180 000 de nos chasseuses et chasseurs.

Les territoires giboyeux du sud-est de la province - notamment le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie - attirent les «mordus». Dans ces vastes régions montagneuses et boisées, ce sont particulièrement les réserves fauniques gouvernementales, gérées par la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ, une société d'État), qui attirent les adeptes. C'est sûr que vous ferez rêver les chasseurs de gros gibiers en leur parlant des orignaux des réserves de Rimouski, Matane, Chic-Chocs et Port-Daniel...

Réserve faunique des Chic-Chocs

À la suite de l'inventaire effectué en février 2002, la densité de la population d'orignaux de la réserve faunique des Chic-Chocs est estimée à 11,1 orignaux par 10 kilomètres carrés! C'est environ 10 fois plus d'orignaux que dans les forêts du reste du Québec. Le succès de chasse qui y est obtenu chaque année est d'ailleurs l'un des meilleurs du réseau des réserves fauniques.

Cette mer de montagnes appalachiennes, constituant l'épine dorsale de la péninsule gaspésienne, est parsemée de «bûchés» dégagés par les forestiers. Les orignaux trouvent là toute la bouffe désirée pour assurer leur survie et leur multiplication.

Voilà pourquoi tant de chasseurs d'orignal tentent chaque année de gagner, lors du fameux tirage informatisé organisé par la SEPAQ, le droit d'acheter un forfait de chasse dans la réserve faunique des Chic-Chocs. Un groupe d'amis (voir la photo ci-contre) essaie annuellement de fréquenter la réserve des Chic-Chocs : durant les cinq dernières années, ils s'y sont rendus trois fois pour en revenir chaque fois avec un orignal.

Dès la première journée...

Jeudi dernier, au terme de la première des quatre journées de l'expédition du groupe dans la réserve des Chic-Chocs, le policier Stéphane Martin a récolté un orignal mâle portant des bois d'une envergure de 95 cm (37 po). Martin retournait alors au chalet loué dans la réserve et situé sur la berge du lac de Mont-Louis, au moment où le soleil s'apprêtait à se coucher derrière les montagnes, lorsque l'orignal âgé d'environ quatre ans a surgi dans le chemin à un peu plus de 120 m (environ 400 pi) devant son véhicule. Martin n'a eu que le temps de sortir de sa camionnette, de récupérer son arme et ses munitions sur le siège arrière, puis de faire feu une seule fois sur l'orignal.

Bien sûr, le grand cervidé, atteint dans ses organes vitaux, n'a fait qu'un tour sur lui-même pour retourner dans le boisé d'où il provenait. Le groupe des chasseurs a mis bien peu de temps à retrouver la bête morte, à moins de 30 m (100 pi) du chemin forestier traversant leur zone réservée d'une superficie de 26 kilomètres carrés.

Denis Tremblay, le chef du groupe, avait bien pris soin de créer des «souilles» factices en utilisant des produits de la Ferme Monette (urine d'orignal mâle et phéromones) à très peu de distance du lieu d'abattage. Le groupe s'est aussi dit satisfait des renseignements et des suggestions fournis par le gardien Gino Thibault, de Mont-Saint-Pierre, qui s'occupe des chasseurs hébergés dans les chalets de la SEPAQ bordant le lac de Mont-Louis.

Nicole Gagnon m'a souligné qu'en cette première et seule journée de chasse, le groupe avait aperçu deux orignaux mâles, deux femelles adultes et un veau; par ailleurs, une vingtaine de gélinottes huppées peu farouches ont aussi été rencontrées dans les chemins graveleux. Mme Gagnon a tenu à mentionner le confort du chalet loué; elle soutient que ce chalet, maintenant alimenté par des panneaux photovoltaïques (panneaux solaires) pour l'éclairage et pour le fonctionnement de certains appareils électroménagers, est fort bien aménagé et équipé pour un séjour sans soucis.

Si vous souhaitez, vous aussi, bénéficier de l'accueil chaleureux et empressé du directeur de la réserve des Chic-Chocs, Bermans Drouin, et des renseignements fort utiles de son assistante, Madone Mercier, téléphonez au 1 418 797-5214 (à Mont-Saint-Pierre); courriel : chicchocs@ sepaq.com. Vous pouvez aussi visiter le site Web de la réserve : http://www.sepaq.com/rf/chc/information.dot

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