Destination «poudreuse»

À la forêt Montmorency cet hiver, des aventures... (Collaboration spéciale, Jean-Sébastien Massicotte)

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À la forêt Montmorency cet hiver, des aventures au mont Porter ont été organisées avec de l'encadrement pour permettre aux amateurs de sports de glisse de savourer le plaisir de dévaler des pentes vierges loin des foules.

Collaboration spéciale, Jean-Sébastien Massicotte

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(Québec) Il n'y a pas à dire, les amateurs de ski, de télémark et de planche à neige en terrain d'aventure sont de plus en plus gâtés dans la région de Québec. Davantage cet hiver, alors que le choix s'est accentué pour ceux qui sont prêts à suer un peu pour dévaler des pentes vierges loin des remontées mécanisées. Retour sur de récentes escapades au parc national de la Jacques-Cartier et à la forêt Montmorency.

Dans le stationnement du Centre de découverte et de services du parc national de la Jacques-Cartier, il y avait quelque chose d'étrange à sortir les larges skis d'aventure dans le but d'aller faire quelques descentes. Pourtant, à proximité, un versant boisé qui donne directement sur la rivière n'attendait qu'à être grimpé, peaux de phoque aux pieds.

Deuxième année du projet-pilote de l'ouverture d'un terrain skiable d'un kilomètre carré, la saison 2014 de glisse dans la vallée a été jusqu'ici une réussite, estime sans hésiter le directeur du parc - et maître en télémark! - Mathieu Brunet. Et pour cause, depuis la fin janvier, malgré un hiver qui ne bat pas de record pour l'enneigement, les sportifs auraient effectué plus de 550 jours-visites jusqu'ici pour venir dévaler les quelque 300 mètres de dénivelé du secteur hors-piste.

«Les commentaires sont bons!» résume Brunet. Et pour le directeur, de «bons» commentaires sont aussi... de mauvais! «J'ai eu les deux opposés : "Wow, c'est écoeurant!", mais aussi : "C'est la pire affaire que j'ai vue!" Ça me rassure. C'est la preuve que tout dépend du niveau [des skieurs]», explique celui qui ne tient pas à transformer le parc en centre de ski, malgré sa passion pour les sports de glisse.

Car il faut l'admettre, ce n'est pas l'endroit pour apprendre à skier. Le terrain laissé à l'état sauvage peut être intimidant. Comme aucun nettoyage n'a été fait, il faut faire gaffe aux petites branches et autres «pièges» qui nous guettent. Mais pour ceux qui ne s'en formalisent pas, le plaisir est au rendez-vous.

Certes, le ski au parc national de la Jacques-Cartier n'est pas l'équivalent de celui dans les Chic-Chocs en Gaspésie et encore moins dans l'Ouest canadien. Mais pour s'y préparer et s'amuser en attendant... «C'est un beau terrain de pratique», illustre Mathieu Brunet, qui ne cherche pas la comparaison avec d'autres destinations. «On ajoute [simplement] une carte à la palette du ski hors-piste.»

*****

Premier samedi de mars. Autre journée, autre destination, autre sortie en quête de poudreuse à proximité de Québec.

À la forêt Montmorency, dans la réserve faunique des Laurentides, notre petit groupe de cinq attendait avec curiosité d'embarquer dans un vénérable B12, un véhicule à chenilles antique fabriqué par Bombardier en 1951.

Pour le 50e anniversaire de la forêt cet hiver, le B12 se voulait un sympathique clin d'oeil qui ferait tourner les têtes. Pour environ 70 $ par personne (transport, encadrement... et chocolat chaud inclus), le mont Porter nous attendait à un peu moins de huit kilomètres de là.

Au menu, un sommet de 970 mètres qui présente un dénivelé d'environ 150 mètres. Une courte montée d'une vingtaine de minutes à faire - avec les peaux de phoque - qui permet aussi bien de multiplier les cycles ascension/descente pour les plus en forme que d'offrir aux débutants un terrain facile et sans grand danger pour l'apprentissage des techniques en ski d'aventure.

Au sommet, sous nos spatules, malgré l'absence récente de grosses chutes de neige, le surprenant tapis blanc laissait presque croire que nous étions les premiers à descendre la montagne. Génial!

Des descentes plus courtes et avec moins de pente (15 à 20 degrés) qu'au parc national de la Jacques-Cartier, mais du terrain beaucoup plus ouvert. C'est que le ski se fait à la forêt dans des zones où l'on tire avantage des coupes forestières.

«[Le ski,] c'est un beau créneau qui répond à notre mission», raconte Laurent Saint-Jacques, chargé de communication pour le secteur récréotouristique de ce qui est avant tout le centre de recherche en foresterie de l'Université Laval.

Car après avoir innové avec le minicentre de ski-raquette l'hiver dernier, la direction de la forêt Montmorency a décidé de pousser l'expérience plus loin en ouvrant un autre territoire où des coupes d'arbres sont réalisées. Une nouvelle façon de démontrer que l'exploitation forestière et les activités de plein air sont compatibles.

Lors de notre récent passage, c'était l'une des dernières fins de semaine avec approche en B12 de l'hiver. Mais ce n'est que partie remise pour dévaler les pentes. «C'est sûr qu'on fait du ski hors-piste l'an prochain», garantit avec enthousiasme Laurent Saint-Jacques, qui assure que déjà l'équipe de la forêt planifie pour l'hiver 2014-2015.

Info: sepaq.com/pq/jac et fm.ulaval.ca

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