Virée forestière dans Portneuf

En quittant l'asphalte pour s'élancer sur le long... (Collaboration spéciale,  Jean-Sébastien Massicotte)

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En quittant l'asphalte pour s'élancer sur le long tracé en poussière de pierre de la Vélopiste Jacques-Cartier-Portneuf, un nouvel horizon se révèle aux cyclistes prêts à sortir des sentiers - entièrement - battus. Dépaysement et tranquillité garantis!

Collaboration spéciale, Jean-Sébastien Massicotte

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(Québec) Quand l'asphalte s'arrête après Shannon, la Vélopiste Jacques-Cartier-Portneuf s'enfonce entre les arbres où se poursuit la montée, vers le nord-ouest de la région de Québec. Pour ceux prêts à se mesurer au parcours en poussière de pierre avec leur monture, une aventure sur deux roues les attend.

Car passé l'ancien wagon de train qui marque la fin du bitume et où nombre de cyclistes tournent le guidon et reprennent la direction de Québec par le Corridor des cheminots, la balade peut s'allonger passablement, pour peu qu'on s'en donne la peine.

D'ailleurs, ça faisait bien déjà quelques étés que je me promettais d'aller explorer les kilomètres qui s'allongent en pleine nature, loin de l'asphalte et de la foule. De Saint-Gabriel-de-Valcartier à Rivière-à-Pierre - les deux municipalités aux extrémités de la Vélopiste -, c'est un long tracé de 68 km qui s'ajoute à la fin des 22 km du populaire Corridor des cheminots.

Après avoir considéré de faire une navette en voiture pour compléter les 90 km, c'est finalement un aller-retour à partir de Valcartier qui a été retenu. Du coup, le défi de la distance à faire (136 km) se conjuguait au plaisir de partir à la découverte de l'arrière-pays dans Portneuf.

Pratique pour simplifier les sorties, un service de transport pour cyclistes et vélos est organisé entre Québec et Rivière-à-Pierre par les responsables de la Vélopiste. Mais l'offre est limitée. Cinq dates sont au calendrier cette année : le 20 juillet, les 3, 17 et 18 août, ainsi que le 21 septembre. Tous les détails sont au www.velopistejcp.com.

Fidèle amie toujours partante pour rouler, Geneviève n'a pas hésité longtemps. Elle aussi n'avait jamais dépassé Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier par la Vélopiste. Elle était intriguée depuis longtemps par le petit côté mystérieux du reste du tronçon. Ajoutez à cela la promesse d'une poutine à mi-chemin - celle du Casse-croûte au Bois rond était excellente! -, avant le retour à Valcartier, et nous étions déjà en appétit pour la sortie.

Une fois en selle, le plan était simple: cumuler les kilomètres en jouant aux touristes. Loin d'être en forme pour le Tour de France, nous étions décidés à bien gérer l'effort. La distance à faire nous incitait à ne pas trop pousser à l'aller, question d'être certains de revenir à bon port en après-midi.

Surtout que malgré le fait que la piste est une ancienne emprise ferroviaire, il y a un petit dénivelé qu'on ne peut ignorer. Il se fait sentir à l'aller comme au retour, alors que de subtils vallons rythment le tracé et ponctuent la balade de descentes et de faux-plats.

Quant à la surface de roulement, elle varie. C'est le genre de choses auxquelles il faut s'attendre sur un tracé aussi long sans revêtement asphalté. De poussière de pierre dure et roulante plus au sud, le parcours devient un peu plus meuble en montant vers le nord, où l'achalandage est moindre.

Mais rien pour gâcher la découverte du long corridor boisé et des villages qui deviennent ainsi accessibles à vélo, loin de la circulation automobile. Seulement sur quelques courtes portions, nous aurions apprécié avoir des pneus un peu plus larges que ceux de route (25 mm), dont nos montures étaient équipées.

Après Shannon, les cyclistes se font moins nombreux dans les environs. Et plus on monte, vers Lac-Sergent (à 21,7 km), Saint-Raymond (à 32,5 km) et Saint-Léonard (à 39,3 km), plus on découvre la tranquillité du parcours. Un panorama rural plus sauvage et forestier que, par exemple, celui qu'on peut apprécier du côté de la Rive-Sud avec la Cycloroute de Bellechasse, un parcours asphalté de 74 km en milieu agricole.

Seule préoccupation en arpentant Portneuf sur deux roues, c'est l'isolement relatif du parcours par endroits. Car on y croise bien des gens du coin à vélo. Mais sans plus.

Crevaison, panne d'énergie ou manque d'eau peuvent en effet vite devenir un problème si l'on n'est pas bien préparé. En effet, malgré les haltes et les aires de stationnement bien indiquées qui permettent de structurer les sorties, certaines sections restent isolées, en particulier dans le dernier tronçon vers Rivière-à-Pierre. Il y a bien une patrouille à vélo dans le secteur, mais sans signal cellulaire advenant un pépin mécanique, par exemple, la marche peut s'annoncer longue...

Reste qu'avec un minimum de précautions, la sortie ne sera que pur plaisir, comme ce fut notre cas. Sur le chemin du retour, on s'étonnait d'ailleurs de cette impression d'être allé rouler «ailleurs», alors qu'au fond nous n'étions en réalité qu'à quelques coups de pédales de Québec.

Le temps d'une courte pause, la chronique plein air fera relâche. Prochain rendez-vous le 14 août. À bientôt!

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