Rocheuses P.Q.

Destination à la frontière sud-ouest de la Réserve... (Photo collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte)

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Destination à la frontière sud-ouest de la Réserve faunique des Chic-Chocs, le mont Lyall présente de nombreuses possibilités pour le ski d'aventure en plus d'offrir une vue imprenable sur ses voisins, dont le mont Blanche-Lamontagne (940 mètres).

Photo collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

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(Québec) Le vent s'est soudainement fait sentir. Au-dessus de nous, la dernière portion de l'ascension qui menait au sommet s'annonçait difficile à négocier les skis aux pieds. Sur la pente de neige durcie, pendant que je m'attardais à fixer mes planches sur mon sac à dos, impossible d'ignorer cette ambiance alpine et aérienne qui nous entourait. Le bonheur.

Pour un instant, l'endroit où nous étions n'avait plus d'importance, tandis que seuls nos pas prudents à trouver prise sur le versant abrupt comptaient. Avec un peu d'imagination, ç'aurait pu être les Rocheuses ou une pente enneigée de la Chaîne côtière de l'Ouest canadien. Sauf que nous étions toujours bien chez nous, au Québec.

Et dire que cela ne faisait pas deux heures que notre petit groupe avait quitté le stationnement au pied de la montagne pour se retrouver dans ce nouvel univers. Arrivés en Gaspésie la veille pour une virée de quelques jours, nous étions en quête de poudreuse et de descentes en terrain vierge.

Au programme de cette première journée d'action, une exploration du mont Lyall, tout juste en périphérie de la Réserve faunique des Chic-Chocs. Comme la neige en ce début mars n'était finalement pas à son meilleur, nous avions décidé de nous éloigner des destinations les plus populaires du massif gaspésien pour tenter notre chance.

Effort physique

Une entrée en matière qui s'était imposée puisque personne de notre petit groupe de cinq copains n'avait auparavant visité le Lyall. Un choix attrayant en dépit des conditions. Tant mieux s'il y avait de la neige! Sinon, le simple plaisir de faire de la randonnée alpine allait nous contenter.

Car la beauté de l'affaire, c'est qu'en ski d'aventure - ou en planche à neige comme c'était le cas pour certains de mes compagnons -, on se doit d'apprécier l'effort physique de la montée. Sinon, le temps risque d'être long...

Et heureusement que nous étions dans cet état d'esprit. Car après avoir complété l'approche et parcouru la crête entre les deux principaux sommets du Lyall (942 et 936 mètres), nous avons attaqué le mauvais couloir. Une descente qui n'a pas été mémorable, malgré l'étonnante quantité de neige au sol. Disons simplement que le ratio arbres/beaux virages n'était pas à notre avantage. Mais bon, une erreur de navigation qui fait partie du jeu! On se reprendra la prochaine fois!

À l'auberge Sea Shack, à Sainte-Anne-des-Monts, notre quartier général durant le périple, les plans se bousculaient pour la suite des choses. Alors qu'il neigeait abondamment aux abords du Saint-Laurent, la manne blanche ne semblait pas vouloir atteindre les Chic-Chocs, plus loin à l'intérieur des terres.

À défaut de poudreuse fraîche, c'est finalement le panorama qui l'a emporté. Valeur sûre, le mont Hog's Back (830 mètres) garantit une spectaculaire vue par temps dégagé. Destination populaire de la Réserve faunique, la montagne offre aux amateurs de sports de glisse quelques vertigineux couloirs à faire rêver.

Sommet accessible

Véritable petit centre de ski à propulsion humaine, le Hog's Back reste cependant un sommet accessible et apprécié par un vaste éventail de sportifs qui viennent s'initier aux joies de la montagne. Il permet aux skieurs, aux planchistes et aux raquetteurs de s'amuser dans un environnement sauvage et alpin d'une grande beauté.

Depuis notre arrivée à l'auberge que l'on nous parlait du mont Ernest-Laforce (820 mètres), au coeur du parc national de la Gaspésie. Destination connue l'été, elle est nouvellement accessible l'hiver grâce à l'ouverture de l'arrière-pays par les autorités du parc. Il fallait y aller!

Véritable dessert de cette longue fin de semaine de ski, la visite sur les flancs du Ernest-Laforce aura valu l'attente. Après avoir obtenu des informations privilégiées de la part de quelques locaux, l'approche s'est faite sans encombre. Surtout que l'absence de neige fraîche nous a facilité la tâche pour suivre le sentier d'ascension, tracé par les skieurs passés auparavant.

Au terme d'une envolée de près de deux heures, c'est finalement à l'écart du sommet principal que nous avons décidé de nous amuser. Malgré la neige lourde, un magnifique sous-bois à l'inclinaison soutenue nous attendait. Irrésistible.

D'ailleurs, personne ne s'est fait prier quand est venu le moment de fournir à nouveau la vingtaine de minutes d'efforts nécessaires pour répéter notre manège sur le versant en question.

Juste assez de temps pour réaliser que cette aventure dans les Chic-Chocs tirait déjà à sa fin, et constater qu'il y a encore tant à explorer!

De nouveaux terrains pour l'aventure

Avec l'ouverture de l'arrière-pays dans les parcs nationaux, le territoire skiable s'élargit davantage dans les Chic-Chocs. Le meilleur exemple est notre découverte du mont Ernest-Laforce.

Pour y avoir accès, il faut d'abord faire part de nos plans aux responsables du parc national de la Gaspésie. Une formalité que j'ai trouvée beaucoup moins complexe que je m'y attendais. Une demande d'accès rapidement remplie et signée par chacun des membres du groupe.

Les informations personnelles de base, celles en cas d'urgence et une description de l'itinéraire au programme sont notamment à fournir. Reste ensuite à faire approuver le tout et s'acquitter du droit d'accès quotidien (6 $). C'est tout!

Évidemment, le plaisir d'explorer du territoire nouveau vient avec certaines obligations. Comme celles de faire ses devoirs avant de partir à l'aventure, alors que les sentiers balisés n'existent plus. La sécurité des membres du groupe - pensez blessures et avalanches - est à prendre en compte. Idem pour la navigation. L'utilisation de la carte, de la boussole et même du GPS est d'ailleurs recommandée.

Avec un peu de chance, comme ce fut le cas pour notre visite au Ernest-Laforce, des habitués des lieux auront la gentillesse de vous aiguiller efficacement et vous diriger vers les meilleurs endroits à skier. Ne reste plus qu'à en profiter!

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