Auclair & Martineau: la tradition du savoir-faire

  • Gisèle Morin coud la semelle d'un mocassin. La machine dont elle se sert date de la fondation de l'usine et le fil utilisé doit passer dans la graisse pour ne pas brûler, tellement il est cousu rapidement. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Gisèle Morin coud la semelle d'un mocassin. La machine dont elle se sert date de la fondation de l'usine et le fil utilisé doit passer dans la graisse pour ne pas brûler, tellement il est cousu rapidement.

    Le Soleil, Erick Labbé

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  • Des rouleaux de cuir de toutes les couleurs, et de différentes textures, qui serviront à fabriquer les différents modèles de mocassins, bottes, et chaussures d'Auclair & Martineau. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Des rouleaux de cuir de toutes les couleurs, et de différentes textures, qui serviront à fabriquer les différents modèles de mocassins, bottes, et chaussures d'Auclair & Martineau.

    Le Soleil, Erick Labbé

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  • Diane Cloutier travaille à l'assemblage de bottes. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Diane Cloutier travaille à l'assemblage de bottes.

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  • Jonathan Leclercq, président et propriétaire d'Auclair & Martineau (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Jonathan Leclercq, président et propriétaire d'Auclair & Martineau

    Le Soleil, Erick Labbé

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  • Sylvain Fillion «moule», sur des formes de grandeurs différentes, les pièces de cuir déjà assemblées qui formeront la botte Mérida. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Sylvain Fillion «moule», sur des formes de grandeurs différentes, les pièces de cuir déjà assemblées qui formeront la botte Mérida.

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  • La couturière Suzanne Therrien, chez Auclair & Martineau depuis 43 ans, a un travail délicat puisque qu'elle doit coudre des éléments ensemble en tenant compte des trois dimensions. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    La couturière Suzanne Therrien, chez Auclair & Martineau depuis 43 ans, a un travail délicat puisque qu'elle doit coudre des éléments ensemble en tenant compte des trois dimensions.

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  • Chaque tiroir contient la douzaine d'emporte-pièces nécessaires pour découper les pièces de cuir qui formeront une chaussure ou une botte, pour un seul modèle particulier d'une grandeur précise. Chaque ensemble d'emporte-pièces, fait sur mesure, coûte au moins 3000 $ (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Chaque tiroir contient la douzaine d'emporte-pièces nécessaires pour découper les pièces de cuir qui formeront une chaussure ou une botte, pour un seul modèle particulier d'une grandeur précise. Chaque ensemble d'emporte-pièces, fait sur mesure, coûte au moins 3000 $

    Le Soleil, Erick Labbé

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  • Steve Garneau coupe, à l'aide d'emporte-pièces et d'une presse, les morceaux de cuir qui serviront à fabriquer des mocassins. M. Garneau ne coupe qu'une épaisseur de cuir à la fois. (Le Soleil, Erick Labbé)

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    Steve Garneau coupe, à l'aide d'emporte-pièces et d'une presse, les morceaux de cuir qui serviront à fabriquer des mocassins. M. Garneau ne coupe qu'une épaisseur de cuir à la fois.

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  • La boutique Amimoc du quartier Petit-Champlain, et les fameux mocassins qui ont fait la réputation d'Auclair & Martineau (Photo fournie par Auclair & Martineau)

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    La boutique Amimoc du quartier Petit-Champlain, et les fameux mocassins qui ont fait la réputation d'Auclair & Martineau

    Photo fournie par Auclair & Martineau

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  • Bottes Mérida de la collection Maël (224, 99 $) (Photo fournie par Auclair & Martineau)

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    Bottes Mérida de la collection Maël (224, 99 $)

    Photo fournie par Auclair & Martineau

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(Québec) Même si elle fabrique ici des mocassins et des bottes depuis 60 ans, qui sont maintenant exportés un peu partout dans le monde, la compagnie Auclair & Martineau demeure un succès local un peu méconnu. Toute la production se fait pourtant à Québec et les produits sont conçus presque entièrement à la main. Pour vous, on a visité la performante petite usine de l'entreprise, située dans Saint-Émile depuis plus d'un demi-siècle.

Tout le monde a déjà entendu l'histoire de certains enfants de la ville qui pensaient que les légumes venaient... du supermarché, sans faire le lien avec le producteur agricole qui fait pousser lesdits légumes. Après avoir visité l'usine d'Auclair & Martineau, on se dit qu'on vient de prendre conscience que nos bottes d'hiver peuvent être faites par de «vraies» personnes... Fin de la parenthèse.

Notre guide pour la visite est Jonathan Leclercq, président et propriétaire de l'entreprise depuis 2007. Ingénieur industriel de formation, l'homme de 38 ans, originaire de Plessisville, travaille pour la compagnie depuis 2002, alors que son père Xavier en était le propriétaire. Il est aussi l'incarnation vivante de l'expression «croire en son produit».

Spécialisé dans la fabrication «de tout ce qui se fabrique», comme il le dit lui-même, M. Leclercq a voulu tout connaître de la création des mocassins, chaussures et bottes que commercialise Auclair & Martineau. Pour ce faire, il a suivi une formation à Milan en design de chaussures, rien de moins.

Jonathan Leclercq et trois designers créent donc dans leurs moindres détails tous les modèles proposés par la compagnie. «Notre première pensée est toujours pour le consommateur : quels sont ses besoins, ses activités, préférerait-il une botte avec une fermeture éclair, avec des lacets?» explique avec passion le concepteur-propriétaire, aussi toujours préoccupé par la qualité de ce qu'il offrira à ses clients.

Des produits, oui, qui se vendront peut-être un peu plus cher que certaines autres marques de grands magasins (les mocassins pour adultes se détaillent entre 70 et 90 $; les bottes, entre 200 et plus de 300 $). «Mais je suis très à l'aise avec ça, je n'ai aucune gêne avec nos prix, car nos produits répondent tous aux normes de qualité les plus élevées, sont toujours à la fine pointe de la technologie, et ils sont très résistants», soutient M. Leclercq.

Pour trouver les matériaux de première qualité nécessaires à la fabrication, Auclair & Martineau fait appel à des fournisseurs de partout dans le monde, de l'Argentine, du Brésil, en passant par l'Italie et la Turquie, par exemple.

Ensuite, tout se fait à la main à l'usine (coupe, couture, assemblage, etc.) de Saint-Émile, même si, bien sûr, quelques machines prêtent main-forte aux travailleurs... mais on est bien loin de la chaîne de montage. Des travailleurs spécialisés, formés directement sur place, plusieurs y travaillant depuis plus de 30 ou 40 ans.

Lors de notre visite, la botte Mérida était principalement en production (une douzaine de modèles différents peuvent être fabriqués en même temps). Auclair & Martineau, on vous le disait, manufacture pour toute la famille des mocassins (son produit signature), des bottes et des chaussures, regroupés au sein de trois marques maison : Amimoc (mocassins), Martino (bottes sport de ville), et Maël (chaussures et bottes haut de gamme pour femme).

Des produits québécois qui sont vendus ici et ailleurs, notamment au Japon, en Chine, et en Corée du Sud. En 2012, Auclair & Martineau a aussi ouvert son premier point de vente direct, la boutique Amimoc, dans le Petit-Champlain. Le magasin (qui vend mocassins, chaussures, et bottes) a d'ailleurs triplé sa superficie, il y a quelques mois à peine.

«Le feedback des gens est important, et les boutiques Amimoc [aussi à Montréal et Ottawa] servent un peu de laboratoire», constate avec satisfaction Jonathan Leclercq. D'ailleurs, en terminant notre tournée de l'usine, on a suggéré à M. Leclercq d'y organiser des visites pour le grand public. Sachez qu'il y pensait déjà.

Pour la suite, Auclair & Martineau voit grand, notamment l'ouverture de magasins dans l'Ouest du pays (l'an prochain), et le développement du marché européen. La compagnie lancera également en 2017 sa première collection printanière, en plus de celle de l'automne.

Mais tout ça restera à «échelle humaine», et la production demeurera à Québec. «L'important, ce n'est pas d'être le plus fort ou le plus gros, c'est d'être capable de s'adapter», conclut Jonathan Leclercq. Ça nous rappelle la vision d'un certain Peter Simons...

Boutique Amimoc, 35 ½, rue du Petit-Champlain, Québec

facebook.com/boutiqueamimoc

www.amimoc.ca (site transactionnel)

Chronologie Auclair & Martineau

  • Fondée en 1956 par Henri Auclair et Jules Martineau
  • Usine sur la rue de la Faune dans Saint-Émile (arr. Haute-Saint-Charles à Québec)
  • 130 employés
  • 150 000 paires produites par année
  • 3 lignes de produits: Amimoc, Martino et Maël
  • 3 boutiques (Québec, Montréal, Ottawa) et un site transactionnel
  • Produits disponibles chez 150 détaillants au Canada et aux États-Unis

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