Le chapelier britannique qui fait tourner les têtes

  • Une création du chapelier Adrian Phillip Howard (AFP)

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  • Le chapelier Adrian Phillip Howard, portant une de ses créations (AFP, Ben Stansall)

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Juliette Rabat
Agence France-Presse
Londres

«J'ai commencé à faire des chapeaux pour le plaisir et ce passe-temps est devenu vraiment hors de contrôle, c'est une passion», confesse Adrian Phillip Howard, un morceau de soie à la main.

Au second étage du grand magasin Fortnum and Mason, où tout n'est que luxe, calme et volupté, seul l'entêtant bruit d'une machine à coudre Singer témoigne de l'ouvrage qui attend le chapelier à quelques jours du début de la course hippique d'Ascot, lieu traditionnel de débauche de coiffes extravagantes.

«L'été est la saison la plus chargée: la saison des courses avec Ascot, le derby... A partir d'avril environ jusqu'à la fin du mois de septembre, je suis très occupé», souligne l'élégant modiste d'une quarantaine d'années, cintré dans un gilet crème.

Si Adrian a fait des chapeaux féminins sa spécialité, c'est que les créations pour hommes sont moins intéressantes, «à moins de faire quelque chose de scandaleux pour une pop star», explique-t-il.

C'est aussi pourquoi le chapelier avoue aimer tout particulièrement la période d'Ascot, qui fait la part belle à des chapeaux «un peu plus outranciers et excentriques», à l'image de l'une de ses dernières créations, large noeud en tulle noir et pois colorés, qui rappelle une coiffe alsacienne et qu'il espère bien vendre avant la course, qui débute mardi.

L'esprit d'Ascot 

L'esprit d'Ascot, c'est une dame qui entre habillée d'une robe avec peut-être six ou sept couleurs et vous demande si vous pouvez en incorporer davantage dans le chapeau, raconte le modiste. «Pour moi, c'est un rêve», s'exalte-t-il, le regard bleu pétillant.

S'il travaille essentiellement dans son jardin, situé dans le Sud-Est de l'Angleterre, où il a installé un atelier, Adrian Howard se rend deux fois par semaine à Londres afin d'apporter la dernière touche à ses créations, procéder aux essayages et rencontrer ses clientes.

«Je suis installé ici depuis 2009. Je suis le premier chapelier à travailler en interne chez Fortnum and Mason depuis 1958 donc c'est un grand honneur», dit-il, soulignant que le grand magasin de Piccadilly Circus est le seul à disposer de son propre modiste.

Des couvre-théières aux couvre-chefs, il n'y a visiblement qu'un pas, hardiment franchi par le chapelier qui a commencé par fabriquer les premiers en Allemagne de l'Est avant d'étudier la chapellerie dans le Nord de l'Angleterre pendant trois ans.

«Je suis ensuite descendu à Londres et j'ai eu la chance d'être pris en apprentissage par Philip Somerville qui était le modiste de la reine» et «m'a appris toutes les bases» de ce métier.

Mais les têtes couronnées sont loin de constituer le seul fonds de commerce d'Adrian, qui assure avoir des clientes de tous horizons.

Elles viennent «pour un mariage ou un événement où des chapeaux sont requis, ce qui heureusement arrive de plus en plus souvent en Grande-Bretagne», se réjouit-il.

Liberté de création 

Le temps passé sur chacune de ses créations -d'une journée à deux semaines- et leur prix, qui débute à 300 livres (environ 380 euros), «dépend de la façon dont elles sont embellies et des types de détails qui sont incorporés».

Il évoque notamment cette cliente de Dubaï qui demandait que certaines bandes de son turban soient agrémentées de bijoux Swarovski, mais seulement sur un côté, celui que pouvait voir son mari.

«Certaines femmes savent exactement ce qu'elles veulent, elles connaissent le style qui leur va. Les aristocrates par exemple, qui ont peut-être porté des chapeaux toute leur vie», explique le modiste.

Mais il lui arrive aussi d'avoir des clientes pour qui c'est une première.

Ce sont ces dernières, moins à l'aise avec leur reflet chapeauté dans le miroir, qui représentent le plus grand défi selon lui mais procurent aussi «plus de plaisir à bien des égards».

Et c'est justement pour ne pas renoncer à ce plaisir de la création qu'Adrian Howard se dit peu tenté par un poste auprès de sa majesté, même s'il lui est arrivé de travailler pour la famille royale.

«Ce serait étouffant d'un point de vue créatif», estime Adrian, qui confie son faible pour «le glamour d'Hollywood» des années 20 et 30, quand la reine ne porte que des chapeaux à petits bords afin que les photographes puissent voir son visage.

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