Emma Génier à la conquête du monde

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  • Emma Génier lors du défilé de Chanel à Paris, en mars 2015, son plus beau moment en carrière jusqu'à maintenant. (AFP,  Patrick Kovarik)

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    Emma Génier lors du défilé de Chanel à Paris, en mars 2015, son plus beau moment en carrière jusqu'à maintenant.

    AFP, Patrick Kovarik

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  • L'ensemble portée par Emma Génier pour la couverture du magazine <i>Dress To Kill </i>d'octobre 2013 constitue l'un de ses looks préférés. ()

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    L'ensemble portée par Emma Génier pour la couverture du magazine Dress To Kill d'octobre 2013 constitue l'un de ses looks préférés.

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Josée Guimond

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) En un peu plus de deux ans, Emma Génier, 17 ans, est devenue une mannequin internationale reconnue, qui défile sur les podiums des plus grands designers, et sa carrière progresse à vitesse grand V. La jeune fille de Saint-Georges de Beauce, qui habite toujours chez ses parents quand elle n'est pas aux quatre coins de la planète, a gentiment accepté (entre deux avions) de répondre par courriel à nos nombreuses questions au sujet de sa vie et de son métier.

Q As-tu toujours voulu être mannequin?

R Honnêtement, je n'avais jamais envisagé une carrière sérieuse dans le domaine du mannequinat. Plusieurs personnes me disaient que je devrais essayer puisque j'avais le physique recherché. Mes parents et moi ne savions pas par quels moyens je pouvais entreprendre une carrière ni à quelles personnes nous pouvions faire confiance, en raison des nombreuses histoires de mannequin qui ne se terminent pas bien.

Comment a commencé ta carrière?

R J'ai été découverte en 2014, alors que j'avais 15 ans, par Chantale Nadeau [elle-même une ex-mannequin], qui est aujourd'hui mon agente, et qui avait été intéressée par mes photos sur Facebook. Elle m'a donc contactée pour savoir si le mannequinat m'intéressait, puisqu'elle avait vu du potentiel en moi. En compagnie de mon père, nous nous sommes rendus à Québec pour la rencontrer, et nous avons tout de suite compris que j'étais entre bonnes mains.

Est-ce que ça a été facile d'entrer dans ce monde particulier?

R Au début, j'étais un peu effrayée et timide à l'idée de devoir prendre des photos. J'étais mal à l'aise devant la caméra, et je ne savais pas quels mouvements ni expressions faire. Par contre, à chaque séance, je pouvais voir une amélioration, et j'étais de plus en plus à l'aise. Un autre défi a été de devoir marcher avec des talons hauts. Je n'en avais jamais porté auparavant, mais je me suis pratiquée souvent dans mon salon, et cela est ensuite devenu naturel.

Qu'est-ce que tu préfères dans ton métier?

R Sans aucun doute les défilés. Le mois des Semaines de la mode est une période très stressante et excitante à la fois. Il faut être prête aux revirements de situation de dernière minute, et être capable de garder un bon moral. Je préfère les défilés, parce que je trouve qu'il y a une belle énergie backstage, on peut sentir l'excitation de tous, et lorsque c'est le temps de défiler... j'ai une grande poussée d'adrénaline et j'y vais!

Quels sont les défilés les plus prestigieux auxquels tu as participé?

R Proenza Schouler, Rodarte, et Jill Stuart, à New York; Gucci, Etro, Bottega Veneta, Alberta Ferreti, à Milan; et Chanel (à deux reprises) à Paris. J'ai aussi travaillé à Vancouver, à Singapour et en Malaisie.

Quel est le plus beau moment que tu as vécu dans ton métier, jusqu'à maintenant?

R Quand j'ai fait le défilé de Chanel à Paris pour la toute première fois. Les défilés de Chanel sont reconnus pour avoir un thème précis à chaque fois. Pour celui-là, nous devions marcher et agir comme si nous étions dans un restaurant parisien nommé La Brasserie Gabrielle. Je ne pouvais pas réaliser que j'avais l'honneur de défiler pour Karl Lagerfeld, un des plus grands génies de la mode. J'étais parcourue de frissons en marchant, et je suis très chanceuse, puisque j'ai pu revivre ce rêve quelques mois après, pour la semaine de la haute couture à Paris.

Qu'est-ce qui est le plus difficile?

R Les standards physiques très stricts. Il faut être très mince, particulièrement pour les défilés. Mon métabolisme ne me permet pas de manger n'importe quoi sans grossir. J'ai donc dû complètement changer mon mode de vie. Mes parents m'ont toujours dit que ma vie peut se comparer à celle d'une athlète olympique, puisque je dois faire de ma carrière ma priorité. Pour percer dans ce métier où la compétition est très élevée, je dois être prête à faire des sacrifices. Alors je suis tous les jours une diète saine, prescrite par un nutritionniste, et je m'entraîne six fois par semaine, un minimum de deux heures par jour.

Certains diront que ce mode de vie est exagéré et extrême, mais si je veux atteindre mes buts, je dois faire ces sacrifices qui en valent la peine. Par contre, mes parents ne sont jamais loin pour s'assurer que je reste dans la voie saine, physiquement et mentalement.

Une autre difficulté que j'éprouve depuis que je voyage à l'international est de voyager seule et dans des pays complètement étrangers. Malgré mon jeune âge, ce métier m'a fait vieillir dans plusieurs aspects de la vie puisque je dois me débrouiller seule dans de nouveaux pays, je dois aller faire mon épicerie, m'orienter dans les villes, me faire comprendre malgré la barrière linguistique, prendre l'avion seule, etc. Je me retrouve parfois face à un dépaysement total et je dois l'affronter. Par contre, tout est bien organisé afin que je sois en sécurité, mais il m'arrive quand même de me sentir très loin de ma famille.

C'est donc très exigeant?

R Comme je l'ai dit plus tôt, être mannequin est un métier très exigeant en raison des standards de minceur. Également, c'est aussi très difficile mentalement. Je suis constamment soumise à une pression puisque j'ai peur de décevoir les autres et de ne pas être à la hauteur. De plus, dans les moments moins occupés, il ne faut pas se décourager et cesser de travailler fort. Il faut rester forte en tout temps.

Les gens ont quelquefois des préjugés sur le métier de mannequin: ils trouvent ça superficiel, trouvent que c'est difficile pour les filles... Qu'as-tu à dire là-dessus?

R Au contraire, j'entends souvent des jeunes de mon âge dire que j'ai un job facile, que je n'ai qu'à me faire prendre en photo, voyager, et que je suis bien payée pour le faire! C'est un travail difficile, les heures sont longues, les refus sont fréquents, l'éloignement de nos proches fait partie du quotidien. La beauté n'est pas le seul critère de réussite dans ce domaine. Il faut être persévérante, débrouillarde, autonome et fonceuse.

Un aspect de ton métier auquel tu ne t'attendais pas?

R Les longues heures d'attente pendant les castings. Je suis déjà arrivée à un casting où je devais signer sur une liste d'attente sur laquelle j'étais la centième. J'étais un peu, même beaucoup, découragée.

T'es-tu fait de bonnes amies dans le métier?

R Je me suis fait des amies extraordinaires à travers le monde, et j'ai l'impression que peu importe l'endroit où je voyagerai plus tard, j'aurai une amie à qui je peux écrire pour des conseils. J'ai de très bon(ne)s ami(e)s en France, en Angleterre, en Hongrie, en Bosnie, en Slovaquie, aux Pays-Bas et en Russie. J'aime beaucoup avoir des amis dans le domaine, puisque étant eux aussi mannequins, ils comprennent les joies et les difficultés du métier, et c'est plus facile d'en discuter.

Q  Quels sont tes prochains engagements?

R Au moment où vous lirez ces lignes, je serai à Tokyo pour un mois. Je reviendrai ensuite chez moi deux semaines. À la mi-avril, j'irai à Toronto pour les Canadian Arts & Fashion Awards [le 15 avril], car je suis en nomination pour le prix Fresh Face of the Year. Je repartirai ensuite travailler à Londres, et peut-être Barcelone, pendant deux mois.

Combien de temps encore penses-tu faire ce métier?

R Honnêtement, je ne sais vraiment pas si je serai mannequin encore longtemps ou pas. Par contre, moi qui aime beaucoup l'école, j'y retournerai sans aucun doute pour étudier pour mon futur métier.

Q Quand tu ne seras plus mannequin, quel autre métier aimerais-tu pratiquer?

Tout comme mon père, j'aimerais beaucoup travailler dans le domaine des finances ou de l'administration. Je suis très persévérante, et parfois même têtue, donc je crois que je n'aurai pas le choix de travailler de façon autonome, et d'être mon propre patron.

Que dirais-tu aux jeunes filles qui aimeraient devenir mannequins?

R Je vous dirais de tenter votre chance, peu importe ce que les gens de votre entourage peuvent en penser. Si vous croyez avoir du potentiel, essayez, et au moins vous pourrez en avoir le coeur net, et vous n'aurez pas constamment cette petite voix dans votre tête qui vous dira: "Et si j'avais essayé, que se serait-il passé?" Il est possible de percer comme mannequin, car il y a plusieurs marchés. Certaines filles seront mannequins à l'international et pour les défilés, tandis que d'autres gagnent très bien leur vie en étant plus «commerciales» et en faisant beaucoup de magazines de beauté et des campagnes de vêtements, etc. Chaque mannequin doit trouver le marché qui lui convient le mieux.

Quelque chose que tu aimerais ajouter en terminant?

R J'insiste encore sur le fait que pour percer, dans n'importe quel métier, il faut travailler extrêmement fort et faire de gros sacrifices. Au bout du compte, si vous avez tout donné pour atteindre vos buts et que cela ne fonctionne pas, vous ne pourrez jamais rien vous reprocher. Vous aurez tout fait ce que vous pouviez contrôler!

+++++++

Emma Génier à l'agence Chantale Nadeau: goo.gl/m6ZglS

Instagram : @emmagenier

En rafale

Ton designer préféré? Christopher Kane pour Burberry

Ton look préféré, en défilé ou en prise de vue? La robe que je portais pour le défilé Gucci, et l'ensemble pour la couverture du magazine Dress To Kill.

Ton style/look préféré dans la vie de tous les jours? Puisque je suis toujours bien habillée quand je travaille, j'adore retrouver mes vêtements confortables une fois chez moi.

Quelqu'un qui t'inspire, côté look? Cara Delevingne

As-tu une idole dans le domaine de la mode? Karlie Kloss

La célébrité que tu as rencontrée et qui t'as le plus impressionnée? Karl Lagerfeld, qui malgré son âge avancé [82 ans] continue de créer de véritables bijoux de la mode.

Quelqu'un que tu espères rencontrer? L'actrice Emma Watson 

Un designer pour qui tu rêves de travailler? Christopher Kane pour Burberry 

La ville que tu as préférée dans le monde, jusqu'à maintenant? Singapour

Un vêtement ou un article mode pour lequel tu craques? Les souliers et les sacs à main.

Est-ce que tu conserves certains vêtements ou accessoires à la suite de tes engagements? Oui, parfois les designers nous font un petit cadeau.

As-tu une routine beauté précise? Non, je suis plutôt du genre à ne jamais me maquiller, mis à part du mascara pour certaines occasions.

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